Déconfinement : Dates-clés, Fin du1h/1km ? Commerces, Attestations…


[Mis à jour dimanche 22 novembre à 10h03] Quatre jour avant l'allocution présidentielle qui devrait préciser les prochaines étapes du confinement, le Premier ministre s'est rendu, ce  samedi 21 novembre, à Dijon. Son objectif ? S'entretenir avec les soignants de la région mobilisés durant cette crise, et rencontrer les acteurs économiques et représentants de commerçants à la préfecture du Côte-d'Or.
Jean Castex a profité de ce rendez-vous pour rappeler que les commerces dits "non-essentiels" devraient rouvrir leurs portes "autour du premier décembre". Et le chef du gouvernement de préciser, devant les professionnels du secteur: "N'attendez pas ce matin de moi une date précise, parce que mon indicateur, ce sont les critères sanitaires"

Une visite qui intervient alors qu'une soixantaine de sénateurs de la droite et du centre s'élèvent contre l'une des mesures sanitaires édictée par le gouvernement? Dans leur viseur ?

Suspension de la limite du 1km/1h ?

Dans une lettre adressée au premier ministre, ces 68 sénateurs militent pour la levée de la "la limitation de l'exercice physique en plein air" qui "manque de sens", selon eux. "Sur le plan sanitaire, les études récentes démontrent que le risque de contamination à la Covid-19 en plein air et dans le respect des gestes barrières est quasi inexistant", argumentent les sénateurs parmi lesquels on peut notamment citer Michel Savin, sénateur LR de l'Isère, et Céline Boulay-Espéronnier, sénatrice LR de Paris. 

Une demande qui s'accompagne d'une autre : une meilleure "prise en considération des risques liés à la sédentarité". Le diabète, l'obésité hypertension artérielle, la dépression ou encore l'anxiété peuvent en effet en découler. 

Un ensemble de risques, assurent-ils, "d'autant plus importants que nombre de nos concitoyens travaillent actuellement de chez eux et réduisent de facto leur activité physique journalière". 

Le Premier Ministre a rencontré les responsables de partis et groupes parlementaires

Le 24 novembre à 20h, le Président de la République s'adressera aux Français pour évoquer de possibles aménagements du confinement. Un point d'étape essentiel précédé d'une réunion entre le Premier Ministre et les responsables de partis et groupes parlementaires où la question de la réouverture des commerces dits "non-essentiels" a été évoquée. 
Durant une visioconférence organisée ce vendredi 20 novembre, le chef du gouvernement a "refusé de valider la réouverture des commerces le samedi 28 novembre", selon les informations recueillies par Ouest-France.
Plus tôt dans la journée, Jean Castex, en visite dans le Finistère, avait affirmé que nous étions "sur la bonne voie", en terme de ralentissement de l'épidémie, mais il était resté vague, évoquant une réouverture possible "autour du 1er décembre". 

Une donne qui n'a pas empêché les responsables politiques de plaider pour des règles sanitaires renforcées dans les commerces afin de favoriser leur reprise d'activité. Le président du groupe LR à l'Assemblée, Damien Abad, a, par exemple, encouragé la réouverture des commerces sans mise en place de contraintes de type rendez-vous. Le Président du Groupe LREM, Stanislas Guérini, a, lui, défendu un renforcement des contrôles. Des demandes restées sans retour puisque Jean Castex a refusé de dévoiler les mesures qui seront annoncées par le Président mardi prochain. 

Plus tôt dans la journée, les commerçants étaient pourtant reçus à Bercy. L'objectif ? Les informer du nouveau protocole sanitaire qui devrait rentrer en vigueur dans les prochains jours. Un ensemble de consignes qui devrait être transmis ce week-end au Haut Conseil de la santé publique afin qu'il puisse le valider. 

Nouveau protocole sanitaire dans les commerces

Selon les informations de France Info, ces mesures devraient concerner tous les commerces – y compris ceux qui sont restés ouverts pendant le confinement. Il devrait également s'articuler autour de quelques mesures phares comme : 

– mettre en place une jauge d'une personne par 8m², contre 4m² avant le reconfinement 

-contraindre les commerçants à diviser par deux le nombre de personnes présentes dans leur enseigne

"La règle sera la même pour tous les magasins, quelle que soit leur surface", a assuré sur France Info le président de la Fédération du commerce et de la distribution, Jacques Creyssel, ce vendredi 20 novembre. Et d'ajouter: "Nous avons donné notre accord ce matin"

Ce dernier prévient pourtant : la mise en place d'une telle mesure se traduira par "de possibles files d'attente". Une conviction qui l'a amené à plaider pour "un élargissement des horaires d'ouverture des magasins" et sur "le fait de pouvoir ouvrir tous les dimanches jusqu'à Noël et si possible en janvier". Un ensemble de propositions visant à "étaler les flux", mais aussi à "rattraper le chiffre d'affaire perdu" sur lequel le ministère du Travail a prévu de se pencher.

En ce qui concerne l'ancien protocole sanitaire, la mise à disposition de gel hydroalcoolique à l'entrée des magasins et le marquage au sol restent en vigueur. Pour autant, la mise en place d'un sens de circulation ne sera pas obligatoire. 

Enfin, les commerces qui sont en mesure de le faire – comme les concessions automobiles  – seront encouragés à accueillir les clients sur rendez-vous. La décision finale, cependant, devrait être laissée au commerçant. 

Question du jour: Est-il possible de cocher plusieurs cases de son attestation de déplacement ? 

Vous souhaitez faire vos courses après être allée à votre rendez-vous médical ? Problème : vous ne savez pas quelle case cocher ! 

Sachez que vous n'avez pas à choisir : vous avez le droit d'en cocher plusieurs ! Ainsi, il vous suffira de cocher les cases correspondantes à vos motifs de déplacements. 

Et bonne nouvelle : le gouvernement le conseille même. C'est, en effet, une manière comme une autre de les limiter

Fait du jour : Noël au balcon-finé ?

Annonces de Macron mardi 24 novembre à 20h

Emmanuel Macron s'exprimera mardi 24 novembre à 20h, selon le service politique de France Télévisions. Le chef de l'État énoncera quelles mesures seront mises en place pour alléger le confinement.

Mais que nous dira le chef de l'Etat en milieu de semaine prochaine ? Le président de la République va s'exprimer auprès des Français sur une sortie progressive du confinement. En Conseil de Défense, le 18 novembre, trois grandes pistes ont été évoquées, selon Le Parisien:  "un aménagement des règles en vigueur", "un assouplissement" ou "un retour à une certaine normalité".

Réouverture des commerces

Les mesures annoncées devraient marquer un "allègement" des restrictions, avec notamment la réouverture des commerces "autour du 1er décembre", selon Jean Castex. 

Une reprise d'activité qui sera pourtant conditionnée à l'entrée en vigueur d'un nouveau protocole sanitaire renforcé qui a été présenté, ce vendredi 20 décembre, aux commerçants. Les mesures évoquées notamment ? Mettre en place une jauge d'une personne par 8m², contre 4m² avant le reconfinement, et contraindre les commerçants à diviser par deux le nombre de personnes présentes dans leur enseigne. Un ensemble de propositions qui doivent encore être validées par le Haut Conseil de la santé publique. Les commerçants, eux, ont, pour autant déjà donné leur accord

La reprise des cérémonies et offices religieux

Les cérémonies religieuses pourraient enfin reprendre, mais celles-ci seraient tout de même limitées par une jauge de 30 personnes, comme celle qui est actuellement mise en place pour les enterrements, selon Le Parisien.

"Mais des réflexions sont encore en cours. C'est aussi une histoire de mètres carrés par personne, et de protocole sanitaire très adapté", a déclaré un membre du gouvernement au quotidien local.

Théâtres et cinémas : une réouverture à la mi-décembre ? 

C'est une annonce très attendue. Selon les informations du Le Film français, le gouvernement envisagerait "une réouverture des cinémas hexagonaux et des salles de spectacle le mercredi 9 décembre ou le mercredi 16 décembre ". Des dates qui ne seraient, pour l'heure,  qu'au stade d'"hypothèses étudiées par l'exécutif". 

Quid des bars et restaurants ?

Quant à la question de la réouverture des bars et restaurants, elle n'est vraisemblablement pas encore d'actualité… Selon certaines sources, ceux-ci ne pourraient rouvrir avant la mi-janvier, voire février

La saison des stations de ski va-t-elle pouvoir commencer ? 

Habituellement, la saison hivernale des stations de ski débute autour des vacances de Noël. Un protocole sanitaire a donc été pensé. Au programme ? Le port du masque obligatoire dès l'âge de 11 ans, une jauge maximale de six personnes par télécabine et de huit sur un télésiège, une distanciation physique dans les files d'attente… 

Pour l'heure pour autant, les professionnels du secteur n'ont toujours pas eu la confirmation du gouvernement quant à leur réouverture possible. "On espère un lancement autour de la mi-décembre, peut-être la troisième semaine.", a tout de même précisé au Point Claudie Blanc-Eberhart, directrice générale de Savoie Mont-Blanc Tourisme

A nouveau du public dans les stades ? 

Les supporters attendent de pied ferme de pouvoir revenir dans les stades. Malheureusement, cela ne devrait pas se produire avant début 2021. Selon la ministre des Sports Roxana Maracineanu dans Tout le sport sur France 3 mercredi 18 novembre, une jauge d'accueil maximale conditionnée à l'évolution de la situation sanitaire et à  la taille des infrastructures pourrait alors s'appliquer.

Le port du masque : toujours obligatoire pour les enfants de moins de 6 ans ? 

Depuis les vacances de la Toussaint, les enfants, dès l'âge de 6 ans, doivent porter un masque. Une mesure qui s'applique en classe, mais aussi pendant les récréations

Pour l'heure, il est trop tôt pour dire si elle sera maintenue ou non. Le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer n'a, en effet, laissé transparaître aucun élément de réponse. A noter qu'Emmanuel Macron a cependant confié souhaiter voir les activités sportives des enfants dans des clubs reprendre en décembre. 

20 décembre : fin des attestations de déplacement dérogatoire ?

Vraisemblablement, les Français pourraient se déplacer durant les fêtes de fin d'année, mais celles-ci devraient tout de même être célébrées en petit comité. "Il faudrait une catastrophe, une reprise incontrôlée de l'épidémie pour ne pas permettre aux Français de passer Noël en famille", a expliqué un proche du chef de l'État au Figaro.

