la décrue se poursuit dans les hôpitaux


COVID-19 EN DIRECT – Le recul de l’épidémie se confirme samedi 21 novembre en France avec une diminution ces dernières 24 heures des nouvelles hospitalisations (-510) et des entrées en réanimation (-73).

[Mise à jour du samedi 21 novembre à 21h34] L’épidémie de coronavirus a contaminé 2 127 051 Français depuis le début de la pandémie, plus de 48 500 en sont morts (+276 ces dernières 24 heures à l’hôpital), indique le bilan épidémiologique de Santé Publique France du 21 novembre. 31 365 personnes sont hospitalisées (-510) ce samedi, dont 4 493 en réanimation (-73). La circulation du virus Sars-CoV-2 diminue toujours en France, puisque le nombre de nouveaux cas confirmés a baissé de 40% sur la semaine du 9 au 15 novembre pour la deuxième semaine consécutive, celui des nouvelles hospitalisations a diminué de 13% ainsi qu’en réanimation (-9%), et ce pour la première semaine. Le taux de reproduction du virus (R) est par ailleurs repassé sous la barre du 1, dans la majorité des régions. Le vaccin quant à lui poursuit sa course vers la commercialisation : Pfizer a déposé vendredi 20 novembre sa demande d’autorisation de mise sur le marché auprès de l’Agence américaine des médicaments (FDA). Si le ministre de la santé Olivier Véran a indiqué durant sa conférence de presse du 19 novembre que  » le déconfinement n’est pas d’actualité « , Jean Castex a quant à lui fait preuve d’optimisme au cours d’un déplacement à Dijon samedi 21 novembre, et évoqué la réouverture des commerces non-essentiels  » dans quelques jours « . Emmanuel Macron s’exprimera mardi 24 novembre à 20 heures. Nombre de cas de Covid-19 en France, évolution, décès, cartes pour suivre l’épidémie par département et régionclustersR0 en France… Chiffres et infos du jour.

Dernières infos en direct :

