« Je crois à la réincarnation »

Sheila a été éprouvée par la mort de son fils Ludovic Chancel, survenue en juillet 2017. Mais la chanteuse a pu trouver une planche de salut grâce à la musique. L’interprète de « L’école est finie » s’est confiée auprès de « VSD » sur la douleur de l’absence, sa manière de survivre et ses croyances qui l’aident à tenir le coup.

Cela va faire bientôt 3 ans que Sheila a été frappée par un drame lancinant, la mort de son fils Ludovic Chancel, décédé le 7 juillet 2017 des suites d’une overdose. La chanteuse de 74 ans tente, tant bien que mal, d’avancer et de continuer à sourire.
Auprès de VSD, Sheila a révélé être rongée par l’absence de son fils Ludo alors que le terrible anniversaire de son décès approche: « À la base je suis une mère, et une mère qui perd son fils, ce n’est pas dans la normalité. Mais je crois à la réincarnation, et au moment où je vous parle, Ludo est là, près de moi, je le sens« . 
Ce qui aide l’artiste à faire preuve d’une telle force, c’est sa conviction que Ludovic Chancel n’est pas tout à fait parti. « Après un tel drame, soit on s’écroule, soit on reste debout. Ludo n’aurait pas aimé voir sa mère s’écrouler, je suis remontée sur scène un mois seulement après sa disparition. Mais, surtout, je sais qu’il est là derrière et qu’il me tient debout« , a-t-elle expliqué. La chanteuse donne tout pour la musique et a montré à son public qu’elle remontait la pente, en dévoilant un nouvel album au début 2020, Septième Continent.

Sheila, la rage de « survivre »

Brisée mais dotée d’une véritable volonté de survivre, Sheila s’était déjà livrée sur sa façon de tenir le coup, quelques mois seulement après la mort de son fils, auprès de Paris Match : « A part la musique, je n’ai plus de parents, je n’ai plus d’enfant, je ne vois pas ce qu’il me reste d’autre. [Elle pleure.] Donc, oui, je suis remontée sur scène parce que je n’avais pas le choix. Alors je chante. Parce que les gens m’aident. Je ne fais pas ça pour avoir de l’admiration, je fais ça pour survivre. »

Et l’interprète des Rois Mages d’ajouter, avec sagesse : « La vie a l’avantage de vous faire grandir, mais aussi de vous laisser des cicatrices indélébiles. Tout cela m’a pas mal entamée. Mais le seul qui me fera tomber, c’est celui qui est au-dessus de ma tête. » Un exemple de résilience.



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