Evoquée dans le plan du gouvernement, selon Europe 1 : la date 20 décembre marquerait la fin des attestations de déplacement. Une évolution qui interviendrait le dimanche alors que les vacances de Noël débutent le vendredi 18 décembre au soir, mais qui donnent espoir pour des retrouvailles familiales (en petit comité) au-delà du kilomètre réglementaire…

Mise en place d'un couvre-feu ?

Un allègement des mesures restrictives qui devrait être totalement différent du déconfinement du printemps puisqu'il pourrait s'accompagner d'autres mesures restrictives.

Le président de la République pourrait donc annoncer la mise en place d'un couvre-feu dès la fin du confinement. 
Jean Castex devrait quant à lui s'exprimer le 26 novembre sur la prochaine étape. 

Le Black Friday, décalé au 4 décembre 

C'est désormais acté ! Traditionnellement organisé le dernier vendredi de novembre, le Black Friday à la française sera décalé cette année au 4 décembre. Une décision née d'une concertation entre le gouvernement et les marchands. 

Ce changement de calendrier poursuit un objectif : permettre aux magasins dits "non-essentiels" de profiter de ce week-end de prix cassés. Si une possible réouverture de ces derniers dès le 28 novembre était espérée par les professionnels du secteur, le premier ministre se contente en effet, pour l'heure, d'évoquer une réouverture prévue "autour du 1er décembre". 

Du côté de la vente en ligne, Amazon France a également accepté de repousser ses opérations de promotion au 4 décembre, a confirmé le directeur Frédéric Duval à France Info. Une décision qui pourrait permettre aux enseignes physiques de rester dans le jeu. 

François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises, craint toutefois que les Français se rabattent sur les sites étrangers

A noter que le gouvernement ne pourra, par ailleurs, pas tout contrôler. "Les enseignes les plus malignes seront celles qui maintiendront leurs promotions, en disant qu'il s'agit de promos pour Noël par exemple" , a déclaré au Parisien Raphaël Bartlomé, responsable du service juridique de l'UFC-Que choisir.

La France "encore loin du déconfinement" 

Ne nous faisons pas d'illusion… Le déconfinement ? "On n'y est pas", a déjà déclaré Gabriel Attal, le 20 novembre sur France Info. Malgré tout, le porte-parole du gouvernement se veut relativement rassurant sur le plan sanitaire: "Il y a une amélioration. C'est important de dire aux Français qu'ils ne font pas des efforts pour rien".

Il a précisé : "Le travail qui est fait c'est de savoir si cette amélioration peut nous permettre autour du 1er décembre d'avoir une adaptation éventuelle du confinement". L'objectif, selon lui, est de permettre le travail à ceux qui n'ont pas encore la possibilité d'exercer leur activité.

Et le porte-parole du gouvernement d'ajouter: "Le Président l'a rappelé : relâcher nos efforts maintenant, c'est prendre le risque de les avoir faits pour rien".

Quant à la règle de la limite de 1h/1km pour les promenades, elle "fait partie des choses  qui peuvent être discutées", a-t-il expliqué.
En ce qui concerne les vacances de Noël, Gabriel Attal a conseillé aux Français d'attendre début décembre pour effectuer d'éventuelles réservations, afin d'avoir plus de "visibilité".

Même son de cloche pour la ministre du Travail Elisabeth Borne, qui a jugé qu'il était encore "trop tôt" pour réserver ses vacances au sport d'hiver. "Quand on voit les indicateurs sanitaires, (…) notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, où on a beaucoup de stations de sport d'hiver, c'est une des régions qui a la plus forte saturation (…) et faire arriver, dans ce contexte, beaucoup de touristes, (…) c'est vrai que ça semble difficile", a-telle expliqué sur BFM TV

Comme Olivier Véran, qui avait annoncé quelques jours plus tôt que les attestations de déplacement ne disparaitraient pas le 1er décembre, Elisabeth Borne a déclaré que nous devrions continuer à nous munir de ces papiers pour pouvoir circuler, dans les prochaines semaines. "On cherche la meilleure façon d'assouplir les règles", a ajouté la ministre du Travail, qui évoque notamment la réouverture des commerces au "plus tôt".

Le vaccin disponible dès janvier ? 

La course au vaccin s'accélère. Pfizer, Moderna, Biontech… Les laboratoires sont nombreux à avoir annoncé que leur solution était presque prête. Une bonne nouvelle qui a permis au porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, d'annoncer, ce 17 novembre, que les premiers vaccins pourraient "être distribué à partir du mois de janvier". "L'agence européenne du médicament a indiqué ce week-end qu'elle pensait pouvoir donner une validation à un premier vaccin d'ici à la fin de l'année pour qu'il puisse être distribué à partir du mois de janvier", a-t-il précisé dans l'émission 4 Vérités sur France 2. 

La jeunesse, génération sacrifiée ?

Pour 75 % des Français, les jeunes d'aujourd'hui sont une génération sacrifiée, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info.

Environ 65 % des sondés estiment que la jeunesse est "celle qui est actuellement la plus pénalisée par la crise sanitaire et ses conséquences" et 85 % considèrent qu'elle "sera plus encore à l'avenir pénalisée par les conséquences économiques de cette crise sanitaire".

Quant aux principaux intéressés, les jeunes, ils sont 75 % à déclarer qu'ils subissent "des préjudices importants", depuis le début de la pandémie, que ce soit sur le plan professionnel, économique ou sentimental.

Ils sont 57 % à avoir du mal à supporter le confinement, mais 46 % d'entre eux sont inquiets pour leur santé, et 80 % craignent pour celle de leur proche.

D'un autre côté, un Français sur deux estime que la jeunesse est en grande partie responsable "de la situation sanitaire actuelle car c'est elle qui a le plus propagé l'épidémie". 

"Mal-être, ras le bol, déprime" des Français, mais "pas de déconfinement" selon Véran

Olivier Véran a évoqué "la face cachée" du coronavirus, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le 19 novembre. "On l'appelle mal-être, ras le bol, stress, anxiété ou déprime, l'impact est réel. Nos vies sont bouleversées en profondeur", a déclaré le ministre de la Santé, qui admet que les effets du confinement et l'incertitude face au coronavirus mettaient à mal la santé mentale des Français. Les "situations de détresse psychologique" sont notamment observables chez les étudiants.

Chaque jour, on compte environ 20 000 appels au numéro vert d'aide psychologique.

Il a toutefois précisé que l'heure n'était pas au relâchement: "Le confinement n'est pas terminé (…) Ce n'est pas d'actualité de déconfiner le pays".

Olivier Véran a tenté de rassurer tout en appelant à rester vigilant : "Le virus circule moins vite depuis la mise en place du couvre-feu et du confinement (…) mais la charge sanitaire reste élevée dans nos hôpitaux. Elle a commencé à se réduire progressivement mais cela va prendre du temps".

Un troisième confinement ?

Devrons-nous subir un troisième confinement en mars ? C'est ce que semblait indiquer un document qui a fuité sur les réseaux sociaux et a provoqué la panique de bon nombre de Français. Il s'agissait d'une "note d'information" qui semblait provenir de la direction générale de la société civile du ministère de l'Intérieur. Elle indiquait: "Le Conseil de Défense ayant statué pour un troisième confinement au 12/03/2021, un climat contestataire ne saurait être admis avant le déconfinement du printemps 2021, sans quoi la campagne de vaccination massive ne pourra susciter un consentement populaire".

Certains ont mordu à l'hameçon, mais heureusement, 20 Minutes, qui a contacté le ministère de l'Intérieur, a affirmé qu'il s'agissait simplement d'une mauvaise plaisanterie, le document étant totalement faux.

De surcroît, la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises a assuré à l'AFP que la note ne correspondait "pas à la charte graphique des documents de la sécurité civile".

Plus de Blablabus avant mars 2021 

Les Blablabus ne circuleront plus en Europe avant le printemps 2021. "On veut éviter de faire le yo-yo : relancer pour Noël, refermer début janvier", a expliqué Nicolas Brusson, directeur général du groupe.

Et de préciser que d'ici mars, le groupe espère que l'on "aura quitté le stop & go, le confinement/déconfinement. Les annonces de ces derniers jours sur les vaccins ont l'air d'aller dans ce sens".

Quant aux billets déjà vendus, ils seront remboursés.

Peut-on encore se procurer la Play Station 5 ?

Elle est déjà la star de ce deuxième confinement. La Play Station 5 est sortie le 19 novembre en Europe. Et si vous comptiez l'inclure dans votre liste de cadeaux de Noël, vous avez tout intérêt à être (ultra) vifs, puisqu'elle serait presque en rupture de stock ! Toutefois, il vous est encore possible de vous la procurer. Leclerc devrait proposer un stock en quantité très limitée de consoles de jeu en fin de journée, mais attention, le site est fortement ralenti…

Dépression : les Français confinés, 2 fois plus touchés 

Enfermement, isolement, limitation des déplacements, des contacts sociaux, des achats… Depuis un mois, une nouvelle vague de dépression est observée en France.

Le nombre de personnes considérées comme "en état dépressif" a presque doublé entre la fin septembre et le début novembre, passant de 11 % à 21 % comme l'a précisé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Manifestement, outre le phénomène de la dépression saisonnière, le couvre-feu et le deuxième confinement ont pesé lourd sur la santé mentale des Français.

Solitude et tristesse

"La crise sanitaire du Covid-19 a révélé la vulnérabilité psychique de nombreux Français", a commenté le directeur général de la santé. Parmi les plus touchés, on trouve les jeunes de 18 à 24 ans, les inactifs, les seniors et les personnes en difficulté financière.

Olivier Véran met le holà sur l'optimisme du Déconfinement

Olivier Véran a nié qu'une réouverture des commerces était prévue dès le 27 novembre, jour du Black Friday, sur BFM TV: "Je n'ai pas d'éléments qui me permettent de penser que nous pourrions les rouvrir le 27".

Et le ministre de la Santé d'ajouter: "Je souhaite que nous soyons efficaces dans la durée et constants dans les mesures que nous prenons pour freiner le virus. La politique du stop and go ne serait pas bonne pour notre pays". En clair, Olivier Véran ne souhaite pas une réouverture hâtive des commerces qui pourrait entrainer une nouvelle fermeture peu après…

En ce qui concerne les fêtes de fin d'années, le ministre de la Santé a déclaré qu'il ne pouvait pas garantir "que nous pourrons être rassemblés à n'importe quel endroit du pays".