  • Baisse des hospitalisations. Les hospitalisations liées au Covid-19 chutent de 13% entre la semaine 45 et la semaine 46, passant de 19 940 entrées à 17 390. Le taux d’hospitalisations a diminué durant la semaine du 9 au 15 novembre dans la majorité des régions métropolitaines, les baisses les plus marquées étant en Corse (-38%), en Provence-Alpes-Côte d’Azur (-24%), en Ile-de-France (-21%), dans les Hauts-de-France (-20%) et en Auvergne-Rhône-Alpes (-20%). Il a néanmoins augmenté dans la région Grand-Est (+18%) ainsi qu’en Centre-Val de Loire (+7%) et en Pays de la Loire (+2%)
  • Vaccins. Pfizer et BioNTech ont déposé vendredi 20 novembre leur demande d’autorisation de mise sur le marché de leur vaccin contre le Covid-19, auprès de l’Agence américaine des médicaments (FDA). Ils sont les premiers fabricants à le faire aux Etats-Unis et en Europe. Le Figaro rapporte qu’une réunion publique du comité consultatif de la FDA a été annoncée le 10 décembre afin d’étudier la requête, suite à laquelle les scientifiques de l’Agence rendront leur verdict. Evalué en parallèle par l’Union européenne et l’Australie ou encore le Royaume-Uni, le vaccin pourrait rapidement traverser l’Atlantique. « Les entreprises seront prêtes à distribuer le vaccin dans les heures suivant l’autorisation », ont-elles dit dans leur communiqué.
  • Réouverture des commerces. Jean Castex a réaffirmé son souhait, au cours d’un déplacement à Dijon samedi 21 novembre, de voir les commerces non-essentiels réouvrir « dans quelques jours « . « Nous rouvrirons les commerces autour du 1er décembre avec un protocole sanitaire renforcé », aurait ajouté selon le député Didier Martin le Premier ministre lors d’un entretien avec les représentants de commerçants.  Le même sort pourrait être réservé aux cérémonies religieuses.  » On devrait rouvrir, parce que le conseil d’État nous y a invité, les lieux de cultes « , a expliqué Jean Castex. Les bars et restaurants resteront quant à eux fermés. 
  • SNCF. Le Directeur général de Voyages SNCF, Alain Krakovitch, annonce samedi 21 novembre sur BFMTV que  » 100% des trains  » pourront  » si les conditions sanitaires le permettent  » circuler le 14 décembre.
  • Amazon France reporte son Black Friday.  » Nous avons décidé de reporter la date du Black Friday si cela permet d’ouvrir les commerces de proximité, les commerces physiques, avant le 1er décembre « , a annoncé samedi 21 novembre le directeur général d’Amazon, Frédéric Duval.
  • Vaccination de 30 à 40% des parisiens. La mairie de Paris a annoncé l’objectif de vacciner « de 30 à 40% de la population » dès « début janvier » voire même en décembre si un vaccin est disponible, en ciblant « les plus de 65 ans et les plus fragiles« , a déclaré vendredi l’adjointe à la Santé Anne Souyris. « Une deuxième phase de vaccination » suivra pour le reste des deux millions de Parisiens, qui « se ferait en médecine de ville« , a indiqué Anne Souyris lors d’une visioconférence avec la maire de Paris, Anne Hidalgo, les maires d’arrondissement et le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique.
  • Allocution d’Emmanuel Macron mardi 24 novembre à 20 heures. Le Président de la République s’exprimera sur une adaptation des règles du confinement face à l’épidémie de Covid-19, a informé l’Elysée. Cette allocution télévisée interviendra une semaine avant l’échéance du 1er décembre fixée par le chef de l’Etat lorsqu’il avait annoncé le reconfinement national le 28 octobre.
  • 6 mois d’immunité après l’infection ? Selon les chercheurs de l’université britannique d’Oxford et des hôpitaux universitaires d’Oxford, les personnes atteintes par le Covid-19 sont peu susceptibles de contracter de nouveau la maladie dans les six mois suivant. Cette première analyse se fonde sur une étude menée entre avril et novembre 2020 auprès de 12.180 soignants employés dans les hôpitaux universitaires d’Oxford régulièrement dépistés pour déterminer s’ils avaient développé des anticorps et s’ils avaient le Covid-19.
  • Pas de retour à la « normale » pour les fêtes de fin d’année. Dans un entretien accordé au Monde, le Président du conseil scientifique Covid-19, Jean-François Delfraissy a estimé que l’objectif des 5000 nouveaux cas de Covid-19 par jour (+ de 2000 aujourd’hui) fixé par Emmanuel Macron ne serait pas atteignable pour Noël : « Je pense que nous atteindrons ce niveau plutôt après Noël, voire début janvier. Ce confinement allégé a des avantages par rapport au précédent. (…) Mais il a évidemment moins de puissance pour ralentir la circulation du virus qu’un confinement très strict comme celui du mois de mars. On ne pourra sans doute pas atteindre une situation  » normale  » au moment des fêtes de fin d’année. »
