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CORONAVIRUS DIRECT – Couvre-feu, reconfinement, écoles, vaccin… Le gouvernement doit prendre de nouvelles décisions pour enrayer le virus qui circule activement en France et qui a fait 232 morts en 24 heures. Jean Castex doit faire un discours ce jeudi lors d’une conférence de presse. Actus et bilan.

[Mis à jour le mercredi 13 janvier à 20h24] La circulation du coronavirus responsable de l’épidémie Covid-19 se maintient à un niveau élevé en France. Le nombre de cas positifs augmente, selon le dernier bulletin de Santé Publique France. Cette semaine est « décisive » pour connaître les conséquences des fêtes de fin d’année sur l’épidémie. Un Conseil de défense sanitaire a eu lieu mercredi, la veille d’une nouvelle conférence de presse gouvernementale jeudi menée par Jean Castex, le Premier ministre. Pour tenter d’enrayer la progression de l’épidémie, le gouvernement mise sur une série de mesures, dont la mise en place d’un couvre-feu à 20h sur tout le territoire et à 18h dans 25 départements français. Jean Castex a insisté, le 11 janvier lors de la réunion de comité de suivi parlementaire, sur le fait qu’il ne « faut pas exclure un troisième confinement en dernier recours ». Mercredi 13 janvier, 23 852 nouveaux cas de Covid sont confirmés en France, pour un total de 2 830 442 cas depuis le début de l’épidémie. 232 décès sont à déplorer ces dernières 24 heures et 1 921 clusters sont en cours d’investigation dont 725 en Ehpad. Par ailleurs, l’inquiétude grandit sur le variant anglais du virus Sars-CoV-2 qui a obligé l’Angleterre à se reconfiner totalement. Il a notamment été détecté à Marseille, à Cholet, à Bayonne, à Bagneux, en Ile-de-France... Que disent les cartes de suivi de l’épidémie ?, Quel est le taux de R0 du coronavirus en France ? Quand est-on contagieux ? Que sait-on du vaccin ? De ses effets secondaires ? Chiffres et infos du jour.

  • Hausse des cas en Bretagne. Avec 85,8 cas pour 100 000 habitants, le taux d’incidence en Bretagne augmente, selon l’ARS de la région. C’est en Ille-et-Vilaine que le taux d’incidence a augmenté le plus, à 123,7 cas pour 100 000 habitants (+7,3). La région a enregistré 1 054 nouveaux cas depuis lundi. 
  • Variant britannique. Selon le directeur de l’ARS de la région, Aurélien Rousseau qui a confié à BFMTV, 11 cas du variant anglais « sont confirmés » et « une quarantaine sont suspects » en Ile-de-France. « Le variant anglais est retrouvé dans 1 % des tests PCR positifs« , a indiqué Olivier Véran, lors d’une audition au Sénat le mercredi 13 janvier. Il y aurait déjà « un millier de personnes infectées par le variant anglais en France », confirme le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, ce mercredi sur FranceInfo.
  • Les écoles restent ouvertes. À date, le Conseil scientifique recommande de laisser ouvertes les écoles en renforçant la surveillance du variant anglais. « Nous n’avons pas préconisé la fermeture des écoles car les données anglaises ne sont pas encore assez claires. Par contre, il faut changer la jauge et dès le premier malade du variant anglais il faut aller plus vite et fermer cette école« , insiste le Pr Jean-François Delfraissy, toujours sur FranceInfo. 
  • Vaccins à Nancy. Les vaccinations des plus de 75 ans hors Ehpad débutent à Nancy à partir de ce mercredi, avec plusieurs jours d’avance sur la campagne nationale. Dès mardi, quelques personnes âgées, parvenues à prendre rendez-vous sur le site Doctolib, avaient pu se faire vacciner. La campagne nationale sera lancée officiellement demain, avec l’ouverture d’une ligne téléphonique pour la prise de rendez-vous, et une visite du premier ministre Jean Castex à Metz.
  • Premier vaccin en Guyane. L’Agence Régionale de Santé de Guyane annonce sa première vaccination contre le Covid-19 : il s’agit d’une résidente en Ehpad. 
  • 189 000 personnes vaccinées. Depuis le début de la campagne de vaccination, plus de 189 000 Français ont été vaccinés au mardi 12 janvier, a annoncé la Direction générale de la Santé (DGS). Le gouvernement espère vacciner 400 000 personnes d’ici la fin de la semaine, a indiqué la ministre déléguée chargée de l’Autonomie, Brigitte Bourguignon sur Public Sénat, et un million d’ici la fin du mois de janvier, selon le ministre de la Santé.
  • Couvre-feu anticipé. Deux nouveaux départements seront soumis à un couvre-feu anticipé à 18 heures mardi 12 janvier : le Var et la Drôme. 25 départements seront donc concernés par le couvre-feu anticipé depuis ce mardi soir. D’autres départements pourraient s’y ajouter dans les prochains jours.
  • Un cas d’effet indésirable au vaccin Pfizer de nature allergique a été recensé, indique Olivier Véran ce 12 janvier devant les députés. Le ministre de la Santé indique que ce cas a connu « une issue favorable ». Selon lui, la fréquence de cet effet indésirable est extrêmement rare, avec environ 1 cas pour 100 000 personnes.
  • Le médecin traitant pourra bientôt vacciner. « Se faire vacciner par son médecin traitant sera bientôt possible« , a déclaré la Pr Dominique Le Gudulec, présidente de la Haute autorité de santé (HAS), sur France Info. « En cabinet, avec des vaccins [qui se conservent] à -80 °C, ce n’était juste pas possible. Avec d’autres vaccins, dont les conditions techniques sont différentes cela va être possible », a-t-elle précisé. 
  • 3 plateformes pour se faire vacciner. Pour se faire vacciner, il sera primordial de prendre rendez-vous dans un centre de vaccination via trois plateformes en ligne : Doctolib, Maiia et Keldoc. Les plus de 75 ans pourront prendre rendez vous à partir de ce mercredi 13 janvier pour recevoir leur première injection à partir de lundi prochain. Tous les centres de vaccination seront recensés sur le site Sante.fr, a indiqué le ministère de la Santé. Les personnes concernées par la phase 1 de la vaccination recevront aussi un courrier leur indiquant les centres les plus proches de chez elles.
Carte du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 au 13 janvier 2021. © Gouvernement.fr