Un homme se fait contrôler sans attestation… et se retrouve en prison

Un habitant de Dunkerque, dans le Nord, âgé de 22 ans, s'est fait contrôler trois fois depuis le 1er novembre, alors qu'il se déplaçait… sans attestation. Il a d'abord écopé d'une amende de 135 euros, puis de 200 euros. Mais la troisième fois qu'il s'est fait prendre la main dans le sac, le 14 novembre, vers 1h du matin, il a été directement interpellé, raconte le site Actu.fr.

Il est même passé devant un juge, puis a été, ni plus ni moins, incarcéré. Verdict ? Deux mois de prison ferme, auxquels se sont ajoutés six mois supplémentaires de prison ferme pour deux peines qu'il n'avait pas purgées.

Il faut dire que Gérald Darmanin avait sommé les préfets de faire preuve de davantage de fermeté face au non-respect du confinement…

"100 % des trains" de la SNCF assurés pour Noël

Pourtant, les Français devraient pouvoir s'évader pour Noël ! La SNCF est "prête" pour assurer les voyages durant les vacances de Noël, a déclaré son PDG, Jean-Pierre Farandou, au micro d'Europe 1, le 17 novembre. 

Quant à Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports, il a confirmé sur le plateau de BFM TV que  "100% de leurs trains" seraient ouverts à la réservation pour les fêtes de fin d'année. 

"Évidemment ils sont échangeables et remboursables sans frais jusqu'au dernier jour (…) La situation est fragile mais nous nous sommes mis en ordre de marche pour ne pas être pris au dépourvu", a-t-il ajouté.

En Île-de-France, l'offre de métro se réduit

Face à la baisse de la fréquentation des métros, la RATP va réduire son offre de 50 % en Île-de-France, en heures creuses (c'est-à-dire entre 10 et 16 heures), selon Le Parisien. Toutefois, les lignes 13, 1 et 14 ne seront pas concernées par cette baisse de l'offre.

Le week-end et lors des vacances scolaires, les métros devraient circuler à 75 %.

En ce qui concerne les RER A, B, C et E, le trafic devrait rester normal. En revanche, quelques trains sont supprimés par la SNCF sur le RER D en heures creuses, depuis le 16 novembre. 

Macron s'est trompé (et c'est tant mieux) !

Le président de la République l'avait assuré le 28 octobre, en annonçant la mise en place du second confinement: "À ce stade, nous savons que quoi que nous fassions, près de 9 000 patients seront en réanimation à la mi-novembre, soit la quasi-totalité des capacités françaises". Or, comme l'a fait remarquer Ouest France, ces sinistres prédictions… ne se sont pas réalisées !

Le chiffre des 9000 patients en réanimation avait été communiqué à l'exécutif par l'institut Pasteur et Santé Publique France, peu avant la décision de mettre en place le confinement. Finalement, au 15 novembre, les chiffres de patients en réanimation ne sont pas si élevés puisque 4 880 patients contaminés par le Covid-19 se trouvent actuellement en réanimation. Une bonne nouvelle, donc…

Plus d'arrêts de travail longs ?

Difficile pour certains de pouvoir se rendre au travail en sérénité, lorsqu'ils ne peuvent télétravailler, qu'ils ont des enfants à charge ou qu'ils vivent avec des personnes à risque. Selon le Baromètre Absentéisme annuel de Malakoff Humanis, la quantité de longs arrêts de travail a augmenté de 33 % en 2020. Cette année, les arrêts de travail dus au Covid-19 ont représenté 6% de l'ensemble des arrêts de travail. Ils constituent 12 % des arrêts maladie, contre 9 % l'année précédente et s'élèvent en moyenne à 94 jours.

Le (début) de la fin du règne d'Amazon ?

Les Français en ont soupé de l'hégémonie Amazon. Le 16 novembre, une pétition signée par 120 politiques, syndicalistes et éditeurs a demandé à ce que le géant du net soit taxé lourdement. En outre, les habitants de l'Hexagone ont réduit leur consommation sur Amazon ces dernières semaines, selon une information d'Édouard Nattée, PDG de Foxintelligence, auprès de France Info.

Fermeture des bars et restaurants… jusqu'à quand ?

Le Point avance l'hypothèse d'un "maintien de la fermeture des bars et restaurants jusqu'au 15 janvier voire au 1er février". Le gouvernement envisagerait très sérieusement de maintenir ces établissements fermés "afin de lutter contre la propagation du coronavirus en France", a confié une source proche du dossier en contact direct avec Bercy. 

La messe ne sera pas dite en public 

Il n'y aura peut-être pas de rassemblement pour les messes et cérémonies religieuses avant la mi-décembre, selon une information du Figaro. Après une visioconférence du Premier ministre Jean Castex, du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et des représentants des cultes, il a été décidé que ceux-ci ne reprendraient pas avant début décembre, si le "premier rapport d'étape sanitaire" était positif, et pas avant la mi-décembre s'il était négatif.

La France "reprend le contrôle de l'épidémie", a assuré Olivier Véran dans L'Alsace. "Tout porte à croire que nous avons passé un pic épidémique", a déclaré le ministre de la Santé. Et d'ajouter: "Nous donnerons aux Français d'ici la fin du mois plus de visibilité sur comment les fêtes et les vacances pourront se dérouler".

Faits (insolites) : Pénurie de raclette et courses en slip :

Affluence dans les espaces verts

Le 14 et 15 novembre, les jardins et parcs étaient remplis dans la capitale. Les Français, et notamment les parents, étaient nombreux à prendre l'air dans les grands espaces verts, qui, contrairement au premier confinement, sont restés ouverts à Paris. "On a tous notre masque, nos distances. Le virus circule moins dehors et si on reste chez nous on va crever", a notamment déclaré une mère de famille auprès de BFM TV.

Mesures "jusqu'à l'été" et "prochains jours décisifs"…

Ne comptez pas sur un retour à la normale ni au Nouvel An… ni même au printemps. Il va falloir "vivre avec le virus sur le temps long" a annoncé le Premier ministre dans Le Monde samedi.

"Tant que nous n'aurons pas de vaccin, nous devons donner des perspectives sur les règles du jeu", a déclaré Jean Castex qui plancherait, selon l'article, sur une stratégie jusqu'à l'été.

"Une certitude : les rassemblements festifs, familiaux dans des salles de fêtes ne pourront pas reprendre avant longtemps. De même, les bars et les restaurants qui font aussi partie des endroits de contamination forte ne pourront pas rouvrir dès le 1er décembre, contrairement aux magasins de jouets, par exemple", explique au quotidien le chef du gouvernement.
Castex avait jugé jeudi, possible, si la baisse de la contamination au Covid-19 se confirmait, de prendre des mesures de déconfinement "strictement limitées aux commerces", et sur la base d'un protocole renforcé.

"Ma crainte, c'est que les Français ne se fassent pas assez vacciner", a-t-il modéré, en effet, selon un sondage Ipsos, la France se situe parmi les pays où l'intention de recourir au vaccin est la plus faible au monde…

Dans les mois à venir, "le télétravail devra perdurer sur la base d'un équilibre à trouver dans les entreprises pour éviter le tout ou rien", a précisé le Premier ministre au journal.

Sur Twitter, Castex a  répondu à un papa relayant un dessin de son enfant : "Dites-lui que nous travaillons dur pour que le père Noël puisse faire ses courses en France en décembre: si, comme tous ses lutins, nous respectons les gestes barrières, nous y arriverons !", a lancé le Premier ministre.

Pédagogie encore, sur le réseau social, et en direct de l'Elysée. Le président Macron a twitté samedi les gestes pour "sauver des vies", "en classe, au bureau, à la maison". Le chef de l'Etat a insisté sur le fait que "notre combat contre l'épidémie est collectif et les prochains jours seront décisifs".

Dix à table ? Calculez le risque d'attraper le coronavirus

Connaître votre risque d'attraper le Coronavirus en fonction de la taille des événements auxquels vous souhaitez participer, c'est désormais possible ! Mis en ligne mi-juillet, le site Covid-19 Event Risk Assessment Planning Tool le calcule pour vous ! 

Vous souhaitez participer à un diner de dix personnes dans les Yvelines ? Vous avez 32 % de risque d'attraper le Covid-19. Vous souhaitez célébrer votre anniversaire avec quinze de vos amis dans le Bas-Rhin ? Risqué, puisque vous avez 56 % de chance d'être contaminé. Vous avez prévu d'organiser votre mariage recensant 80 invités en Vendée ? Vous devriez envisager de reporter car vous avez 77 % de chance d'attraper le Coronavirus

Des statistiques fiables qui se basent sur le raisonnement de chercheurs de l'université Georgia Tech dont le travail a récemment été validé par une publication dans l'une des prestigieuses revues scientifiques Nature

Alors comment ça fonctionne ? Pour procéder à leurs calculs, les chercheurs se basent sur les nombres officiels des contaminations par département. Un recensement auquel s'ajoute l'hypothèse selon laquelle les contaminations réelles seraient cinq à dix fois supérieures que les chiffres officiels ne l'indiquent. Ainsi, les précédentes estimations se sont basées sur l'idée que seul un cas sur dix était détecté. 

© Capture d'écran du site Covid-19 Event Risk Assessment Planning Tool

A noter que, selon les propos tenus par son créateur, Joshua Weitz à l'AFP, l'outil base ses calculs sur l'idée qu'une personne positive reste contagieuse pendant dix jours. Une prévision qui s'élève pourtant plutôt à cinq-six jours. Le cas de figure de l'isolement des personnes contaminées n'est pas non plus pris en compte. Mais, le site souligne tout de même que la plupart des contaminations proviennent de personnes qui n'ont pas ou peu de symptômes. 

Une approche qui poursuit un objectif selon les confidences de Joshua Weitz : "Nous espérons que ces informations conduiront les gens à ne pas organiser ou à remettre en question leur participation à de grands événements, ainsi qu'à un renforcement du port du masque." 

Des députés LR veulent annuler la règle des 1h/1km pour la pratique sportive

"La pratique sportive est une nécessité vitale", a tenu à rappeler une quarantaine d'élus Républicains à la ministre des Sports dans une lettre qui lui a été envoyée ce vendredi 13 novembre, et dont l'AFP s'est procurée une copie. Leur objectif ? Attirer l'attention de Roxana Maracineanu "sur la détresse du monde sportif et de tous ses bénévoles et pratiquants".