  • L’OMS déconseille le Remdesivir comme traitement du Covid-19. Dans un communiqué publié vendredi 20 novembre, l’OMS déconseille le médicament antiviral Remdesivir « pour les patients admis à l’hôpital pour le Covid-19, quel que soit le degré de gravité de leur maladie, car il n’y a actuellement pas de preuve qu’il améliore la survie ni qu’il permette d’éviter d’être placé sous ventilation artificielle« . L’OMS pointe du doigts ses effets secondaires et son coût élevé.
  • 20 établissements scolaires fermés à cause du Covid-19. Dans son point de situation du 20 novembre dans le contexte de l’épidémie Covid-19, le ministère de l’Education nationale indique 20 établissements scolaires sont fermés à cause du Covid-19 (sur 61 500 en tout, 0.03%) dont 13 écoles, 4 collèges et 3 lycées ce qui représente 222 classes (0.04%). 13870 élèves ont été diagnostiqués comme positifs au virus soit 0.11% de tout les élèves de France.
  • Test antigéniques à l’essai dans les lycées. Des tests antigéniques vont être déployés dans les lycées sous forme d’opérations « pilotes » de dépistage des personnels et des élèves volontaires, a annoncé le ministère de l’Education nationale dans un communiqué de presse vendredi 20 novembre. Ces opérations pilotes débuteront lundi 23 novembre et se dérouleront sur plusieurs semaines dans une trentaine de lycées répartis sur l’ensemble de la région Ile-de-France, selon le ministère. Ces opérations permettront  » d’identifier rapidement les personnes porteuses du virus et de rompre les chaînes de contamination, afin de mieux protéger les jeunes, leurs familles et l’ensemble de la communauté éducative « , ajoutent l’Agence régionale de santé (ARS), la Région académique Ile-de-France et l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) dans un communiqué. Un déploiement à plus grande échelle est prévu.
  • ​​​​​​Quelles sont les mesures pour freiner l’épidémie Covid-19 en France ?
    Pour freiner la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 en France, Emmanuel Macron a annoncé un nouveau confinement entré en vigueur dans la nuit du jeudi 29 octobre minuit et jusqu’au 1er décembre. Le ministre de la Santé Olivier Véran a déclenché le plan blanc au niveau national le 29 octobre. Cela implique la déprogrammation des hospitalisations non-urgentes dans tous les hôpitaux. Samedi 7 novembre, les députés ont adopté la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021.
  • Le télétravail est à nouveau à privilégier pour tous les salariés qui le peuvent. « Le télétravail n’est pas une option a indiqué la ministre du Travail Elisabeth Borne, il doit s’imposer dans les secteurs privés 5 jours sur 7″. 
  • Les services publics, les exploitations agricoles, les usines et le BTP peuvent continuer de travailler.
  • Les réunions privées, en dehors du noyau familial, les rassemblements publics et les déplacements entre régions sont interdits.
  • Les cérémonies religieuses sont interdites. Les lieux de cultes restent ouverts.
  • Les enterrements sont limités à 30 personnes. Les mariages sont limités à 6 personnes.
  • Les frontières extérieures sont fermées, sauf pour le retour des ressortissants français. Toute personne arrivant sur le territoire doit fournir la preuve d’un test négatif réalisé dans les 72h.
  • Restent ouverts : Les plages, parcs, jardins, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées, les secteurs périscolaires avec des protocoles renforcés (masques obligatoires dès 6 ans, arrivée en horaires décalés à l’école pour limiter le brassage des élèves…), les Ehpad (visites autorisées sous protocole sanitaire strict), les marchés alimentaires, les commerces essentiels dont la liste a été fixée par l’arrêté du 15 mars (garages, station-service, magasin d’alimentation, marché, magasins d’informatique, de bricolage, quincaillerie, vendeurs de journaux et papeterie,  pharmacie, commerces d’articles médicaux et orthopédiques, opticiens, blanchisserie-teinture, services funéraires, banques, assureurs, tabacs, vendeurs de cigarettes électroniques, hôtels (sans restauration).
  • Sont fermés : Les universités et les écoles d’enseignement supérieur, les commerces non essentiels (fleuristes, coiffeurs, libraires…), les établissements recevant du public, les bars, restaurants, cinémas, théâtres, centres commerciaux, salles de spectacles, salles polyvalentes, salles de conférence, les parcs d’attractions, les salons, foires et expositions, les établissements qui proposent des activités extra-scolaires (sportives ou artistiques) comme les clubs de sport.

