La députée et ancienne ministre Marielle de Sarnez, figure du MoDem, est morte à l’âge de 69 ans

Marielle de Sarnez, députée et ancienne ministre chargée des Affaires européennes, est morte à l’âge de 69 ans, a annoncé mercredi 13 janvier François Bayrou« Voici le jour en trop. Marielle, si talentueuse et si courageuse, (…) vient de partir. Notre chagrin est immense », a tweeté le président du MoDem.

L’éphémère ancienne ministre des Affaires européennes, qui souffrait d’une leucémie, est morte à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Elle a joué un rôle essentiel dans la définition d’un MoDem affranchi du clivage droite-gauche. Elle a été le bras droit de François Bayrou et la première vice-présidente du MoDem. En 2007 et 2012, elle a été la directrice de campagne de François Bayrou. 

Silhouette longiligne, cheveux blonds, allure décontractée chic – veste, jean et baskets – Marielle de Sarnez a partagé sa vie politique entre Paris et l’Europe. Elue municipale dans la capitale, après avoir fait alliance avec Nathalie Kosciusko-Morizet, elle est aussi députée européenne de 1999 à 2017 et exerce la fonction de secrétaire générale du Parti démocrate européen. 

Sa nomination en mai 2017 dans le premier gouvernement d’Edouard Philippe comme ministre des affaires européennes aurait dû être le couronnement de sa carrière. Mais elle ne restera en poste qu’un mois et quatre jours. L’ouverture en juin suivant d’une enquête préliminaire du parquet dans l’affaire des emplois présumés fictifs des assistants des députés européens du parti centriste la conduit à démissionner tout comme François Bayrou, éphémère ministre de la Justice.

Investie dans la foulée aux législatives par LREM, elle est élue députée de Paris (11e circonscription) et prend la présidence de la prestigieuse commission des Affaires étrangères de l’Assemblée. En décembre 2019, Mme de Sarnez a été mise en examen comme eurodéputée pour « détournement de fonds publics », pour avoir utilisé son ancienne assistante Karine Aouadj à des tâches personnelles bien qu’elle fut rémunérée sur des fonds européens.

Reconduite en décembre 2020 à la fonction de 1ere vice-présidente du MoDem, elle n’était jamais très loin de son président François Bayrou, et formait avec lui un couple politique assez singulier. « Marielle, c’est mon alter ego. Elle est la personne de ma vie politique dans le jugement de laquelle j’ai le plus confiance. Sa boussole est juste à 95% », disait d’elle en 2017 celui devenu depuis Haut-commissaire au Plan.





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