À l'initiative du secrétaire général adjoint LR Fabien Di Filippo, les députés demandent concrètement la modification de deux règles qui contraignent les amateurs de sport. La première concerne "la suspension de la règle '1h/1km'". "Les pathologies liées à la sédentarité pèsent déjà à hauteur de 17 milliards d'euros sur nos comptes sociaux", argumentent-il.
Et d'ajouter : "Comment crédibiliser un reconfinement [..] quand vous expliquez aux Français qu'il serait plus dangereux de marcher, de courir ou de pratiquer le vélo seul en forêt ou à la campagne que de prendre le métro aux heures de pointe ? "

La seconde, quant à elle, concerne les collectivités qui font face à des pertes économiques énormes en raison de ces mesures. "Ses pertes (cotisations, mécénat, partenariats, billetterie, lotos, buvettes, etc.) se montent déjà à près de 400 millions d'euros, loin des 122 millions d'euros sur 2 ans promis par votre ministère…", assurent-t-ils. Un ensemble de données qui les poussent à réclamer "l'autorisation pour les collectivités de rouvrir leurs équipements sportifs aux associations pour des groupes réduits dans le respect de protocoles sanitaires renforcés."

Deux mesures "urgentes", selon eux, qui "permettront à toutes les disciplines de subsister dans les règles sanitaires les plus strictes".

Un confinement alterné permettrait de réduire le risque de contamination par 4

Se confiner une semaine sur deux.

C'est ce que propose une équipe de chercheurs majoritairement israéliens dont le travail vient d'être pré-publié dans la rue Nature Communications.
Leur idée est simple : permettre à seulement 50 % de la population de sortir en même temps. Un stratagème qui permettrait de réduire le risque de contamination par quatre, à en croire leurs recherches. "Une personne reste chez elle une semaine sur deux, ce qui divise par deux la chance d'être contaminée par des gens à l'extérieur, détaille à Sciences et Avenir la chercheuse française Navi Schulmann, qui a participé aux recherches. La semaine où elle sort, elle ne rencontre que la moitié de la population qu'elle a l'habitude de rencontrer, ce qui divise encore une fois par deux les chances de contamination." 
Tout en étant presque aussi efficace selon les scientifiques, cette solution pourrait permettre d'éviter de recourir au confinement total. "On voit que notre méthode […] est comparable au confinement classique de 75 à 80% de la population", précise Nava Schulmann, dont le travail consistait à effectuer les simulations numérique d'un confinement alterné.  

Une solution pour autant compliquée à mettre en oeuvre, comme a tenu à le souligner l'urgentiste Patrick Pelloux sur le plateau de BFM-TV: "La gestion d'un peuple doit être simple et pas contraignante", a-t-il indiqué.

Et pour cause : la mise en place d'une telle solution demanderait à ce que chaque personne appartenant au même foyer fasse partie du même groupe de sortie afin d'éviter la multiplication des contacts avec l'autre groupe.Un véritable casse-tête ! 

Faits du jour :

Gérald Darmanin appelle à mieux respecter le confinement

Si Gérald Darmanin a sommé les autorités policières de multiplier les contrôles, ce n'est pas de bon cœur, a-t-il assuré au micro de Franceinfo. "La police le fait de mauvaise grâce", a-t-il précisé. Alors que le palier des 100 000 verbalisations a été atteint depuis le début du confinement, le ministre de l'Intérieur a précisé que ces dernières 24h, il y en avait eu pas moins de 12 000. "Il convient désormais de faire respecter un peu plus encore ce confinement. Il est différent du premier, On ne peut pas tout à fait les comparer, puisqu'on peut aller chercher les enfants à l'école, on va travailler… Il est forcément différent du premier, mais il doit être davantage respecté", a-t-il ajouté.

Le Goncourt, décerné en novembre comme depuis 117 ans

Le prix Goncourt aurait dû être décerné le 10 novembre, mais a finalement être reporté par "solidarité". Les membres de l'Académie Goncourt se sont réunis ce vendredi au matin par visioconférence et, à la suite des propos du Premier ministre, annoncent qu'ils proclameront le prix Goncourt 2020 lundi 30 novembre. "Tous tiennent à ce que chacune et chacun puisse acheter des livres pour les fêtes de fin d'année ", a indiqué le jury dans un communiqué avec l'espoir que les librairies soient alors sur le point de rouvrir.

Castex : Mesures inchangées, mais Confinement prolongé ?

"Une attestation sera nécessaire pour se déplacer au-delà du 1er décembre", voilà comment le chef du gouvernement , Jean Castex, a annoncé subtilement, lors de son allocution, jeudi, la prolongation du Confinement

Le Premier Ministre a renoncé à alléger le confinement pour "sauver Noël".
C'était un rendez-vous très attendu. À la suite du Conseil National de défense hebdomadaire au cours duquel le gouvernement a décidé si le confinement devait être durci, maintenu en l'état ou assoupli, Jean Castex, accompagné de plusieurs de ses ministres, a présenté ses conclusions aux Français durant une conférence de presse qui a eu lieu ce 12 novembre.

Au programme ? Un maintien des mesures telles qu'elles sont appliquées depuis le 30 octobre dernier.
"Notre stratégie de fonctionnement fondée sur un équilibre différent de mars dernier semble produire les effets attendus [sur la propagation de l'épidémie], même si nous devons rester très prudents", a-t-il commencé.

Et de poursuivre: "Il serait irresponsable de lever ou d'alléger le dispositif maintenant" Une décision qui vaut pour les deux prochaines semaines – date à laquelle une réévaluation devrait à nouveau avoir lieu.

Davantage de contrôles… et d'amendes

Un maintien des mesures qui sera tout de même ponctué d'une hausse des contrôles de police dans les grandes métropoles. "Nous constatons dans certaines zones un respect encore insuffisant des règles [du confinement]", a indiqué le Premier ministre.

Pour autant, le premier ministre a tout de même tenu à saluer le comportement des Français dont les déplacements ont énormément diminué. "Nous observons une réduction très forte des déplacements ces dernières semaines. Ils sont inférieurs à 22 % par rapport à septembre dernier", s'est-il félicité.

Les Parisiens (et banlieusards ou habitants de la région) sont pour un fois les bons élèves. loin devant le reste de la France avec une baisse de plus de 40% des déplacements.

Télétravail

Autre bon point pour les Français : les mesures de télétravail semblent globalement respectées. "Nous avons mené une enquête pour voir si les règles étaient bien appliquées. L'enquête le montre : la très grande majorité des salariés et des employeurs jouent le jeu", s'est félicité la ministre du Travail Elisabeth Borne.

En tout, 45 % des salariés du privé auraient pu faire du télétravail la semaine dernière, dont 23 % 5 jours sur 5. "Il y a encore des marge de progrès pour que plus d'actifs télétravaillent", a tout de même souligné la ministre qui a appelé les employeurs et les salariés à "poursuivre leurs efforts". 

Les commerces non-essentiels restent fermés

Des comportements positifs qui ne permettront pourtant pas aux commerces dits "non-essentiels" de rouvrir leurs portes cette semaine. "Les commerces fermés au titre du confinement le resteront donc encore pour quinze jours supplémentaires", a indiqué le Premier ministre.

Une décision qui va dans le sens des propos tenus par le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement Marc Fesneau. Mercredi 11 novembre, il avait confié sur France Info que les commerces dits "non-essentiels" ne pourraient pas rouvrir "à ce stade". "Nous avons pour objectif de tout faire pour sauver le commerce", a tout de même tenu à préciser le premier ministre. Et le ministre de l'économie, Bruno Le Maire, de préciser : "Toutes les mesures économiques massives que nous avons mise en place pour les commerçants continuent de s'appliquer dans les quinze jours qui viennent". 

Une baisse de 16 % des contaminations a été constatée la semaine dernière dans l'Hexagone. Si cette tendance se poursuit d'ici à deux semaines, l'ouverture des commerces dit "non-essentiels" pourra alors être envisagée par le gouvernement. Un allégement qui ne concernera, cependant, pas les restaurants, bars et salles de sport.

Les lycées restent ouverts

De leur côté, les lycées restent, eux, ouverts. L'enseignement à distance pourra cependant être plus largement utilisé par les établissements scolaires. "J'ai toutefois demandé qu'au minimum 50 % du temps scolaire de l'élève se déroule dans le lycée d'ici à la fin de l'année civile afin de garantir le maintien d'un lien fort avec la classe", a précisé le ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer.

Un soutien pour les victimes économiques du confinement

Un ensemble de décisions qui s'inscrit dans la volonté du gouvernement de "ne pas reproduire le confinement du printemps dernier" qui s'était traduit par une mise à l'arrêt brutale de la vie économique du pays. "L'activité économique pourrait baisser de 12 % au mois de novembre. Un choc important, mais trois fois moins qu'au printemps dernier", a souligné le Premier Ministre.

Malgré tout, un grand nombre français continuent de traverser des épreuves professionnelles. "J'entends assumer mes responsabilités pour protéger les victimes économiques du confinement", a poursuivi Jean Castex. Un prolongement du chômage partiel a ainsi été pensé, et un délai supplémentaire pour s'inscrire à Pôle Emploi prévu. A noter que les demandeurs d'emploi en fin de droits bénéficieront également d'un rallongement de leur assurance chômage pour le temps du confinement. Une mesure qui concerne 65 000 Français.

Objectif : célébrer Noël en famille

Au travers de cette décision de maintenir le cap, l'objectif du gouvernement est clair : permettre aux Français de célébrer les fêtes de fin d'année de la manière la plus normale possible. Un nouvel allégement au moment des vacances de Noël pourrait être ainsi envisagé si le confinement continue de freiner la propagation de l'épidémie en France. "J'espère que nous pourrons passer des fêtes de fin d'année dans la sérénité", a insisté Jean Castex. Cela, seul le temps nous le dira.

Fêter Noël, retrouver sa famille et se réunir pour les Réveillons

Si le gouvernement n'a pas encore annoncé la prolongation du Confinement jusqu'à Noël, les Français, eux, semblent avoir déjà privilégié la prudence aux festivités. Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour Proximis, rendu public le 11 novembre 2020, le respect des mesures sanitaires prime sur l'envie de se réunir. Il ne faut pas faire courir de risque à ses proches.

Ainsi, 53% des personnes interrogées ne fêteront pas Noël en famille "par peur de la contamination au Covid-19".

Et pas question, non plus, de convier ses amis autour de la table et de la dinde aux marrons : 73% des sondés annoncent qu'ils verront moins de personnes durant les fêtes de fin d'année.

Report du shopping

Plus d'un Français sur deux (55%) annonce qu'il achètera ses cadeaux en avance, avant fin novembre 2020 et 40% des interrogés déclarent qu'ils attendront l'année prochaine pour acheter les cadeaux. 