Face à la situation épidémique « plus fragile au cours des dernières semaines » et une « pression sur notre système hospitalier qui reste très forte », a expliqué Jean Castex le 7 janvier, il a a annoncé que les activités suspendues et les établissements fermés le resteront encore jusqu’à la fin du mois de janvier. Les restaurants, bars et salles de sport ne pourront pas rouvrir avant mi-février. Les remontées mécaniques des stations de ski « ne pourront pas rouvrir tout de suite« . La fermeture des frontières avec l’Angleterre est prolongée jusqu’à nouvel ordre8 nouveaux départements français sont passés sous couvre-feu à 18 heures dimanche 10 janvier. Il s’agit des départements suivants : Bas-Rhin, Haut-Rhin, Vaucluse, Cher, Bouches-du-Rhône, Alpes-de-Haute-Provence, Allier, Côte-d’Or.  Le 2 janvier, 15 départements avaient été placés sous couvre-feu à 18 heures (et y sont toujours) : Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardennes, Doubs, Jura, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Haute-Saône, Vosges, Territoire de Belfort, Nièvre, Saône-et-Loire. Le 12 janvier, deux nouveaux départements (le Var et la Drôme) sont soumis à un couvre-feu anticipé. Par ailleurs, la campagne de vaccination va être élargie le 18 janvier aux personnes de 75 ans et plus qui pourront aller se faire vacciner dans des centres dédiés.

Un couvre-feu national est mis en place depuis le 15 décembre dans toute la France, de 20h à 6h. Depuis le samedi 2 janvier, des départements sont sous couvre-feu avancé à 18 heures.

Les 25 départements concernés par le couvre-feu anticipé à 18 heures sont : Allier (03), Alpes-de-Haute-Provence (04), Hautes-Alpes (05), Alpes-Maritimes (06), Ardennes (08), Bouches-du-Rhône (13), Cher (18), Côte-d’Or (21), Doubs (25), Drôme (26), Jura (39), Marne (51), Haute-Marne (52), Meurthe-et-Moselle (54), Meuse (55), Moselle (57), Nièvre (58), Bas-Rhin (67), Haut-Rhin (68), Haute-Saône (70), Saône-et-Loire (71), Var (83), Vaucluse (84), Vosges (88), Territoire de Belfort (90)

