Le gouvernement annonce de nouvelles mesures d’urgence pour les jeunes et les sans-abri


Jean Castex a dû, en raison de l’attentat terroriste à Conflans-Saint-Honorine (Yvelines) vendredi soir, reporter la présentation de son plan d’urgence contre la précarité, initialement prévue samedi 17 octobre, Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Le premier ministre le distille donc dans la presse et, dans un entretien au Journal du dimanche, ce 18 octobre, annonce une aide exceptionnelle de 150 euros pour les jeunes de 18 à 25 ans bénéficiaires de l’aide personnalisée au logement (APL).

Cela met fin aux inquiétudes des organisations de jeunesse qui regrettaient que cette tranche d’âge soit exclue du plan de relance et des mesures pour les familles déjà annoncées, le 14 octobre, par Emmanuel Macron : une aide ponctuelle de 150 euros par foyer allocataire du RSA ou de l’allocation de solidarité spécifique – versée aux chômeurs en fin de droits –, plus 100 euros par enfant pour les allocataires de l’APL.

Le gouvernement réfléchit, par ailleurs, à une aide spécifique aux étudiants.

Plan hivernal avancé

La ministre chargée du logement, Emmanuelle Wargon, annonce, de son côté, une entrée en vigueur avancée du plan hivernal, le 18 octobre au lieu du 1er novembre.

« Les préfets vont ouvrir des places supplémentaires pour mettre à l’abri le plus de personnes possible, détaille le communiqué. 28 000 places Covid, déjà ouvertes, seront maintenues », portant la capacité totale à 180 000, maraudes et accueils de jour étant renforcés.

Une interrogation subsiste sur le début, avancé ou non, de la trêve hivernale qui, elle, suspend les expulsions locatives. « Ce serait une bonne nouvelle car, dans nos permanences, nous commençons à voir des cas d’expulsion imminente », confie Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

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