Selon la même enquête, le budget cadeaux est lui en chute libre en 2020 : -30% de dépenses par rapport à 2018, à 241 euros.

Les sapins de Noël "essentiels"

Chaque année, six millions de sapins naturels sont vendus en France. Avec un risque de prolongement du Confinement et de mesures supplémentaires de restriction en fonction de la situation épidémique, la question autour de l'arbre des fêtes de fin d'année se posait. Selon le gouvernement, le sapin est bien "un produit essentiel". 

Le ministère de l'Agriculture et de l'Economie a annoncé que les sapins de Noël seront proposés à la vente à partir du 20 novembre, selon une information du Figaro.

Un décret doit préciser dans les prochains jours les modalités commerciales. Parmi elles, "l'achat des sapins sur les parkings des grandes surfaces et des fleuristes", détaille Bercy au quotidien. 

Le confinement sera-t-il prolongé jusqu'en 2021 ? Alors que la question de passer les fêtes de fin d'année confinés nous taraude, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, assure que le gouvernement mettra tout en œuvre pour préserver ce moment de convivialité et de partage en famille.

Ce que dit le gouvernement sur Noël et la fin d'année

"On ne veut pas d'un Noël en visio, on veut que les Français puissent fêter Noël le plus normalement possible", a déclaré le 8 novembre le porte-parole du gouvernement dans le Grand Rendez-vous d'Europe1/CNews/Les Échos. "Si on prend des mesures difficiles aujourd'hui, c'est précisément pour ça", a-t-il expliqué.

Dix jours après le début du Confinement, la circulation du coronavirus reste intense: les contaminations augmentent et le bilan dépasse désormais les 40.000 morts. Olivier Véran, le ministre de la Santé, invité ce week-end de Franceinfo et France Inter, a mis en garde contre des pratiques festives en période de crise sanitaire. On fera attention à ne pas contaminer les parents, les grands-parents, que les marchés de Noël on est serrés les uns contre les autres, avec le verre de vin chaud ou la tartiflette, comme on en mange à Grenoble à ce moment-là. Il y aura forcément la distanciation. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne pourra pas avoir des moments de joie, des moments de préparation ensemble", a assuré Olivier Véran.

Pourra-t-on se déplacer, aller voir ses proches fin décembre ? 

Le ministre de la Santé "le souhaite ardemment." "Nous verrons, je ne fais pas de pronostics. Ca ne veut pas dire que je suis défaitiste, ça veut dire que je suis prudent. Mais en tout cas, quoi qu'il en soit, on sait qu'on aura l'application des gestes barrières, et qu'ainsi ce sera un Noël un peu spécial de ce point de vue-là", a-t-il continué.

 Sur  BFMTV, la professeure Karine Lacombe s'est dite ce lundi "modérément optimiste pour Noël". "Ce virus sera encore là pour plusieurs mois, peut-être 1 ou deux ans", a expliqué l'infectiologue ajoutant: "C'est au sein de la famille et de l'entreprise que l'on se contamine le plus, dans tous les moments de convivialité".

Des envies d'évasion (contrariées)

Contrôles et verbalisations renforcés

Le Premier Flic de France Gérald Darmanin a annoncé mardi 10 novembre un "renforcement des actions de contrôle du confinement".
Le ministre de l'Intérieur a demandé, par télégramme, aux préfets d'appliquer la nouvelle procédure de renforcement des contrôles et verbalisations, selon Europe 1, qui s'est procuré le document. "Je vous demande une particulière fermeté pour faire respecter, sur le terrain […] les rassemblements privés, les rassemblements de voie publique et la fermeture des établissements recevant du public, mais également les déplacements individuels n'entrant pas dans le champ des exceptions autorisées", a ajouté le locataire de la Place Beauvau.

Les Français dépensent beaucoup et stockent toujours

Les apéros-jardins, la tendance de ce confinement ?

Vous ne pouvez plus recevoir d'invités chez vous pendant le confinement… mais si vous vous languissez des fins d'après-midi passées à prendre l'apéro entre amis, et que vous disposez d'une terrasse (ou d'un balcon), vous pouvez adopter la tendance de l'apéro-jardin, popularisée dans le Nord !

À Saint-André-Lez-Lille, des voisins d'un quartier sortent désormais le dimanche à la même heure, et restent devant leurs pâtés de maisons respectifs, certains munis de masques afin de redoubler de vigilance, pour prendre un verre et discuter par jardins interposés ! Un bon moyen de conserver le lien social tout en respectant le confinement. Et si vous vous lanciez aussi ?

Une amende pour les personnes atteintes de Covid-19 qui ne respectent pas l'isolement ?

D'après les informations d'Europe 1, le gouvernement français réfléchit à rendre obligatoire l'isolement des personnes atteintes du Covid-19. Les personnes infectées pourraient alors être contrôlées de près, avec des amendes en cas de manquement. Des patients testés positifs choisissent, en effet, de ne pas ébruiter leur état de santé pour continuer à travailler et ne pas s'isoler une semaine, au risque de continuer à propager le virus. Au cours de son allocution le 28 octobre dernier, pour annoncer le reconfinement, Emmanuel Macron avait appelé à un isolement plus efficace des périodes positives pour pouvoir sortir efficacement du confinement. En Suisse, au Royaume-Uni et dans de nombreux pays d'Asie, les patients contaminés peuvent déjà se voir infliger une lourde contravention s'ils sortent de chez eux avant la fin du délai imposé par les autorités sanitaires. 

Mise au vert et écologie… au-delà d'1 km

Le secrétaire national d'EELV, Julien Bayou, a demandé ce 9 novembre la révision des contraintes du confinement pour garantir aux Français un égal "accès à la nature". Lors d'une visioconférence de presse, il a plaidé pour l'adaptation de la limitation de déplacement pour les promenades: "Ce kilomètre constitue une rupture du principe d'égalité car pour beaucoup de Français, il n'y a pas de parc et jardin dans ce périmètre (…) Or, l'accès à la nature est indispensable à la santé mentale", qui plus est dans cette période troublée.

Pas de confinement ciblé pour les personnes âgées

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal écarte un confinement imposé pour les seniors. "D'abord parce qu'éthiquement, ce serait objectivement compliqué", a-t-il souligné sur Europe1 dimanche. "Ensuite parce que c'est parfois méconnaître la situation de beaucoup de personnes âgées qui ne vivent pas seules et qui vivent avec parfois plusieurs générations de la même famille dans le même appartement", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui, il n'y a pas un pays qui ait mis un confinement pour les personnes fragiles. Aujourd'hui, la stratégie qui fonctionne, c'est celle d'un confinement généralisé", a martelé Olivier Véran ce dimanche sur France Inter. Le ministre de la Santé a également noté "un ralentissement de la progression de l'épidémie" grâce au respect de l'isolement par les Français.

L'exécutif avait réfléchi à un possible confinement des personnes à risques, selon les informations du Monde du 6 novembre. "On travaille dessus, si l'épidémie réduit", aurait-on déclaré dans l'entourage d'Emmanuel Macron. Le 26 octobre, le conseil scientifique avait estimé à 22 millions le nombre de personnes dites vulnérables, en France. Un chiffre qui comprend les seniors, mais aussi des jeunes avec "facteurs de comorbidité (diabète, surpoids, insuffisance rénale, cancer)". Toutefois, pour le conseil scientifique, ce type de confinement "ne pourrait être obligatoire, pour des raisons à la fois éthiques, sociales et sans doute juridiques (rupture d'égalité)". "Cela serait penser que les jeunes ne sont pas touchés par la maladie", avait déjà modéré un membre du ministère.

Vers une réouverture des magasins ?

Par souci d'équité avec les enseignes contraintes de baisser le rideau, la grande distribution a reçu l'interdiction de vendre des produits jugés "non essentiels". Ce qui "a un impact réel", a relevé ce lundi sur BFM Business Thierry Cotillard, président d'Intermarché et Netto. Et pour cause, elle s'est traduite dans ses hypermarchés par une baisse de fréquentation "de l'ordre de 20%" et une chute de chiffre d'affaires d'environ 15%. Pour autant ses supermarchés sont en manque de main d'œuvre, notamment pour l'activité drive qui affiche des "croissances incroyables" de l'ordre de "80-100%" !

Les organisations de commerçants s'accordent à dire que la fermeture des magasins avantage dangereusement les plateformes de commerce en ligne. Elle demandent de restreindre les ventes en ligne "aux seuls produits de première nécessité" et d'interdire le "Black Friday" qui doit avoir lieu le vendredi 27 novembre 2020.

Commerce en ligne

"Prendre Amazon comme bouc émissaire n'est pas la solution: cet acteur ne représente que 20 % du commerce en ligne en France", a répondu Bruno Le Maire dans le JDD. Pour encourager la numérisation des petits commerces de proximité, Bercy prévoit de référencer les solutions existantes sur le site clique-mon-commerce.gouv.fr.

Les magasins, autorisés à ouvrir le dimanche

La décision de fermer les boutiques a été "un crève-cœur", a déclaré  Bruno Le Maire, invité de BFMTV le 9 novembre 2020. Le ministre de l'Economie a annoncé que si les Français étaient déconfinés à temps pour Noël (ce qui n'est pas de son ressort), alors ils pourront faire leurs cadeaux et du shopping tous les dimanches. Bercy veut aider les commerçants à "rattraper au maximum le chiffre d'affaires perdu" durant le double confinement de l'année 2020.

Le Black Friday aura bien lieu

Le Black Friday aura bien lieu car je n'ai "pas la possibilité de l'interdire ". a ajouté le ministre de l'Economie sur BFMTV.

Alerte sur les dérives du Click and Collect

Vous avez sûrement croisé des attroupements de personnes devant des magasins d'articles de loisirs, de vêtements, de jouets ? Le ministère de l'Economie a alerté sur de mauvaises pratiques qui ont été observées dans le cadre du système Click and Collect. Un dispositif qui permet à de nombreuses enseignes dites "non-essentielles" de continuer à vendre leurs produits, à condition que ces derniers soient commandés à l'avance.

Parmi les dérives observés, Bercy pointe du doigt les commandes qui sont passées devant ou à l'intérieur du magasin, et non plus au domicile comme l'exige pourtant ce système. Une mauvaise habitude qui provoque la création de files d'attente devant les enseignes des magasins. "Ce n'est pas acceptable car les files d'attente multiplient les contacts", a rappelé un proche de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, dans les colonnes du Parisien.