Nouvelle carte du couvre-feu
Carte des départements en couvre-feu à 18h ou à 20h © Ministère de l’Intérieur

Cette liste pourrait s’allonger en fonction de la situation épidémiologique et notamment du taux d’incidence (plus de 200 cas pour 100 000 habitants). Pendant le couvre-feu, seuls certains déplacements sont possibles, à condition de se munir d’une attestation notamment :

  • se rendre ou revenir de son lieu de travail, à une formation professionnelle, effectuer un déplacement professionnel ne pouvant être reporté ;
  • des motifs familiaux impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires, notamment aux personnes en situation de handicap ou pour la garde d’enfants ;
  • des motifs médicaux : aller à l’hôpital, examens et soins ne pouvant être assurés à distance et achat de médicaments ;
  • participer à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative (maraudes des associations de lutte contre la pauvreté ou distributions d’aides alimentaires à domicile) ;
  • les personnes en situation de handicap et leur accompagnant ;
  • promener un animal domestique autour de son domicile.

Le non-respect du couvre-feu entraine :

  • Première sanction : une amende de 135 euros, majorée à 375 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)
  • En cas de récidive dans les 15 jours : une amende de 200 euros, majorée à 450 euros (en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l’avis de contravention)
  • Après 3 infractions en 30 jours : une amende de 3750 euros passible de 6 mois d’emprisonnement.

Les formes graves surviennent avec un décalage d’une à deux semaines après le début des signes.

La crainte d’un rebond épidémique suite aux rassemblements des fêtes est redoutée par les pouvoirs politiques et les médecins. Le Premier ministre Jean Castex a insisté, lors de la réunion de comité de suivi parlementaire du 11 janvier, sur le fait qu’il ne « faut pas exclure un troisième confinement en dernier recours », rapporte des participants à BFMTV.  « Pour le moment, les chiffres à date nous laissent penser que le couvre-feu suffit« , poursuit-il. « À ce stade, il n’y a pas de reconfinement prévu (…) mais on suit la situation avec attention« , a précisé Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement ce lundi 11 janvier sur Europe 1.

Selon les derniers chiffres publiés par Santé Publique France au mercredi 13 janvier 2021, en France : 

• 2 830 442 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+ 23 852 en 24 heures).

• 69 031 personnes sont décédées en France (+232 en 24 heures), dont 40 028 à l’hôpital.

• 2 711 patients Covid-19 sont en réanimation (+23)

• 24 769 patients Covid-19 sont hospitalisés (+32)

 

 

La première semaine de janvier confirme la poursuite de l’accélération du virus Sars-Cov-2 en France à un niveau élevé, remonte Santé Publique France dans son point hebdomadaire du 7 janvier. L’Agence rapporte précisément : 

  • Une nette augmentation du nombre de cas confirmés.

1 Français sur 1000 est mort du Covid-19 en un an.

  • Une diminution de l’activité de dépistage, notamment parmi les personnes asymptomatiques.
  • Un maintien à un niveau élevé des hospitalisations et hospitalisations en service de réanimation.
  • Les régions les plus touchées : Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne Rhône-Alpes.
  • La mortalité liée à la COVID-19 est toujours élevée.

→ L’indicateur utilisé pour suivre l’évolution de l’épidémie de coronavirus en France est le taux d’incidence soit le nombre de patients ayant un test positif (PCR ou antigénique) pour 100 000 habitants par semaine sur les 7 derniers jours. Au 13 janvier, ce taux monte encore à 187,77 contre 153.49 le 6 janvier, 131,53 le 2 janvier, et 124,71 le 31 décembre. Il se maintient à un niveau élevé mais stable.

courbe taux incidence covid 19 france
Nombre de nouvelles personnes positives au Sars-Cov-2 (PCR/antigénique) sur une semaine glissante, pour la première fois depuis plus de 60 jours, rapporté à la taille de la population, au 11 janvier. © Gouvernement.fr

Le gouvernement suit également l’évolution du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales). Ce taux met en lumière une éventuelle tension hospitalière. La tension hospitalière est actuellement modérée et stable.