Le couvre-feu instauré depuis le début de mois d’octobre n’a pas suffi à freiner l’épidémie. Le Président de la République, Emmanuel Macron, a ainsi annoncé, le 28 octobre, un reconfinement de la population du jeudi 29 octobre, à minuit, jusqu’au 1er décembre. Si les chiffres de suivi de l’épidémie s’améliorent, le ministre de la santé Olivier Véran a prévenu dans la conférence de presse du 19 novembre que « le déconfinement n’est pas d’actualité ». Jean Castex avait indiqué mardi 17 novembre à l’Assemblée nationale que les attestations de sortie ne seront pas supprimées après le 1er décembre. A cette date, l’allègement du confinement actuel devrait concerner uniquement les commerces qui pourraient rouvrir. « Cette étape ne pourra pas concerner d’autres établissements recevant du public comme les bars, restaurants et salles de sport » avait prévenu le Premier ministre le 12 novembre. Le but étant de « permettre un nouvel allègement » au moment des fêtes de fin d’année avait-il dit, même s’« il ne sera pas raisonnable d’espérer organiser de grandes fêtes à plusieurs dizaines de personnes, notamment pour le réveillon de la Saint-Sylvestre » .

Les déplacements sont interdits sauf dans les cas suivants et sur attestation individuelle à remplir à chaque sortie pour :

  • Les déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ou les universités (ou établissements d’enseignement supérieur) pour les étudiants ou les centres de formation pour adultes et les déplacements professionnels ne pouvant être différés.

72% des patients Covid-19 en réanimation sont des hommes.

  • Les déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle, des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées (liste sur gouvernement.fr) et les livraisons à domicile.
  • Les consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés et l’achat de médicaments.
  • Les déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables et précaires ou la garde d’enfants.
  • Les déplacements des personnes en situation de handicap et leur accompagnant.
  • Les déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie.
  • Les convocations judiciaires ou administratives et rendez-vous dans un service public (Pôle Emploi, CAF, mairie, préfecture…).
  • La participation à des missions d’intérêt général sur demande de l’autorité administrative (maraudes, aide alimentaire).
  • Des attestations permanentes sont nécessaires pour les déplacements domicile travail et pour amener les enfants à l’école.

Une amende forfaitaire de 135 euros sera appliquée en cas de non-respect du confinement. Elle pourra aller jusqu’à 3 750 euros en cas de récidive.

« Même si les indicateurs restent à des niveaux élevés, leur observation suggère que le pic épidémique de la seconde vague a été franchi » annonce Santé Publique France dans un communiqué du 19 novembreDans son dernier bilan épidémiologique, l’agence confirme la diminution de la circulation du Sars-CoV-2, la diminution du nombre de nouveaux cas confirmés, des hospitalisations et des nouvelles d’admissions en réanimation et une tendance à la stabilisation des décès. Les régions les plus touchées sont l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Selon les derniers chiffres publiés par le gouvernement au 21 novembre : 

• 2 127 051 personnes ont été contaminées par le coronavirus (+17 881 en 24 heures)

• 48 518 personnes sont décédées en France (+276 en 24 heures à l’hôpital, auxquels s’ajoutent 757 décès en Ehpad et EMS selon les dernières données du vendredi 20 novembre)

• 4 493 patients Covid-19 sont en réanimation (-73 en 24 heures).

• 31 365 patients Covid-19 sont hospitalisés (-510 en 24 heures).

 

 

Dans son dernier bilan épidémiologique du 19 novembre, Santé Publique France confirme la diminution de la circulation du Sars-CoV-2, la diminution du nombre de nouveaux cas confirmés, des hospitalisations et des nouvelles d’admissions en réanimation et une tendance à la stabilisation des décès. Elle estime même que « le pic épidémique de la seconde vague a été franchi« . Néanmoins, « s’il y a des signes d’amélioration, nous n’avons pas encore vaincu le virus […] Il y a moins de nouveaux malades par jour mais il ne faut pas s’arrêter« , a indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran le 16 novembre sur BFM-TV.

→ L’indicateur utilisé pour suivre l’évolution de l’épidémie de coronavirus en France est le taux d’incidence soit le nombre de patients ayant un test PCR positif pour 100 000 habitants par semaine sur les 7 derniers jours. Au 16 novembre, ce taux a baissé à 220.07. 

courbe incidence covid france
Courbe du taux d’incidence des cas de Covid-19 en France, pour 100 000 habitants, par région, au 16 novembre © Gouvernement.fr

Le gouvernement suit également l’évolution du taux d’occupation des lits en réanimation par des patients Covid-19 (sur les capacités initiales).

taux occupation lit réanimation
Evolution du taux d’occupation des lits en réanimation, en soins intensifs ou en unité de surveillance. © Gouvernement.fr

Au 21 novembre, Santé publique France rapporte un total de 2 127 051 cas confirmés de coronavirus depuis le début de la pandémie. Le pic épidémique de la première vague a été observé la semaine du 6 au 12 avril, soit 15 jours après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le pic de la deuxième vague semblerait être passé, indique Santé Publique France le 19 novembre, trois semaines après le reconfinement. 

