Accusé d’actes de cruauté sur animaux, un vétérinaire est libéré après avoir légitimé son geste « brutal »


Publié le 14/01/2021 à 13h08


Ecrit par Alexandre Dieu
dans la catégorie Faits Divers


Illustration : "Accusé d'actes de cruauté sur animaux, un vétérinaire est libéré après avoir légitimé son geste


Photo d’illustration

Accusé de sévices graves ou actes de cruauté envers 2 chiens pris en charge dans sa clinique, un vétérinaire eurois a été déclaré non coupable. Il s’est justifié notamment en invoquant la nécessité d’établir un rapport de forces différent face à des canidés insuffisamment éduqués.


En novembre 2019, un voisin avait filmé Yannick Moles, vétérinaire à Vironvay (27), alors qu’il brutalisait un chien, un Jack Russell Terrier appelé Jack. 7 années plus tôt, il avait été mis à l’index par la Fondation Brigitte Bardot pour d’autres faits de mauvais traitement envers un animal.



Pour son comportement à l’égard de Jack, mais aussi envers un American Staffordshire Terrier nommé Don, l’homme de 47 ans comparaissait ce mardi (12 janvier) devant le tribunal correctionnel d’Evreux. Il était accusé de sévices graves ou actes de cruauté, rapporte Paris Normandie.


A la suite des signalements évoqués plus haut, Yannick Moles avait été placé sous contrôle judiciaire et ne pouvait pas pratiquer son métier. Une décision levée ultérieurement par la cour d’appel de Rouen.


Au tribunal, le vétérinaire a expliqué que Jack était un chien fugueur récidiviste et présentant d’importantes lacunes dans son éducation. D’après lui, le Jack Russell Terrier s’en prenait régulièrement aux autres animaux. En agissant ainsi à son égard, le prévenu cherchait à établir un autre rapport de force avec le quadrupède, selon ses dires.


S’agissant de Don, Yannick Moles a parlé d’un canidé agressif et dont le propriétaire avait demandé à ce qu’on l’euthanasie. Le vétérinaire a raconté lui avoir tendu un manche à balai que le quadrupède aurait détruit, puis une barre de fer ayant endommagé sa dentition. A l’époque, son assistante l’avait dénoncé, se basant sur ce qu’elle entendait, sans toutefois l’avoir vu maltraiter le chien.

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Alors que le parquet avait requis 6 mois de prison avec sursis, l’interdiction de détenir un animal et d’exercer pendant 5 ans, le tribunal a finalement suivi le plaidoyer de l’avocat du vétérinaire. Ce dernier a, en effet, été relaxé.


Don avait été euthanasié entretemps. Quant à Jack, il avait été stérilisé et confié à un chenil à Chartres (28).





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