Taux d'occupation des lits en réanimation au 11 janvier par des patients Covid-19
Taux d’occupation des lits en réanimation au 11 janvier par des patients Covid-19 © Gouvernement.fr

Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 6 au 12 avril, soit 15 jours après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le pic de la deuxième vague a eu lieu du 16 au 20 novembre, trois semaines après le reconfinement,

Le nombre de cas confirmés est en nette augmentation sur la première semaine de janvier (+17% par rapport à la semaine précédente), indique Santé Publique France le 7 janvier. Cette hausse pourrait présager une augmentation des hospitalisations et des décès dans les semaines à venir (les formes graves surviennent avec un décalage d’une à deux semaines après le début des signes et le décès avec un décalage de 3 à 4 semaines). 

→ Au 13 janvier, un total de 2 830 442 cas confirmés de coronavirus est rapporté depuis le début de la pandémie.

Nombre incident de cas confirmés de Covid-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 3 janvier 2021, France entière

cas confirmé covid
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 3 janvier 2021, France entière © Santé Publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) par semaine calendaire, du 20 juillet au 3 janvier 2021, en France

courbe cas de covid en france dans les ESMS dont Ehpad
Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 3 janvier 2021, en France © Santé Publique France

Mercredi 13 janvier, 23 852 nouvelles personnes ont reçu un test positif au Covid-19 par rapport à la veille.

courbe variation cas covid par jour en france
Courbe de variation quotidienne des cas de Covid-19 en France. © Gouvernement.fr

Mercredi 13 janvier, 2 711 personnes sont hospitalisées en réanimation (+23 en 24 heures) – dernières données disponibles. Le nombre d’hospitalisation en réanimation pour Covid-19 reste à un niveau élevé. 

courbe réanimation covid-19
Nombre hebdomadaire de patients COVID-19 admis en service de réanimation pendant leur hospitalisation, par semaine d’admission en réanimation, depuis le 24 février 2020, France, données au 5 janvier © Santé Publique France

→ Le taux hebdomadaire de nouvelles admissions en réanimation a augmenté en Corse, Normandie, Centre-Val de Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Bretagne, Pays de la Loire et Grand Est. Il s’est stabilisé en Île-de-France et en Nouvelle-Aquitaine. Il a diminué dans les autres régions de France métropolitaine.

Les plus forts taux hebdomadaires d’admission en réanimation étaient rapportés en Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes.

→ Entre le 5 octobre 2020 et le 5 janvier 2021, parmi les 4 591 patients signalés avec un diagnostic confirmé de COVID-19 : 71% étaient des hommes, l’âge médian était de 68 ans, 89% des patients présentaient au moins une comorbidité (84% chez les moins de 65 ans). L’âge médian des personnes décédées était de 74 ans.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 13 janvier

RégionsHospitalisations en coursEvolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 HRéanimation Soins intensifEvolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 HDécès
Île-de-France4 712-51556-812 625
Grand Est3 056-16319-106 463
Auvergne-Rhône-Alpes3 913+30382-157 267
Hauts-de-France2 320-38251-74 774
Bourgogne-Franche-Comté1 829-13187-52 904
Provence-Alpes-Côte d’Azur2 565+28328+53 896
Occitanie1 344-6183+22 298
Bretagne554+1137NC782
Nouvelle-Aquitaine1 173-27148-21 926
Normandie1 273-1999-11 636
Centre Val-de-Loire975+31113-31 439
Pays de la Loire823-1872-71 487
Corse26-36-3117
Martinique12-12NC44
Guadeloupe53NC4NC168
La Réunion51-16NC54
Guyane35-44NC70
Mayotte5NC1+144
TOTAL24 769-722 711-49

48 028

La mortalité de la Covid-19 reste élevée en France avec 1 Français sur 1000 mort du Covid-19 en un an. Au 13 janvier, 69 031 personnes sont décédées du coronavirus depuis le début de l’épidémie dont 48 028 à l’hôpital (+232 en 24h). 92% ont 65 ans ou plus, 54% sont des hommes, 65% des personnes décédées présentaient au moins une comorbidité. La France a franchi la barre des 40 000 morts samedi 7 novembre, celle des 50 000 le 24 novembre et celle des 60 000 le 18 décembre. Un pic de mortalité a été atteint le 7 novembre (40 169 morts). 

Les plus forts taux de décès de patients Covid-19 par région rapportés à la population (/100 000 habitants) sur la première semaine de janvier sont observés en Bourgogne-Franche-Comté (8,6/100 000 habitants), Grand Est (6), Auvergne-Rhône-Alpes (3.8) et Provence-Alpes-Côtes d’Azur (3.8).

