le coup de blues de ces ministres qui peinent à exister pendant la crise

La crise du coronavirus a-t-elle tout emporté sur son passage ? Plusieurs ministres se retrouvent absents de la scène politique et médiatique. Seuls les membres du gouvernement concernés par la crise sanitaire et le terrorisme, arrivent à faire entendre leurs voix. Mais qu’en est-il des autres ?

On a presque oublié que le gouvernement Castex comptait 43 membres. « Une armée mexicaine », pourraient dire certains. Mais désormais dans cette armée, il y a aussi l’unité d’élite : ces ministres qui passent à la télé et à la radio et ceux qui ont le droit de s’asseoir autour de la table du Conseil de défense, comme Olivier Véran, Bruno Le Maire, Jean-Michel Blanquer, Gérald Darmanin ou Élisabeth Borne ministre du Travail.

Pour les autres, c’est la déprime. « Aujourdhui, tacle un poids lourd du gouvernement, il y a 35 ministres au chômage ». 

Comment exister en dehors du sujet sanitaire ?

Enfin, il y a quand même d’autres sujets que le virus ou la sécurité. Mais même pour les ministres de premier plan, c’est dur. Pour être audible, Barbara Pompili, la ministre de l’Écologie doit lancer une opération pour inciter les Français à trier leurs masques

Autre exemple : l’agriculture. On ne peut pas parler de petit sujet et pourtant Julien Denormandie est obligé de parler des fêtes de Noël. « La question fondamentale, c’est ‘Est-ce que oui ou non, on va pouvoir acheter des sapins à Noël ?’ La réponse est oui, on va pouvoir acheter des sapins à Noël », affirme-t-il. Des sapins pour Noël, à la place du Salon de l’agriculture qui n’aura pas lieu cette année. 

Comment font-ils pour ne pas disparaitre totalement des radars ? À chacun sa technique. D’abord, bien surfer sur l’actualité. Le secrétaire d’État à la Ruralité Joël Giraud s’est fait connaitre cette semaine en expliquant qu’il n’était pas optimiste sur l’ouverture des stations de ski cet hiver. La ministre de la Mer Annick Girardin a participé au coup d’envoi du Vendée Globe.

Je suis prêt à parler du Black Friday ou des vaccins même si ca n’est pas dans mon périmètre

Autre stratégie massivement utilisée : les vidéos sur les réseaux sociaux comme celle de Jacqueline Gourault à la Cohésion des territoires, avec un peu de musique pour faire passer le message. 

« Invitez-moi s’il vous plaît, je suis prêt à parler du Black Friday ou des vaccins même si ca n’est pas dans mon périmètre », se désole un ministre désœuvré. Le problème est que depuis la crise du coronavirus, Matignon valide toutes les prises de parole médiatiques de ses ministres et beaucoup sont priés de se taire.

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