Nombre incident de cas confirmés de Covid-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 15 novembre 2020 (données au 18 novembre 2020)

cas confirmé covid
Nombre incident de cas confirmés de COVID-19 par semaine, rapportés à Santé publique France, du 11 mai au 15 novembre 2020 (données au 18 novembre 2020), France entière © Santé Publique France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) par semaine calendaire, du 20 juillet au 15 novembre, en France

Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 15 novembre 2020, en France
Nombre de cas confirmés de COVID-19 chez les résidents et le personnel en ESMS par semaine calendaire, du 20 juillet au 15 novembre 2020, en France © Santé Publique France

Avec la reprise de l’épidémie de coronavirus constatée en octobre, le suivi du nombre supplémentaire de nouveaux cas de Covid-19 est un indicateur important. Au 21 novembre, 17 881 nouvelles personnes ont reçu un test positif au Covid-19 sur les dernières 24 heures.

Après avoir augmenté pendant plusieurs semaines, les déclarations de nouvelles admissions en réanimation ont diminué en semaine 46 (9-15 novembre) de -9% par rapport à la semaine précédente. Samedi 21 novembre, 4 493 personnes sont hospitalisées en réanimation et la diminution se confirme. Le plan blanc est réactivé sur tout le territoire national depuis le 29 octobre. Le temps de doublement du nombre hebdomadaire d’admissions en réanimation est de 30 jours.

courbe réanimation covid-19
Nombre hebdomadaire de patients COVID-19 admis en service de réanimation pendant leur hospitalisation, par semaine d’admission en réanimation, depuis le 24 février 2020, France, données au 17 novembre 2020 © Santé Publique France

Les plus forts taux d’admissions en réanimation sont rapportés en Auvergne-Rhône-Alpes, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Bourgogne-Franche-Comté, en Hauts-de-France et en Île-de-France.

Profil des personnes admises en ce moment en réanimation : 72% sont des hommes, l’âge médian est de 68 ans. 88% des patients présentent au moins une comorbidité. L’âge médian des personnes décédées est de 75 ans.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, consolidés avec l’Agence Santé Publique France et les ARS (Agences régionales de Santé), voici l’évolution des hospitalisations (dont la réanimation) et des décès en France par région.

Evolution des hospitalisations (dont en réanimation) et décès à l’hôpital du Covid-19 par région au 20 novembre (source : Santé publique France)

RégionsHospitalisations en coursEvolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 HRéanimation Soins intensifEvolution des nouveaux patients sur les  dernières 24 HDécès
Île-de-France6 432-98

955

+1210 381
Grand Est2 617-20347+134 447
Auvergne-Rhône-Alpes6 522-24814-164 508
Hauts-de-France3 130-38491-113 206
Bourgogne-Franche-Comté1 842+34230+2

1 677

Provence-Alpes-Côte d’Azur3 039+24477-192 469
Occitanie2 025-45367-111 480
Bretagne662NC92+2488
Nouvelle-Aquitaine1 815-31273-81 067
Normandie1 385-28152-81 004
Centre Val-de-Loire1 018-14163-4905
Pays de la Loire1 055-10144+1870
Corse66+311NC109
Martinique57+215NC39
Guadeloupe103-111-1161
La Réunion85-719+243
Guyane10NCNCNC66
Mayotte12NCNC-134
TOTAL31 906-2514 582-48