Déplacements : les Français bougent 2 à 3 plus que lors du premier Confinement

Nous nous déplaçons beaucoup plus que lors du premier Confinement. C'est l'enseignement que nous pouvons tirer des récentes données partagées par de nombreuses entreprises, à l'instar de Orange ou encore Waze. Une baisse de 30 % du trafic autoroutier a ainsi été observée par la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef). Un chiffre qui avait atteint 60 % lors du premier confinement.

Pour autant, aucun exode rurale massif n'a pas été observé selon Orange. Seule la capitale a vu le nombre de sa population diminuer: – 150 000 habitants à Paris. Aucune région française ne semble, pour autant, en avoir fait les frais. "Il n'y pas une zone en particulier qui a vu une arrivée massive de gens ", atteste Michaël Trabbia, directeur de l'innovation d'Orange. Des déplacements en hausse par rapport au premier confinement qui sont cependant à remettre en perspective. Ce second épisode de confinement est, en effet, une version allégée de celui qui nous avait été concocté au printemps. En moyenne, pour l'instant, une personne contrôlée sur 10 est verbalisée.

Des mesures renforcées à Paris et en IDF

Le confinement devient plus strict à Paris et dans la région parisienne. Un arrêté de la préfecture de police a été publié le 5 novembre et précise que "les activités de livraison et vente à emporter de tous les produits préparés par les restaurants et débits de boissons et les établissements flottants (péniches)" seront interdites à Paris, entre 22 heures et 6 heures. Une mesure qu'Anne Hidalgo avait annoncée sur BFMTV-RMC. "On a de nouvelles restrictions sur Paris et la petite couronne décidées hier. Le préfet de police m'a demandé mon avis et j'ai donné mon accord", avait-elle précisé. Une initiative prise afin d'empêcher les "débordements" et "attroupements" qui pouvaient avoir lieu selon la maire de Paris. 

Les frais d'envoi des livres, pris en charge ?

Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot ont annoncé dans un communiqué que l'État prendrait désormais en charge les frais d'envoi des livres commandés dans les librairies indépendantes, pendant la période du confinement. Une façon de les "aider à poursuivre leur activité à travers la vente en ligne" et de permettre aux libraires "de ne facturer à leurs clients que les frais de port au tarif minimum légal, soit 0,01 euro". Quelles sont les librairies concernées ? Celles qui "répondent aux critères de taille TPE et PME et dont la vente de livres neufs est l'activité principale", précise-t-on.

Colère des libraires

Si 7 Français sur 10 approuvent le nouveau confinement, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour Franceinfo et Le Figaro, 52 % des Français ne comprennent pas la fermeture des commerces non-essentiels. Les librairies n'ont pas été considérées comme des commerces essentiels et ont donc dû fermer leurs portes. Le critique littéraire et présentateur de l'émission de France 5 La Grande Librairie, François Busnel a donc lancé une pétition intitulée "Monsieur le Président, faisons le choix de la culture en rouvrant les librairies !", un texte signé par l'Académicien Erik Orsenna, le dessinateur Joann Sfar, l'écrivaine Delphine de Vigan ou encore la comédienne Sandrine Kiberlain. 

Le coup de gueule d'Olivier Véran

Les députés de l'Opposition sont parvenus le 4 novembre à voter pour le prolongement de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 14 décembre, alors que la Majorité souhaitait le maintenir jusqu'à février. Scandalisé par ce coup politique et las des critiques face aux mesures restrictives du gouvernement, Olivier Véran a poussé un véritable coup de gueule à l'Assemblée Nationale.

Le ministre de la Santé a expliqué qu'il venait de visiter le service de réanimation d'un hôpital de Corbeil-Essonnes, en Île-de-France… et a perdu son sang froid, en interpellant ceux qui ne mesuraient pas la gravité du coronavirus: "Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans, dans le coma, intubé et ventilé avec pas loin de dix pousse-seringue pour pouvoir à la fois l'alimenter et lui fournir les médicaments essentiels pour le maintenir en vie". Laissant la colère monter, il a martelé: "Dans la deuxième chambre, il y avait un homme de 35 ans en surpoids. C'est ça la réalité, mesdames et messieurs les députés. Si vous ne voulez pas l'entendre, sortez d'ici".

Faire ses courses

Le 1er novembre, Jean Castex avait annoncé dans le JT de 20H de TF1 qu'à partir du 4 novembre, tous les produits qui ne peuvent être vendus dans les commerces de proximité, tels que les vêtements, les fleurs ou les livres, ne pourraient pas non plus être en vente dans les grandes surfaces. En outre, une jauge de capacité d'accueil a été mise en place, conformément à ce qui a été énoncé dans le nouveau décret. Les "supermarchés, les magasins multi-commerces, les hypermarchés et les autres magasins de vente d'une surface de plus de 400 m²" ne peuvent pas "accueillir un nombre de clients supérieur à celui permettant de réserver à chacun une surface de 4 m²".Les produits cosmétiques devraient toutefois rester disponibles dans les rayons. Selon Bercy, ceux vendus dans les grandes surfaces sont souvent bien différents de ceux proposés dans les magasins spécialisés tels que Sephora, Marionnaud, Yves Rocher… et ne constitueraient donc pas une "concurrence déloyale".

    "Pour savoir quel type de produit va être disponible en grande surface, il suffit de se demander : 'est-ce que ce produit là peut être vendu par un petit commerce de proximité ou est-ce que ce commerce est fermé?' Si le commerce ne peut pas ouvrir, c'est que vous ne pourrez pas le trouver dans une grande surface de 400 m2", a expliqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur BFMTV.

      Le e-commerce raflera-t-il la mise ?

      Internet sera-t-il (de nouveau) le grand gagnant du confinement ? Alors que le chiffre d'affaires d'Amazon a bondi de 37 % au troisième trimestre et que son bénéfice a triplé, les petits commerçants, dont les libraires, qui ont dû fermer à cause de l'assignation à domicile, redoublent d'inquiétude. "N'achetez pas des livres sur les plateformes numériques", a lâché la ministre de la Culture Roselyne Bachelot sur LCI. "Amazon se gave, mais à nous de pas les gaver", a-t-elle précisé.

      Pour faire preuve de solidarité, le site Rakuten a lancé un fonds d'aide aux commerces. "Nous avons proposé de reverser 50% des commissions de notre chiffre d'affaires réalisé sur les catégories de produits en tension, celles dont les magasins sont fermés et pour lesquelles la période de Noël est si cruciale", a précisé à France 3 Fabien Versavau, PDG de Rakuten France.

      Prendre les transports : trafic des trains et métros

      Quid de la fréquentation des métros ?

      Jean-Baptiste Djebbari a indiqué, au micro de Franceinfo, qu'il y avait 100 % de l'offre de métros pour 35 % de la fréquentation. Aux heures de pointe, la fréquentation "est réduite de moitié par rapport à l'année dernière".

      En Île-de-France, la fréquentation des transports a baissé de 50% avant 7 heures, et entre 25 et 40% selon les lignes entre 7 heures et 9 heures, comme l'a précisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à RMC-BFMTV. Jusqu'à 21h, pour l'instant, les métros, bus, RER et tramways de la région restent assurés à 100%, jusqu'à nouvel ordre.

      Si l'entreprise ferroviaire avait maintenu l'intégralité de son trafic afin d'assurer le retour de vacances de la Toussaint, la SNCF réduit son offre de transports longue distance dès le 5 novembre, en raison du confinement. Dès jeudi 75% des TGV sont supprimés. Sur certaines lignes, jusqu'à 80 % des trains devraient être annulés. 

      L'ensemble des billets déjà achetés pour les trajets retirés seront annulés et remboursés. 

      Les TER devraient eux aussi être impactés par la réduction de circulation. Les discussions sont plus complexes, les TER étant subventionnés par les régions. 

      La direction de la SNCF indique que l'activité de fret " devrait être comparable à celle du premier confinement ", soit un peu moins de 60% de l'activité initialement prévue.

      Sur le site de la SCNF, il est également précisé que l'offre de restauration à bord est désormais suspendue. Pour rappel, en mars 2020, seuls 7% des trains circulaient.

      Confinement et santé

      Prendre soin de soi pendant le confinement

      Confiné.e.s à la maison

      Confinement et enfance

      Un reconfinement national

      Au programme : un mois de novembre où chacun est prié de rester chez soi. A noter que Emmanuel Macron prône désormais un confinement quelque peu allégé par rapport au précédent.  Ainsi, les établissements de première nécessité resteront ouverts. Certains services continueront également de fonctionner, comme les mairies, les préfectures ou pôle emploi.

      À l'instar des trains qui circuleront normalement jusqu'à dimanche soir, selon un communiqué de la SNCF.

      Les compétitions sportives professionnelles, quant à elles, pourront, heureusement, continuer, a précisé jeudi la ministre déléguée aux sports, Roxana Maracineanu. Une décision qui ne s'applique pas aux clubs amateurs.

      Quels sont les établissements qui restent ouverts ? À quelles conditions avez-vous le droit de sortir de chez vous ? Est-il possible de se déplacer sur le territoire ? On fait le tour de la question.

      Quid des territoires d'outre-mer ?

      Jean Castex en a précisé les modes d'applications et de fonctionnement du confinement lors d'une conférence de presse, le 29 octobre. Les territoires d'outre-mer, sauf la Martinique, ne seront pas concernés par les mesures de confinement, a précisé Jean Castex. Mais il a ajouté que "des tests seront en revanche exigés au départ ou à l'arrivée de ces territoires, afin d'éviter tout risque de diffusion du virus".

      Un confinement allégé

      Emmanuel Macron l'affirme : "Nous avons appris des appris des événements du printemps". Une expérience significative qui l'a amené à repenser le confinement sur trois points principaux :

      • Les crèches écoles, collèges et lycées resteront ouverts. "Avec des protocoles sanitaires renforcés", a précisé le Président.
      • Le travail restera possible, à condition de favoriser le télétravail lorsque celui-ci est possible.
      • Les EHPAD et maisons de retraites pourront continuer à recevoir du public.

      Un assouplissement qui permettra notamment aux usines, aux exploitations agricoles et entreprises de BTP de rester actifs. "L'économie ne doit ni s'arrêter, ni s'effondrer", a insisté Emmanuel Macron.

