comment va se dérouler le mois de juin ?


Les collégiens de 4e et 3e ainsi que des lycéens font leur retour en classe, tandis que les écoles accueillent davantage d’enfants. Voici comment va se dérouler le mois de juin pour les élèves.

[Mis à jour le 3 juin à 15h14]. Les écoles, collèges et lycées ont ouvert leurs portes progressivement depuis ce mardi 2 juin, lors de la seconde phase de déconfinementEn zone orange, la priorité est donnée aux élèves de 6e et 5e, et aux lycées professionnels. Par ailleurs, même si l’objectif est d’accueillir davantage d’élèves ces prochains jours, le protocole sanitaire ne sera pas allégé en juin, a averti Jean-Michel Blanquer ce 29 mai, mais il pourrait être modifié pour la rentrée de septembre. Ce qui signifie que les élèves resteront en petits groupes, à 15 par classe au maximum. Le ministre souhaite que tous les élèves soient retournés à l’école avant les vacances d’été, avec « au moins des rotations pour permettre aux élèves d’être dans une sorte de mi-temps d’école » a-t-il précisé sur France Info. « Nous n’avons jamais dit que ce serait 100% des élèves qui seraient accueillis tous les jours. Nous savons bien que c’est impossible au mois de mai et au mois de juin » a-t-il ajouté.

Rappelons que le retour à l’école se fait toujours sur la base du volontariat, mais que l’instruction reste obligatoire. Les parents qui ne souhaitent pas envoyer leurs enfants à l’école devront donc faire cours à la maison. Par ailleurs, les familles qui sont favorables à la reprise des cours peuvent également se voir refuser l’accueil de leurs enfants. En effet, les écoles devant alterner pour pouvoir accueillir les élèves en petits groupes, il faudra alors présenter une attestation de l’établissement scolaire, pour pouvoir bénéficier du chômage partiel

Enfin, Jean-Michel Blanquer a tenu à rappeler que même si l’oral du bac français passait en contrôle continu cette année, les lycéens devront tout de même continuer à suivre les cours jusqu’au 4 juillet, tout comme les élèves de Terminale. En effet, l’assiduité sera prise en compte dans l’obtention des diplômes. Lors de leur retour en cours, les lycéens seront également amenés à travailler leurs textes. « En juin, lorsque les Première pourront retourner au lycée, le travail en français sera particulièrement accentué et les exercices oraux encouragés« 

La réouverture des écoles est une urgence sociale, a rappelé Jean-Michel Blanquer ce 28 mai. « Après cette amorce du mois de mai, nous devons parvenir à une amplification dès le mois de juin, et nous allons le faire dans le respect du protocole sanitaire ». L’objectif pour le ministre : ouvrir 100% des écoles dès ce mardi 2 juin. Aussi, toutes les familles qui le souhaitent doivent pouvoir emmener leurs enfants à l’école au moins une partie de la semaine. « Toutes les écoles rouvriront progressivement et assureront un accueil systématique des élèves, au moins une partie de la semaine, dans le respect du protocole sanitaire » précisait le ministre. Lorsqu’ils seront accueillis en classe, les élèves resteront à 15 par groupe.,

Jean-Michel Blanquer a également annoncé la mise en place du dispositif Sport-santé culture et civisme dès le mois de juin. « Indépendamment de cette crise, nous voulions développer le sport et la culture à l’école. Au cours du mois de juin, il y aura des petits groupes d’élèves de 15 qui vont aller au musée, au conservatoire local par exemple » a déclaré Jean-Michel Blanquer sur RMC ce 2 juin.

L’ensemble des collèges pourra ouvrir à partir du 2 juin, en zone verte ou en zone orange. Rappelons que les collèges étaient déjà ouverts en zone verte à 95% pour les élèves de 6e et 5e. Ce sera donc au tour des 4e et 3e de pouvoir faire leur retour en cours lors de cette deuxième phase de déconfinement.

