« C’est la passion de l’amour qui me guide »

Joyce Jonathan incarne avec brio une mystérieuse avocate dans « Meurtres en Corrèze », diffusé ce soir sur France 3. De sa carrière rêvée de psychiatre à son côté séductrice en passant par son amour pour les comédies musicales, l’artiste s’est confiée au Journal des Femmes…

Joyce Jonathan est toujours avide d’aventures. La dernière en date ? La chanteuse de 30 ans se lance dans la comédie et incarne une avocate mystérieuse, suspecte dans une enquête pour meurtre, dans le téléfilm Meurtres en Corrèze, diffusé sur France 3, ce samedi 2 mai, à 21h05. Confinée dans le sud de la France en famille, l’artiste en profite pour peaufiner son cinquième album, qui devrait sortir au début 2021. « En dehors du fait que le réseau est inexistant, je suis heureuse« , nous lâche-t-elle, ravie de prendre du temps pour elle. Confidences de la chanteuse touche-à-tout, drôle et déterminée…

On vous avait déjà aperçue  dans quelques épisodes de Demain Nous Appartient, mais avec Meurtres en Corrèze, vous avez un rôle conséquent. La comédie est-elle ancrée en vous depuis toujours ?
Joyce Jonathan :
La musique est vraiment ce qui m’anime depuis mes 5 ans. Je ne me rêvais pas actrice, j’écris des chansons depuis toute jeune. Mais j’ai fait du théâtre étant petite, c’est quelque chose que j’appréciais. Il y a deux ans, j’ai rencontré un agent de cinéma qui m’a proposé de m’aider à faire un peu de comédie. Ce n’est pas ma priorité, mais je me suis dit que cela pourrait être cool de m’attaquer à ce terrain-là ! C’était la première fois que je devais faire un réel travail psychologique sur un personnage. Il fallait que je joue le deuil, le côté un peu mystérieuse, autoritaire… 

« J’aime séduire avec le regard »

Ce personnage était-il loin de votre personnalité ?
Joyce Jonathan :
Je partage le côté secrète de mon personnage. Je suis aussi plutôt déterminée dans la vie. Sur scène, je dirige une équipe de musiciens, je les motive, je les guide. Par contre, je ne suis pas cachotière comme Karine (son personnage, ndlr). Je ne voyais pas comment être en deuil et en même temps dragueuse (rires).

Aviez-vous des appréhensions avant le tournage ?
Joyce Jonathan :
J’avais très peur de ne pas être à la hauteur. J’y ai mis toute ma volonté, mais ce travail d’acteur, le fait d’arriver à avoir la sensibilité nécessaire, se fait sur des années. Le plus dur a été de venir seule sur le tournage, sans aucun repère. En musique, je travaille toujours avec la même équipe. Là, je ne connaissais personne, à part Arié Elmaleh que j’avais déjà croisé un peu. Durant le tournage, je n’avais personne pour me « réconforter », commenter mon travail… Plusieurs fois, je me suis dit : « Peut-être que j’ai été nulle sur cette scène » (rires).

« Je comptais devenir psychiatre »

Vous jouez une avocate dans le téléfilm. Si vous n’aviez pas été artiste, quel métier auriez-vous pu exercer ?
Joyce Jonathan :
Après avoir obtenu mon Bac, je comptais commencer des études de médecine et devenir psychiatre. Pendant la période de mon premier album, j’ai passé une licence de psychologie, c’était très intéressant, mais j’ai vite fait mon choix : la musique était mon rêve de petite fille… Et impossible de se lancer dans des études de médecine en se produisant sur scène le soir !

Votre personnage a un côté séductrice. Dans la vie, l’êtes-vous aussi ?
Joyce Jonathan :
Je pense l’être un peu, mais pas autant que Karine, qui séduit un policier pendant une enquête pour meurtre (rires). J’aime le langage des yeux, quand cela pétille particulièrement… Lorsque je séduis avec un regard, un sourire, je n’ai pas forcément envie d’avoir une histoire avec la personne, c’est plutôt du charme… mais je ne suis pas une allumeuse, attention ! (rires)

« J’adorerais jouer dans une comédie musicale »

Vous êtes toujours partante pour de nouvelles aventures, DALS, Mask Singer, jouer la comédie… Ce côté « intrépide » vous définit-il ?
Joyce Jonathan :
Je fais tout pour ! J’ai fait plusieurs concerts et voyages en Asie. J’ai remarqué qu’à chaque fois que je revenais de cet endroit, j’étais beaucoup plus désinhibée, spontanée. J’ai cette impression, dans ces moments, de ne plus être spectatrice de ma vie, mais de la croquer à pleines dents. Souvent, lorsque l’on me propose une opportunité, je me demande : « Si j’avais été en Asie, l’aurais-je fait ? ». C’est ma manière de trancher. J’essaie de garder ce côté aventurière, d’être moins sur la retenue et de ne pas réfléchir au jugement des autres comme j’ai parfois l’habitude de le faire…

Y-a-t-il une aventure qui vous plairait ?
Joyce Jonathan :
J’adorerais jouer dans une comédie musicale, sous forme de film de préférence. Plus tard, j’aimerais aussi réfléchir à un moyen de me lancer dans la musicothérapie. Je suis très coquette de nature, j’adore les massages, les masques de beauté, prendre soin de moi, ma peau, mes cheveux, donc j’aimerais lier ma passion pour la musique et mon attrait pour ce qui touche au bien-être et à la psychologie. 

Si vous deviez choisir l’une de vos chansons pour décrire votre état d’esprit du moment ?
Joyce Jonathan :
L’Amour, l’Amour, l’Amour, un morceau qui figurera sur mon prochain album.  C’est une chanson qui raconte que si l’on a tous besoin d’une motivation pour accomplir nos rêves, se lever le matin… C’est souvent la passion de l’amour qui me guide.

La passion de l’amour, la ressentez-vous  en ce moment ?
Joyce Jonathan :
(rires) J’ai la passion de la vie !



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