      Ce qui est autorisé : vos droits

      Le retour de l'attestation

      Comme au printemps, les sorties ne seront autorisées qu'à certaines conditions. "C'est le retour de l'attestation", a indiqué le Président. Il ne sera possible de sortir de chez soi qu'à condition :

      • D'aller travailler
      • De faire ses courses
      • D'aller chez le médecin
      • De se rendre auprès d'une personne en situation de dépendance
      • De se promener autour de chez soi dans un rayon d'un kilomètre
      • D'accompagner son enfant à l'école

      Cette fois, trois attestations différentes sont disponibles puisqu'il en existe désormais une bien distincte à fournir en cas de déplacement professionnel et en cas de trajet professionnel

      Se déplacer à 1km de son domicile : carte interactive

      Pour prendre l'air ou faire du sport, vous pouvez sortir dans un rayon d'un km autour de votre domicile. Pour connaître le périmètre exact dans lequel vous pouvez vous déplacer et l'ensemble des rues qui vous sont accessibles, Geoconcept a mis en place une carte interactive.

      Que peut-on faire ou non ?

      L'Association des Maires de France (AMF) a publié un tableau, mis à jour après le décret du 2 novembre, pour récapituler quels établissements sont ouverts ou fermés et ce qu'il est possible de faire durant ce second confinement. 

      Permis de chasser

      Dans certaines conditions, il sera permis de chasser"Pour des raisons d'intérêt général", la secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité, Bérangère Abba a précisé que certains chasseurs pourraient bénéficier de "dérogations sur demande de l'autorité administrative" afin de pratiquer cette activité.

      "L'idée et la consigne passée aux préfets est de se tenir au strict minimum et tout ce qui pourrait ne pas présenter de caractère d'urgence n'aura pas lieu dans ce mois de confinement", a précisé la secrétaire d'Etat à la Biodiversité qui a annoncé des dérogations pour éviter la "prolifération" des sangliers responsables d'importants dégâts sur les cultures et des cervidés problématiques pour les forêts, précisant que les prélèvements seraient définis au niveau local.

      Le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) Willy Schraen avait ensuite mentionné les lapins, lièvres, faisans et pigeons. Mais non, les seules autres espèces chassables sont les cormorans "à une époque où les piscicultures sont très exposées, à l'approche des fêtes de fin d'année", a précisé le ministère.

      Les chasses à courre sont interdites, seuls les battues le tir à l'affût peuvent être organisés.

      Et "la chasse dite de loisir est suspendue. Il n'est donc pas permis de chasser dans la limite d'une heure quotidienne et dans la limite d'un kilomètre autour de son domicile, comme l'attestation dérogatoire de déplacement le permet lorsqu'il s'agit de promenades ou d'activités physiques", explique la FNC sur son site.

      Ce qui est interdit :

      Les sorties régionales interdites

      L'allégement prôné par le gouvernement ne concerne pas les déplacements en région. Jusqu'au premier décembre, ces derniers sont interdits. Pas de panique cependant ! Le locataire de l'Elysée a annoncé qu'il y aurait une certaine tolérance pour les Français qui rentreront des vacances de la Toussaint.

      Selon un communiqué de presse diffusé par la SNCF, les trains circuleront normalement de jeudi à dimanche. Cela, afin de faciliter les retours de vacances.

      A noter que les frontières européennes demeurent ouvertes, mais que les frontières extérieures resteront fermées. "Bien évidemment : les Français de l'étranger resteront libres de regagner le territoire", a-t-il affirmé.

      Fini les soirées entre amis et dîners entre voisins

      Même si ce second confinement est relativement plus souple, il ne vous est pas possible "d'aller chez des amis ou de recevoir des amis à la maison", comme l'avait précisé Jean Castex, lors de sa conférence de presse du 29 octobre. Il en va de même pour les voisins

      Les réunions privées et les rassemblements publics sont prohibés

      "Comme au printemps, les réunions privées en dehors du strict noyau familial seront exclues. Les rassemblements publics seront interdits", a annoncé Emmanuel Macron. Même à son domicile, le Président a d'ailleurs appelé à la prudence. Il conseille notamment à tout un chacun de porter un masque et de respecter les distances de sécurité avec les membres de sa famille. Cela, même dans son propre salon.

      Le télétravail à généraliser

      "Le télétravail n'est pas une option" pour les entreprises qui peuvent le mettre en place. "Un travailleur qui peut effectuer toutes ses tâches en télétravail doit le faire cinq jours sur cinq", a-t-elle conclu.

      Coiffeurs et esthéticiennes, interdits d'exercer à domicile ?

      Le ministre délégué en charge des PME, Alain Griset, a annoncé sur BFM TV que les coiffeurs et esthéticiennes ne pourraient exercer à domicile. "La coiffure et l'esthétique à domicile est encore plus dangereux qu'en salon ou en institut", a-t-il déclaré. Et de préciser : "En salon, il y a des protocoles qui ont été mis en place. Ils respectaient les protocoles sanitaires. Et un coiffeur qui irait à domicile entrerait dans un lieu qui n'est pas sécurisé".

      Une interdiction qui a été confirmée par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. "Nous corrigerons dans la journée, La coiffure à domicile ne sera plus possible, par souci d'équité", a-t-il asséné au micro de RTL.

      Quelles sont les aides du gouvernement ?

      Pour faire face à l'impact économique d'une telle mesure, le ministre de l'Economie Bruno le Maire a déclaré que l'aide économique serait plus importante que lors du premier confinement. Il a présenté une batterie de mesures de soutien aux entreprises, pour un montant de 15 milliards d'euros par mois :

      •  "Toutes les entreprises et tous les commerces qui sont fermés par décision administrative pourront recevoir une indemnisation allant jusqu'à 10 000 euros", et ce, "peu importe le secteur d'activité, peu importe le secteur géographique." Il a annoncé l'activation d'un fonds de solidarité de 6 milliards d'euros par mois de confinement.
      • Exonération totale des cotisation sociales pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés fermées administrativement.
      • Les prêts garantis par l'Etat et les prêts directs de l'Etat seront renforcés. 
      • Un crédit d'impôt incitant les bailleurs à annuler une partie des loyers sera ajouté dans le projet de loi de finances pour 2021.
      • Le chômage partiel pour les salariés et les employeurs qui ne pourront pas travailler.

      Le président de la République avait annoncé qu'un plan spécial pour les indépendants, les commerçants, les très petites et moyennes entreprises serait pensé. "Je le sais, [ils] redoutent plus que tout les prochaines semaines", a-t-il déclaré.

      Un confinement réévalué toutes les deux semaines

      Les modes d'application et de fonctionnement du confinement feront l'objet d'une réévaluation toutes les deux semaines. "Nous déciderons le cas échant de mesures complémentaires. Et nous évaluerons si nous pouvons alléger certaines contraintes", a ajouté le président de la République. Au travers de ce confinement généralisé, le but du gouvernement est clair : réduire très fortement le rythme des nouvelles contaminations pour l'heure très élevé sur l'intégralité du territoire.

      Le confinement généralisé devrait durer jusqu'au 1er décembre au minimum.

      "Au bout d'un mois, nous verrons", a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran sur franceinfo, laissant entendre que le nouveau confinement qui débute vendredi 30 octobre pourrait durer 2 à 3 mois.

      L'objectif du gouvernement est de passer de 40 000 cas de contamination par jour à 5 000 d'ici quatre semaines, un but inaccessible en 4 semaines pour les scientifiques. 

      Selon France Inter, un scénario englobant les fêtes de fin d'année, Noël et le Nouvel An et courant jusqu'au 5 janvier, a été envisagé par l'exécutif. Cette nouvelle échéance après la Saint-Sylvestre pourrait être retenue si les indicateurs de l'épidémie ne s'améliorent pas dans les semaines qui viennent.

      Les restrictions sanitaires de ce nouveau confinement ont été assouplies par rapport au premier. Les crèches, écoles, collèges et lycées sont ouverts. "On fait quoi à la cantine et en éducation physique et sportive ? A ces moments-là, les gens n'ont pas le masque et ils parlent, donc ce sont des occasions de contamination", a expliqué l'épidémiologiste Dominique Costagliola à l'AFP.
      Les usines, les entreprises de travaux publics continueront leur activité, les guichets de services publics aussi et les parcs et jardins sont accessibles au public. Les transmissions restent possibles, comme les contaminations intrafamiliales.

      Le confinement permet donc de ralentir la propagation du virus mais ne garantit pas son arrêt. Ses résultats dépendent aussi pour beaucoup des comportements individuels. Un durcissement du confinement est à envisager.

      Vos questions : 

      Peut-on présenter un justificatif oublié après le contrôle de Police ? 

      Masque, attestation, pièce d'identité, justificatif de déplacement… Il en faut des choses avant de sortir de chez soi ! Et un oubli est si vite arrivé… 

      Si cela se produit pourtant, vous risquez une amende. Alors est-il de possible de présenter des pièces justificatives aux forces de l'ordre ultérieurement pour éviter d'avoir à payer ?

      Attestation, pièce d'identité et justificatif de déplacement… C'est le même combat. En cas d'oubli de l'un de ces documents, les policiers sont autorisés à vous verbaliser. Une sentence définitive puisque, malgré votre bonne foi, vous ne serez pas autorisés à présenter votre justificatif ultérieurement.

      Vous l'aurez compris : il ne vous reste, malheureusement plus qu'à payer.  

      La Police peut-elle vérifier votre caddie, sac de courses ou ticket de caisse ?

      D'abord, il faut savoir que les agents de police ne peuvent procéder aux contrôles à l'intérieur d'un magasin ou d'un supermarché. Toutefois, ils ont le droit de se placer devant la sortie du commerce et attendre que les clients aient effectué leurs achats. Pour vérifier que vous avez bien acheté des produits "de première nécessité", les agents de police peuvent éventuellement vous demander d'ouvrir votre votre sac, selon le tchat mis en place par la police nationale sur leur site, mais ils n'ont absolument pas le droit de fouiller votre sac. Quant au ticket de caisse, "cela reste au bon vouloir de la personne contrôlée de le présenter. Elle ne peut y être contrainte", a précisé la gendarmerie nationale auprès de Journalistes Solidaires.

      Puis-je effacer mon attestation et la réutiliser ?

      Malheureusement, il ne vous est pas possible d'écrire au crayon de papier sur votre attestation pour une première sortie, puis de gommer et réécrire sur la même feuille pour un autre déplacement. "L'attestation doit être unique", avait précisé le ministère de l'Intérieur. Vous devez, en conséquence, remplir votre attestation avec un stylo. Sinon, vous risquez l'amende de 135 euros…

      Si vous souhaitez tout de même faire des économies de papier et que vous êtes muni d'un smartphone, vous pouvez remplir l'attestation numérique

      Comment demander le remboursement de mon assurance auto en confinement ?