  • En zone verte : Les collèges pourront accueillir toutes les classes : avec les élèves de la 6e à la 3e (les 4e et 3e seront donc désormais accueillis).
  • En zone orange : les collèges rouvriront progressivement pour les classes de 6e et 5e. « Si les conditions matérielles sont réunies, les élèves des autres niveaux (4e et 3e) pourront ensuite être accueillis. Nous regarderons cela au cas par cas« .

Reprise pour les enfants en situation de handicap :

80% des établissements ont pu rouvrir pour accueillir les élèves en situation de handicap. Dès le 2 juin, le gouvernement souhaite aller plus loin avec une ouverture de 100%.

Ce 28 mai, Edouard Philippe a précisé les modalités de la seconde phase de déconfinement qui aura lieu du 2 au 21 juin.« Nous avons décidé l’accélération des écoles et collèges dans toutes les zones et des lycées dans les départements verts » a déclaré le Premier ministre. « Le virus est encore présent à des degrés divers sur tout le territoire, mais sa vitesse de propagation est à ce stade sous contrôle » a déclaré Edouard Philippe. « Nous allons surveiller avec une vigilance particulière les départements d’île-de-France, la Guyane et Mayotte, où le virus circule plus qu’ailleurs. Dans ces départements « oranges », le déconfinement sera, pour trois semaines, un peu plus prudent que sur le reste du territoire » a-t-il ajouté. Les lycées situés dans les départements verts pourront donc ouvrir leurs portes ce mardi 2 juin. 

Nouvelle carte de déconfinement en France © Ministère de la Santé

Réouverture des lycées selon les zones

La priorité est portée à la réouverture des lycées professionnels qui enregistrent le plus de décrochage et qui ont des besoins particuliers en ce mois de juin. L’ensemble des lycées vont ouvrir dès le 2 juin, selon le même protocole que les collèges situés en zone verte. 

  • En zone verte : ouverture de tous les lycées généraux, technologiques et professionnels, au moins sur l’un des trois niveaux pour commencer. En outre, tous les élèves pourront être accueillis pour des entretiens pédagogiques individuels. L’occasion de faire le point sur leur orientation.
  • En zone orange : ouverture des lycées professionnels pour assurer la certification et pour au minimum un entretien pédagogique individuel

L’oral du bac de français annulé

L’épreuve orale de français est annulée et sera validée sous forme de contrôle continu comme pour le baccalauréat et le brevet 2020. « Nous entendons donc l’argument qui considère que l’évaluation la plus juste des connaissances des élèves en français est de prendre en compte les notes des deux premiers trimestres de l’année » a précisé le ministre.

Depuis le 11 mai dernier, tous les enfants n’étaient pas prioritaires. Les élèves en situation de handicap, les enfants des personnels soignants, ceux dont les parents n’ont pas de solution de garde, les enfants décrocheurs (environ 4%), mais aussi les parents isolés ou les familles monoparentales étaient accueillis à l’école. A partir du 2 juin, toutes les familles qui le souhaitent pourront emmener leurs enfants à l’école, les règles de priorité étant élargies à tous. Néanmoins, comme au mois de mai, il y aura un système de rotation, a déclaré Jean-Michel Blanquer. Les enfants ne reviennent pas à l’école à temps plein. Selon les établissements scolaires, ils peuvent être accueillis une demie semaine ou une semaine sur deux… Des activités périscolaires, ou les 2S2C seront notamment mis en place pour permettre de diviser les groupes d’élèves.

Les élèves font leur rentrée selon plusieurs situations 

Chaque enfant se retrouve soit à l’école en petits groupes, soit à l’étude, soit dans des locaux périscolaires, ou à la maison dans le cadre de l’enseignement à distance : à temps partiel ou à  plein temps selon les établissements scolaires. Aussi, les écoles n’ouvriront que si elles respectent le protocole national sanitaire. Concrètement, ce sont les écoles qui déterminent au cas par cas la manière dont les élèves sont accueillis. 

