l’argent qu’on lui a refusé

Écarté en 2016 de l’émission « Question pour un Champion », Julien Lepers a réclamé près de 3,4 millions d’euros d’indemnité de la part de FremantleMedia, la société de production de l’émission. Le conseil des prud’hommes a finalement choisi de ne retenir aucune des demandes de l’animateur.

D’après les informations communiquées par le Parisien, le conseil des prud’hommes de Paris vient de rejeter les multiples demandes d’indemnisation de Julien Lepers. Il avait été écarté de l’émission Question pour un champion en février 2016. L’ex-animateur de 70 ans a ensuite attaqué le groupe FremantleMedia, la société de production de l’émission culte, et avait réclamé un total de 3 434 698,50 euros. Il a tout de même obtenu que FremantleMedia lui verse un solde de tout compte de 800 000 euros, correspondant à ses indemnités de licenciement calculées sur la base d’un salaire mensuel de 39 907 euros après 28 années de service.
Face au verdict, Julien Lepers n’a pas voulu s’exprimer « sur ce qui appartient à [sa] vie privée« . Mais son avocat Pierre-Olivier Lambert a d’ores et déjà prévenu que le plaignant allait faire appel : « Mon client a obtenu le mininum. En ne voulant pas attribuer des montants trop importants, le conseil des prud’hommes n’a pas été très courageux. Mais on gagnera le deuxième round. Nous avons tous les éléments pour prouver qu’on ne peut pas licencier une personne parce qu’on estime qu’elle est devenue ringarde ».

Julien Lepers, « totalement ingérable »

À l’annonce de son éviction en février 2016, Julien Lepers avait pris position contre la direction de France Télévisions, qui avait exprimé son souhait de renouveler les visages de l’audiovisuel public. La présidente de France Télévisions Delphine Ernotte avait expliqué en 2015 sur Europe 1 : « On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il faut que ça change« . L’ancien animateur de RMC avait alors estimé que son licenciement était « nul, car fondé sur une discrimination en raison de l’âge ».

De l’autre côté, la patronne de France 3 Dana Hastier avait expliqué en janvier 2016 que Julien Lepers était « totalement ingérable » : « Son producteur m’a dit qu’il ne fallait pas lui annoncer la nouvelle en plein tournage : il avait peur qu’il sabote la fin des enregistrements« , avait-elle expliqué à Télérama.

Quid de l’œuf ou la poule ? Ce qui est sûr, c’est que l’animateur n’est pas près de lâcher le morceau. Après 28 ans de carrière, Julien Lepers espère à son tour faire grimper le montant de ses gains.



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