32 978

Samedi 21 novembre, 48 518 personnes sont décédées du coronavirus depuis le début de l’épidémie (+276 en 24h à l’hôpital, auxquels s’ajoutent 757 décès en Ehpad et EMS, selon les dernières données du vendredi 20 novembre), selon santé publique France. 93% ont 65 ans ou plus, 55% sont des hommes. La France a franchi la barre des 40 000 morts samedi 7 novembre et celle des 45 000 morts lundi 16 novembre. Au niveau national, le nombre hebdomadaire de décès est stable sur la semaine du 9 au 15 novembre, selon les derniers chiffres de Santé Publique France. Le premier décès du Covid-19 en France était survenu à Paris le 14 février 2020, il s’agissait d’un patient chinois de 80 ans

Les plus forts taux de décès de patients Covid-19 par région rapportés à la population (/100 000 habitants) sur la semaine du 9 au 15 novembre sont observés en Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Nombre hebdomadaire de décès à l’hôpital de patients COVID-19 par semaine de décès, depuis le 02 mars 2020, France, données au 17 novembre 2020

courbe décès covid-19 france
Nombre hebdomadaire de décès à l’hôpital de patients COVID-19 par semaine de décès, depuis le 02 mars 2020, France, données au 17 novembre 2020 © Santé Publique France

Globalement, les régions les plus touchées par l’épidémie de Covid-19, au 19 novembre sont l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. A celles-ci s’ajoute le Grand Est pour le taux d’hospitalisations les plus élevés. 

Au 19 novembre, 100 départements ont un nombre de cas de Covid-19 au-dessus du seuil d’alerte de 50/100 000 habitants et sont en niveau de vulnérabilité « élevé ». 

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 19 novembre 2020

Niveau de vulnérabilité par département et évolution, France, au 19 novembre 2020 © Santé Publique France © Santé Publique France © Santé Publique France

 

Au 16 novembre, Santé Publique France rapporte 4 039 clusters en cours d’investigation dont 1 539 en Ehpad. 

Les taux de reproduction du virus appelés « R-effectifs » ou « Reff » permettent de décrire la dynamique de l’épidémie : lorsque le Reff est significativement supérieur à 1, ceci signifie que l’épidémie est en progression, lorsqu’il est égal à 1, l’épidémie se stabilise, lorsqu’il est significativement inférieur à 1, l’épidémie régresse. Le 19 novembre, le R est repassé sous le seuil de 1 dans la majorité des régions françaises. Comment ce nombre est-il calculé ? 

La France réalise 2 millions de tests Covid-19 par semaine, indique Olivier Véran lors de la conférence de presse du 12 novembre, 16% des tests sont positifs. Le taux national d’incidence des cas confirmés par RT-PCR (nombre de nouveaux cas rapporté à la population) est en forte diminution, indique Santé Publique France le 19 novembre. De même, le taux de positivité des personnes testées par RT-PCR national est aussi en diminution. 590 laboratoires testent par PCR les Français sur l’ensemble du territoire. Ils sont désormais soutenus par les pharmacies qui proposent le dépistage avec des tests antigéniques, également disponibles dans les aéroports. 

Comme il n’y a ni vaccin, ni médicament efficace contre le coronavirus, le meilleur moyen de s’en protéger est l’application de gestes barrières : mesures d’hygiène, réduction des contacts (salut sans embrassade et sans serrer les mains, maintien de la distance physique, regroupements à éviter), port approprié du masque (bouche et nez couverts), aération des endroits clos. Les personnes contacts de cas confirmés doivent respecter les périodes d’isolement. Les personnes âgées ou atteintes de pathologies chroniques (atteintes respiratoire, cardiaque, obésité, diabète…) sont appelées à la plus grande prudence tant que le virus circule.

Si au début, on ne parlait que de fièvre, toux sèche, rhume, état grippal et de fatigue, les symptômes de l’infection par le coronavirus ont évolué. On sait désormais que le virus peut avoir des effets sur la peau (urticaire, lésions inflammatoires sur les orteils), la sphère digestive (vomissements, diarrhées…), l’odorat, le goût et même le cerveau. « Sur 100 personnes atteintes du coronavirus, 90 ne vont pas développer de symptômes » a informé le ministre de la Santé le 5 novembre.