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Les tables doivent être espacées d’un mètre entre les élèves © Alain ROBERT SIPA

La rentrée scolaire de septembre sera particulière suite à une longue période de confinement. Pour autant le retour à l’école sera obligatoire pour tous les élèves a affirmé le ministre de l’Education sur France Info ce 29 mai. Le protocole sanitaire sera maintenu pour le mois de juin, mais il pourrait être aménagé en septembre. Jean-Michel Blanquer a déclaré qu’il était en train de « travailler, en fonction de l’évolution de la situation épidémique, à un allègement du protocole sanitaire » pour le 1er septembre. 

Et comment cela se passera-t-il en cas de seconde vague ? « La rentrée de septembre sera forcément différente de celles que nous avons connues par le passé. On a deux scénarios. Soit le virus n’est plus là et l’on tirera les conséquences de ce qui s’est passé, avec parfois des acquis, sur le progrès des usages numériques, les parcours plus personnalisés et la nécessité de renforcer les élèves qui ont pris du retard. Soit le virus est encore là et nous devrons continuer à travailler de manière particulière » avait déclaré Jean-Michel Blanquer au journal Le Figaro le 1er mai.

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Le Comité scientifique préconisait une rentrée en septembre

Rappelons que les spécialistes du Comité scientifique n’étaient pas vraiment pour une rentrée des classes en mai, mais plutôt à la rentrée de septembre. Jean-François Delfraissy, Président du Conseil scientifique sur le Covid-19, a expliqué sur BFMTV ce 27 avril que « si l’on met des enfants dans une zone confinée comme les écoles, il y a un risque de transmission au sens de la population qui est plus important« . Pour les enfants, rien d’inquiétant selon le scientifique puisqu’ils sont pour la plupart asymptomatiques, rappelle-t-il. Mais en dehors de l’école, dans les familles notamment, « ils peuvent être source d’infection. C’est la raison pour laquelle, d’un point de vue strictement sanitaire, nous avions fait la recommandation de poursuivre la fermeture des écoles« . Néanmoins, compte tenu des enjeux sociétaux, les spécialistes se disent tout de même favorables à ce que cette rentrée progressive se passe « sur la base du volontariat et de non obligation de la part des familles« , avec la possibilité de poursuivre les cours à distance. 

A l’inverse, les pédiatres ont appuyé la reprise des cours. Dans une tribune publiée dans le Quotidien du médecin, des pédiatres plaident pour « une réouverture pragmatique » des écoles. Ils rappellent que les enfants ne sont pas le vecteur principal de l’épidémie et que les symptômes sévères restent exceptionnels. « Nous savons aujourd’hui que la quasi-totalité des enfants qui ont été infectés par le Covid-19 l’ont été au contact d’adultes. » Pour les experts, il est essentiel que les enfants puissent retrouver leurs camarades de jeux. « Ouvrir les écoles est possible si les adultes accompagnent cette rentrée de manière positive. L’exemplarité doit être sans faute, à commencer par les mesures d’hygiène et les gestes barrières« , précisent-ils. Les pédiatres préviennent également que « les mesures de distanciation excessive (comme la suppression des espaces de jeux, l’interdiction aux enfants de jouer entre eux, ou le refus de consoler un enfant) sont inutiles voire préjudiciables ». Mais en pratique, ces mesures de distanciation « manifestement inapplicables » seraient susceptibles d’entraîner « une anxiété particulièrement néfaste au développement des enfants et générateurs de troubles du comportement potentiellement majeurs. Ces mesures excessives font également perdre sens et engagement au métier exercé auprès des enfants par les assistantes maternelles, les professionnels des crèches et des écoles ». Comme le rappelle Jean-Michel Blanquer, le retour à l’école est aussi indispensable pour venir en aide aux enfants victimes de maltraitance, lutter contre le décrochage scolaire, assurer une protection vaccinale aux élèves et ceux qui sont suivis pour une maladie chronique.





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