      Selon UFC-Que Choisir, les assurances ont économisé environ 2,2 milliards d'euros grâce à la baisse des accidents de la route (de 14 % cette année) conséquence des confinements. Pourtant, le prix des cotisations devrait augmenter entre 1,5 et 2 % d'ici 2021. Étant donné la diminution du risque lié au fait que nous prenons moins la voiture ou la moto, vous pouvez vous faire rembourser, mais la marche à suivre dépendra de votre assurance.

      Si la votre fait partie des cinq "bons élèves"  cités par UFC-Que Choisir (parmi eux : la MAIF ou la MATMUT), vous avez dû recevoir un courrier qui vous précise le montant qui vous sera remboursé.

      Pour d'autres, il est nécessaire d'écrire une lettre afin de demander la diminution du montant de la prime d'assurance automobile . L'association a rédigé une lettre-type disponible sur son site.

      Puis-je rendre visite à mon compagnon s'il n'habite pas avec moi ?

      Malheureusement pour beaucoup de couples, rendre visite à l'élu(e) de son cœur ne fait pas partie des motifs de déplacement autorisés en confinement. Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, avait donné quelques conseils aux couples séparés par les mesures restrictives, au micro de Fun Radio : "C'est difficile, je le comprends. J'ai des amis qui ne sont pas confinés avec leur partenaire. On peut se faire un dîner (ou plus) en Face Time. On peut se commander l'un pour l'autre un livre sur le site Internet du libraire du quartier, que l'un et l'autre va chercher… C'est un petit signe qui est envoyé".

      Pour une grande partie des amoureux toutefois, la séparation est trop difficile à supporter. Selon un sondage Ifop pour Consolab récemment publié, 32 % des personnes en couple ont retrouvé au moins une fois leur moitié au domicile de l'un ou l'autre, depuis le début du confinement. Et 25 % d'entre eux comptent le faire à nouveau avant la fin de ces mesures restrictives !

      Comment contester ses amendes ? 

      100 000. C'est le nombre de verbalisations qui ont été effectuées par la police depuis le début du second confinement. Une chiffre qui devrait croître ces prochains jours en raison de la multiplication des contrôles décidée par le gouvernement.

      Pour rappel, la première infraction est sanctionnée d'une amende de 135 euros. Une chiffre qui grimpe à 200 euros en cas de récidive dans les quinze jours. Une pénalité financière qui peut se transformer en délit dès la troisième verbalisation. Le risque est alors plus élevé puisqu'il s'agit de six mois d'emprisonnement, et 3750 euros d'amende.

      Vous avez été victime d'une verbalisation que vous estimez non justifiée ? Heureusement, il est possible de contester votre amende si vous estimez que celle dernière n'était pas justifiée. Une manœuvre qu'il est possible de réaliser en ligne ou par courrier dans un délai de 45 jours.

      Si vous souhaitez contester en ligne, c'est simple : sur le site antai.gouv.fr, vous devrez fournir votre avis de contravention, présenter les raisons de votre contestation et indiquer le montant de votre amende. Une consignation vous sera également demandée.

      A l'inverse si vous souhaitez contester par courrier, il vous faudra envoyer le formulaire de requête en exonération joint à l'avis par courrier recommandé à l'adresse postale située en bas à droite de la première page de votre PV. Une fois encore, vous devrez fournir les motifs de votre contestation sur papier libre, l'original de votre contravention et vous acquitter d'une consignation.

      A noter que tout ticket, témoignage ou encore avis de convocation vous permettra de plus facilement prouver vos dires. Attention, donc, à bien les conserver.

      Une fois votre réclamation réceptionnée, le Ministère public pourra classer l'affaire sans suite, ou décider que votre demande n'est pas justifiée et donc vous convoquer devant un tribunal de police.

      Les grands-parents peuvent-ils aller chercher les enfants à l'école ?

      Il est tout à fait possible pour les grands-parents d'aller chercher leurs petits-enfants à l'école. Les parents ne sont pas les seuls à être en mesure de récupérer leurs enfants, ils peuvent désigner leurs propres parents, un voisin ou une voisine, une nounou… Il est toutefois conseillé de fournir à l'école ou à l'enseignant le nom de celui ou celle qui vient chercher votre enfant. 

      Peut-on remplir plusieurs attestations par jour ?

      Bien qu'il soit fortement recommandé de sortir le moins possible, vous pouvez tout à fait cumuler les attestations dans la même journée. En théorie, vous pouvez par exemple promener pendant une heure votre chien le matin, puis remplir une différente attestation pour faire votre jogging à 18h et une autre pour chercher votre enfant à l'école à 16h30. Si votre motif de sortie est "essentiel", vous n'avez pas de nombre maximal de déplacements à dépasser.

      Peut-on se promener à vélo ?

      Lors de sa conférence de presse du 29 octobre dernier, le Premier Ministre Jean Castex n'avait pas évoqué la pratique du vélo. Un manque pour de nombreux adeptes.

      Le 4 novembre, c'est la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, qui est venue apporter des précisions sur cette question. "Il est possible de pratiquer [le vélo, Ndlr.] dans la limite d'un kilomètre autour de son domicile et d'une heure par jour", a-t-elle indiqué sur le compte Twitter de son ministère. Ainsi, ces règles s'appliquent si vous souhaitez faire du sport, vous promener ou simplement faire vos courses. A noter que cette limitation dans le temps et l'espace ne s'applique pas aux cyclistes qui se rendent au travail.

      Une activité de loisir qui doit cependant se pratiquer seul. Le masque, quant à lui, n'est toujours pas obligatoire lorsqu'on conduit son vélo conformément aux recommandations de l'OMS. 

      Un cycliste allemand résidant à Efringen-Kirchen, dans le Bade-Wurtemberg qui se baladait le long du Rhin, en France, à ainsi été verbalisé à hauteur de 135 euros, rapportent Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Il se trouvait en effet à plus d'1km de son domicile, et ne respectait donc pas les lois en vigueur. Ce féru de la petite reine a bien tenté d'expliquer que le Confinement n'avait pas les mêmes restrictions dans son pays, mais il a dû s'acquitter de l'amende forfaitaire.

      Un ensemble de limitations qui agace pourtant profondément certains passionnés de vélo. Le 3 novembre, l'association nationale des VTTistes, la Moutain Bikers Foundation, a réclamé "un ajustement à la hausse du 1km/1h". "Ce créneau semble compliqué à tenir, notamment sur le long terme, pour des raisons d'équité entre les citoyens et de bon équilibre entre rigueur sanitaire et bien-être physique et moral apporté par la pratique d'activité en pleine nature ", a avancé le comité directeur du MBF dans un communiqué. 

      Et son président, Olivier Schneider, d'ajouter sur son compte Twitter:  "On note qu'en extérieur, et notamment à vélo, même lors de contacts "longs", le risque de transmission est faible, a-t-il expliqué. Laissez les cyclistes tranquilles. Les empêcher de pédaler, c'est se tromper de combat."

      Quid des mariages, enterrements et cérémonies religieuses ?

      Les mariages seront limités à 6 personnes. Quant aux cérémonies religieuses, elles ne pourront pas se tenir en public, sauf les enterrements, qui pourront se dérouler à 30 personnes.

      Est-il possible de déménager ?

      Il vous est possible de déménager. Contrairement au premier confinement, les sociétés de déménagement sont équipées de masque et de gel hydroalcoolique et sont donc opérationnelles. Toutefois, le client devra s'adapter lors de la réception et de l'enlèvement des cartons, puisqu'il ne sera pas possible de se trouver à plusieurs dans le logement.

      En cas de déménagement, vous aurez besoin d'une attestation de déplacement dérogatoire, accompagnée d'un justificatif quant à la nécessité du déménagement, tel qu'un acte de vente.

      Puis-je faire mes courses accompagné ?

      Il vous est possible de faire vos courses avec votre conjoint, un membre de votre famille ou vos enfants, qui sont confinés avec vous, si, par exemple, vous n'avez pas de moyen de garde ou qu'il est compliqué de faire autrement. Camille Chaize, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a confirmé qu'il était également possible de faire ses courses avec un ami ou un voisin, même s'il n'est pas confiné avec vous, et de se déplacer en covoiturage… mais à condition de respecter les distances de sécurité, dans le véhicule et dans le supermarché ! Chacun devra évidemment être muni de son attestation.

      Peut-on faire ses achats pendant plus d'1 heure et à plus d'1 km ?

      Non, aucune limite de distance à parcourir ou de temps n'est précisée pour les motifs de sortie autres que prendre l'air, promener son chien ou faire de l'exercice. N'ayez crainte, vous pouvez donc faire vos courses tranquille. Pensez bien toutefois à rester muni de votre attestation, et de cocher la case "effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle, des achats de première nécessité, des retraits de commandes et des livraisons à domicile".

      Si vous vous faites contrôler par un agent de police, toutefois, il pourra vous demander de présenter votre ticket de caisse ou vos sac(s) de courses pour vérifier que vous êtes bien sorti pour effectuer des achats. Il ne pourra toutefois ni fouiller vos cabas ni juger de la pertinence de votre déplacement pour ce type de commissions.

      Que risque-t-on si l'on reçoit des invités chez soi ?

      Tout comme si vous sortiez de votre domicile sans attestation, vous risquez une amende de 135 euros si vous invitez des voisins ou amis chez vous. Le propriétaire du logement où se déroule la réception ne serait alors pas le seul à payer l'amende, puisque chaque convive débourserait aussi 135 euros pour avoir bravé le confinement. En cas de récidive dans le 15 jours, l'amende peut monter jusqu'à 200 euros. Si vous bravez le confinement trois fois en moins d'un mois, vous vous exposez à 3.750 euros d'amende et six mois de prison.

      Quant à ceux qui organisent des fêtes, ils ne peuvent se faire verbaliser directement chez eux, puisque la loi ne le permet pas. Par contre, les agents de police pourront patienter en dehors du logement pour procéder à la verbalisation.

      Dans la nuit du 7 au 8 novembre, une patrouille de police a découvert qu'une soirée privée se déroulait dans un bar de La Rochelle alors qu'il était officiellement fermé depuis le confinement… Pas moins de 25 personnes participaient aux festivités. Selon le compte Facebook de la police nationale de Charente-Maritime, les 25 personnes ont été verbalisées.





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