« Il était très engagé dans sa mission » et « toujours dans le dialogue », témoigne l’un de ses amis

Christophe Capuano, lui même enseignant, se souvient du professeur d’histoire décapité. Il l’a rencontré  lors de sa formation, à la fin des années 90.

Le professeur d’histoire-géographie assassiné vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) était « très engagé dans sa mission d’enseignant » et il « était toujours dans le dialogue », témoigne samedi 17 octobre sur franceinfo un ancien camarade de promotion, Christophe Capuano, lui-même professeur d’histoire à l’université Lyon 2.

Les deux hommes se sont connus à la fin des années 1990 au moment des concours de l’enseignement, à l’IUFM, l’ex-institut universitaire de formation des maîtres de Lyon. Déjà à cette époque, « il était d’une extrême gentillesse et c’était quelqu’un qui était toujours dans le dialogue, qui n’était jamais fermé à la discussion, explique Christophe Capuano. Il était très engagé dans sa mission d’enseignant, il avait une vocation et il s’épanouissait dans son métier. Il adorait ça, même s’il était parfois avec un public plus ou moins difficile. Il voulait toujours convaincre les élèves par le dialogue. »

Enseigner la liberté d’expression fait partie du programme du second degré, donc il appliquait le programme. Et c’est pour avoir appliqué le programme qu’il a été assassinéChristophe Capuano, enseignantà franceinfo

Christophe Capuano se dit « complètement effondré » après la mort de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine. Face à cette acte « horrible », Christophe Capuano affirme qu’il se sent « plus que jamais enseignant » : « J’étais professeur d’histoire-géographie dans le secondaire, comme lui. Maintenant, je suis professeur d’histoire à l’université mais je me sens plus que jamais enseignant. J’ai plus que jamais le sentiment de la nécessité de cette fonction. »

L’enseignant lyonnais souhaite désormais « citer » le « nom et l’exemple » de son ami : « Je citerai son nom et son exemple auprès de mes étudiants, auprès des futurs professeurs d’histoire-géographie parce qu’à mon sens, il incarne ce que doit être un professeur d’histoire-géographie, il incarne les valeurs de tolérance, de transmission, d’échanges. »



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