  • Si vous présentez des symptômes (toux, fièvre, mal de tête) : évitez les contacts, restez à domicile, prenez du paracétamol si besoin, appelez un médecin pour prendre rendez-vous dans l’éventualité qu’il vous fasse passer un test de dépistage. 
  • Appeler le 15 en cas de difficultés respiratoires : « Si cette toux et cette fièvre s’accompagnent d’une gêne respiratoire qui devient permanente avec souffle court, difficulté à inspirer et à expirer, d’une aggravation importante de la toux, cela peut signifier une évolution de la maladie sous la forme d’une pneumopathie. Il s’agit alors d’une urgence respiratoire potentielle et comme dans tous les cas d’urgence, il faut alors appeler le 15 qui prendra les meilleures dispositions pour répondre à la situation », prévient le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.  
DATES CLÉS DE L’ÉPIDÉMIE EN FRANCE
  • Le 31 décembre 2019, l’Organisation mondiale de la Santé en Chine est informée de plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan. 44 personnes sont infectées entre cette date et le 3 janvier 2020.
  • Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises identifient un « nouveau type de coronavirus ».
  • Le 13 janvier, un cas importé est recensé en Thaïlande.
  • Le 15 janvier, le virus cause la mort d’une première personne à Wuhan, un homme de 69 ans. 
  • Le 23 janvier, trois villes chinoises dont Wuhan sont placées en quarantaine.
  • Le 25 janvier, trois personnes contaminées sont recensées en France, deux à Paris et une Bordeaux. Ce sont les premiers cas enregistrés sur le continent européen.
  • Le 30 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé décrète l’urgence de santé mondiale. Cette mesure n’avait été décrétée que 5 fois depuis sa création (pour Ebola (deux fois), la grippe H1N1, Zika et la poliomyélite). 
  • Le 23 février, la France déclenche le plan ORSAN, un dispositif exceptionnel d’organisation des soins.
  • Le 28 février, la France passe en stade 2 de l’épidémie.
  • Le 11 mars, l’OMS classifie de pandémie la diffusion de la maladie à coronavirus Covid-19 dans le monde.
  • Le 12 mars, le président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture nationale des crèches et établissements scolaires de France à compter du 16 mars et « jusqu’à nouvel ordre ».
  • Le 14 mars, la France passe au stade 3 de l’épidémie.
  • Le 16 mars : la France met en place un dispositif de confinement interdisant les déplacements.
  • Le 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 en France est réalisé grâce à l’Armée, par voie terrestre et aérienne. 
  • Le 26 mars, un premier cas jeune meurt en France, une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France originaire de Morsang-sur-Orge.
  • Le 27 mars, le confinement de la population française est renouvelé jusqu’au 15 avril.
  • Le 13 avril, Emmanuel Macron annonce le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai.
  • Le 11 mai, la France commence son déconfinement.
  • Le 15 juin, toute la France passe en zone verte, sauf Mayotte et la Guyane. A Paris, les restaurants et bars peuvent rouvrir complètement.
  • Le 22 juin, les écoles sont de nouveaux obligatoires en France pour tous les élèves. Les cinémas, salles de jeux, casinos rouvrent. Les sports collectifs peuvent être autorisés tout en respectant certaines conditions sanitaires.
  • Le 10 juillet, la France a franchi la barre des 30 000 morts. Dans la nuit du 10 au 11 juillet à minuit, l’état d’urgence sanitaire prend fin en France.
  • Le 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos en France.
  • Le 8 octobre, le plan blanc est réactivé dans les hôpitaux d’Ile-de-France.
  • Le 17 octobre à 0h01, la France repasse en état d’urgence sanitaire et un couvre-feu est instauré dans 9 territoires (Paris-Ile-de-France, Rouen, Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Saint-Etienne, Toulouse).
  • Le 24 octobre à 0h01 : extension des mesures de couvre-feu à 38 nouveaux départements français.
  • Le 29 octobre à 0h01 : reconfinement national pour 4 semaines, jusqu’au 1er décembre au minimum.

Cet article est mis à jour quotidiennement par Aurélie Blaize, Anaïs Thiébaux et Samantha Pagès





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