Nombre hebdomadaire de décès certifiés par voie électronique avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès, du 1er mars au 3 janvier 2021, France (données au 5 janvier)

courbe décès covid france
Nombre hebdomadaire de décès certifiés par voie électronique, avec une mention de COVID-19 dans les causes médicales de décès, en France, du 1er mars au 3 janvier (données au 5 janvier) © Santé Publique France

La majorité des régions métropolitaines restent fortement touchée par l’épidémie sur la première semaine de janvier. Une augmentation du taux d’incidence a été observée dans toutes les régions, en parallèle d’une diminution du taux de dépistage. Les plus forts taux d’incidence sont toujours observés dans l’Est de la France dans les régions les plus impactées par cette 2e vague : Bourgogne-Franche-Comté (246/100 000 habitants), Provence-Alpes-Côte d’Azur (232), Grand Est (228), Auvergne-Rhône-Alpes (171). 

Au 13 janvier, 100 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité « élevé ». Les départements présentant les taux d’incidence les plus élevés sur la dernière semaine de décembre sont les Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardennes, Doubs, Jura, Marne, Haute-Marne, Meurthe et Moselle, Meuse, Moselle, Haute-Saône, Nièvre, Saône-et-Loire, Territoire-de-Belfort, Vosges.

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 5 janvier 2021
Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 13 janvier 2021 © Santé publique France

 

Les taux de reproduction du virus appelés « R-effectifs » ou « Reff » permettent de décrire la dynamique de l’épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l’épidémie est en progression, lorsqu’il est égal à 1, l’épidémie se stabilise, lorsqu’il est significativement inférieur à 1, l’épidémie régresse. Les dernières estimations du R-eff calculées à partir des trois sources sont proches de 1 (0,99 pour les données virologiques (tests PCR et tests antigéniques, SI-DEP), 0,94 pour les données d’hospitalisations (SI-VIC) et 1 pour les passages aux urgences (OSCOUR® ) pour suspicion de COVID-19)

Le dépistage du Covid-19 est réalisé en France par RT-PCT et par tests antigéniques. Au 13 janvier, le taux de positivité national s’établit à 6,5 %. « Il reste déterminant que chaque personne présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 s’isole immédiatement et réalise un test diagnostique dans les plus brefs délais » rappelle Santé Publique France dans ses bulletins hebdomadaires.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, lésions inflammatoires sur les orteils), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. « Sur 100 personnes atteintes du coronavirus, 90 ne vont pas développer de symptômes » a informé le ministre de la Santé le 5 novembre.

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : évitez les contacts, restez à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appelez un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : « Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation », prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  

Le 12 janvier, le gouvernement annonce que plus de 189 000 Français ont été vaccinés contre la Covid-19 avec le vaccin Pfizer. 8 janvier 2021, le vaccin du laboratoire américain Moderna est autorisé en France. L’Agence européenne des médicaments (EMA) l’a autorisé le 6 janvier. C’est le deuxième vaccin approuvé après celui de Pfizer/BioNTech le 21 décembre. La campagne de vaccination a débuté le 27 décembre 2020 en France, et s’est intensifiée depuis le 04 janvier 2021. Elle vise dans un premier temps les résidents en EHPAD et les professionnels de santé et va être élargie le 18 janvier aux personnes de +75 ans.

DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un « nouveau type de coronavirus ».
  • 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et « jusqu’à nouvel ordre ».
  • 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • 11 mai, la France commence son déconfinement.
  •  15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. À Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  •  20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.
  • 29 octobre à 0h01 : reconfinement national pour 4 semaines, jusqu’au 1er décembre au minimum.
  • 28 novembre : première étape d’allègement du confinement avec la réouverture des commerces non essentiels.
  • 15 décembre : seconde étape d’allègement du confinement avec le passage à un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 31 décembre : couvre-feu imposé le soir du 31 décembre, de 20 heures à 6 heures du matin.
  • 21 décembre : autorisation du vaccin Pfizer en Europe.
  • 24 décembre : autorisation du vaccin Pfizer BioNTech en France.
  • 27 décembre : début de la vaccination en France et dans l’Union européenne avec le vaccin Pfizer BioNTech.
  • 8 janvier 2021 : autorisation du vaccin Moderna en France.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès



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