« Le Covid n’aura aucune conséquence à long terme sur le football »


Dimanche 21 juin, Michel Platini fête ses 65 ans. En inactivité forcée de 2015 à 2019 en raison de sa suspension, par le comité d’éthique de la Fédération internationale de football (FIFA), dans l’affaire d’un paiement présumé « déloyal », selon le parquet helvétique, de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros), l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA) a passé le confinement en famille, dans sa maison de Cassis (Bouches-du-Rhône).

Alors que les compétitions, interrompues en raison de la crise sanitaire, reprennent pour certains clubs, l’ancien numéro 10 des Bleus revient pour Le Monde sur l’impact de la pandémie de Covid-19 sur le football. Et livre les raisons qui l’ont poussé, en tant que président de l’UEFA, à défendre la candidature du Qatar pour l’organisation du Mondial 2022.

A 65 ans, l’âge légal de la retraite en Suisse, où vous résidez à l’année, avez-vous encore des projets ?

C’est difficile de faire quelque chose que je n’ai pas déjà fait. Il faut trouver le projet qui réunit le plaisir et l’utilité. Je ne vais pas redevenir consultant télé comme il y a trente ans. Je suis un peu en réserve de la République. L’opportunité fera le larron. Pour la présidence de la FIFA, il faut se battre pour l’avoir. Je ne m’interdis rien.

On a parlé de votre intérêt pour la présidence de la FIFPro, le syndicat mondial des joueurs.

Je connais les plus grands joueurs et j’ai été l’un des leurs. Dans le foot actuel, on peut encore faire du syndicalisme, notamment en matière de transferts et auprès des petits clubs, si les joueurs ont un intérêt général et veulent aider ce sport à évoluer différemment. Pourquoi pas ?

Il faut que je voie avec Philippe Piat [l’actuel président de la FIFpro] comment ça avance, s’ils ont besoin de moi, s’ils pensent que je peux être utile. Les élections sont en novembre 2021.

Le football a repris à huis clos en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal… Avez-vous vu des matchs depuis le déconfinement ?

Non. D’ailleurs, on sait pourquoi ces matchs ont repris : ils sont joués pour l’argent des droits télévisuels.

Ce n’est pas le cas du championnat de France, qui a annoncé l’arrêt de la saison dès le 30 avril.

Il y a eu beaucoup de bla-bla pour tout ce qui concernait la France, mais, du moment que le gouvernement dit que tu ne peux pas jouer au football pour des raisons sanitaires, ce bla-bla ne sert à rien.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En France, les clubs de football n’ont aucun poids politique

Etait-ce la meilleure solution ou bien une décision trop hâtive ?

Il vous reste 81.52% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Source