enquêtes ouvertes sur de mystérieuses mutilations de chevaux

C’est pour le moment un mystère qui entoure plusieur morts de chevaux en France, dont le point commun est un décès de manière surprenante et surtout une mutilation avec une oreille coupée sur chacun des animaux retrouvés. Plusieurs enquêtes ont ainsi été ouvertes dans la Somme et le Puy-de-Dôme, ont indiqué mardi 30 juin les parquets de Clermont-Ferrand et d’Amiens.

Le parquet d’Amiens est saisi de trois faits survenus au printemps : un à Quend Plage, sur le littoral, et deux à Berny-en-Santerre, en Haute-Somme, concernant des « chevaux ou poneys » retrouvés morts avec l’oreille droite sectionnée.

Trois enquêtes préliminaires ont été ouvertes et « regroupées sous l’autorité d’un seul enquêteur pour pouvoir étudier tous les rapprochements possibles », a indiqué à l’AFP le procureur d’Amiens, Alexandre de Bosschère. Confiées aux gendarmes de la brigade de recherches de Péronne, elles visent le délit « d’actes de cruauté envers un animal ».

Plusieurs autres cas à travers la France

Dans le Puy-de-Dôme, une enquête préliminaire a également été ouverte au printemps et confiée aux gendarmes des Ancizes pour deux faits similaires qui ont eu lieu à six mois d’intervalle entre fin 2018 et juin 2019 dans le même village. « Mais les propriétaires n’avaient pas porté plainte dans un premier temps, avant que d’autres affaires soient médiatisées en  France », a indiqué le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Eric Maillaud.

Mais les cas ne se limitent pas à ces deux départements, plusieurs autres actes similaires ayant été recensés un peu partout en France. On en retrouve ainsi dans l’Aisne, en Vendée, en Moselle, dans la Loire et le Lot, selon Eric Maillaud « Nous sommes en contact avec les autres parquets pour tenter d’établir des rapprochements et éventuellement regrouper les enquêtes mais pour l’instant ce n’est pas le cas », a-t-il ajouté.

« A priori l’oreille n’a pas été déchiquetée par un autre animal, les coupures semblent avoir été réalisées par un instrument mais nous n’avons aucune piste, tout cela reste un grand mystère », a estimé le magistrat.

« Est-ce un challenge lancé sur internet ? Un défi ? La pulsion d’un individu ? Toutes les pistes sont envisagées », a indiqué à l’AFP Bruno Wallart commandant de la compagnie de gendarmerie de Riom (Puy-de-Dôme). Pour lui, le seul point commun de ces affaires, c’est « la mort de ces chevaux de façon surprenante et la mutilation ».

« Ça interroge. Il y a une sensibilité forte autour de la souffrance des animaux. Nous (la justice) en tout cas, on se donne les moyens. On traite ça de manière très sérieuse, simplement pour l’instant, on n’a pas de pistes », a estimé le procureur d’Amiens.

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