4 ans de prison avec sursis

Il avait poignardé à mort sa femme atteinte de la maladie d’Alzheimer en 2017. La Cour d’Assises de Paris a condamné à 4 ans de prison avec sursis l’homme aujourd’hui âgée de 88 ans. Peut-on tuer par amour et relativiser un « crime de désespoir » ?

Vendredi 17 octobre au matin, un homme de 88 ans a été condamné à quatre ans de prison avec sursis par la cour d’appel de Paris, pour le meurtre de sa femme atteinte d’Alzheimer, en 2017.
L’AFP indique que l’octogénaire se sentait « prisonnier » avec elle dans « le huis clos » de la maladie. D’après la Cour d’Assises de Paris, le discernement de Michel G. avait été altéré par son « épuisement physique et psychique », son « très grand désarroi » et son « impuissance » face à la souffrance et la dégradation de la santé de son épouse.
Selon BFMTV, l’avocate générale a réclamé, au cours d’« un réquisitoire aux airs de plaidoirie de la défense », « de l’humanité » pour Michel G »

« Il ne faut pas que cet homme aille en prison », a-t-elle demandé. « J’ai vu son masque tomber sous le poids des larmes qui ne cessaient de couler, a-t-elle dit au début de son réquisitoire. Beaucoup d’accusés se défendent en niant, en minimisant. Michel G. n’élude rien de sa responsabilité « .

Un crime compassionnel

Après avoir remonté « le fil de l’histoire de ce couple « fusionnel », « heureux et sans histoire » , l’avocate générale est revenue sur les premières inquiétudes de l’octogénaire, lorsque les premiers symptômes de sa femme sont apparus.

Au fur et à mesure que le temps passe, sa femme ne le reconnaît plus.

Pour son avocat maître Norman Goutmann, « c’est un crime compassionnel, un crime d’amour, d’impuissance, d’épuisement ».

« Un crime de désespoir », a conclu l’avocate générale.



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