le gouvernement promet une stratégie claire… Il est temps !

Le ministre de la Santé Olivier Véran va faire une présentation « claire et pédagogique » de la stratégie du gouvernement pour vivre avec le virus. Nous en sommes encore là ? Réponse : oui. Souvent le gouvernement parle d’art de l’exécution.

L’art de l’exécution, c’est faire en sorte qu’une décision ou une annonce devienne bien concrète et réelle dans la vie des Français. Or, ce que l’on a vu et ce que l’on voit encore dans la gestion du coronavirus, c’est que cet art n’est pas seulement difficile, il reste assez mal maîtrisé. Qu’est-ce qui ne va pas dans cette gestion ? Il ne s’agit pas de ressasser l’histoire des masques, mais elle reste un déni incroyable du gouvernement et de la haute administration.

Nous l’avons entendu dans les auditions cette semaine au Sénat. Les responsables de la santé publique arrivent seulement à commencer à admettre qu’il n’y avait pas de masques et que c’est pour ça qu’ils n’étaient pas recommandés.

La stratégie du test

Tout le monde se protège. Ce déni, nous l’avons retrouvé presque intact plus récemment… dans la gestion des tests avec les files d’attente et des délais pour les résultats. Le problème, là, ce n’est pas la disponibilité. L’objectif du million de tests par semaine a été atteint et même dépassé. Sauf que tout le monde ou presque a connu ou connait quelqu’un qui a cherché un labo disponible qui a attendu des heures ou qui a mis plusieurs jours pour avoir le résultat.

Nous le savons, plusieurs jours après, ça ne sert plus à rien. Ça fait des semaines que ces situations sont connues. Et visiblement, le problème n’est remonté que la semaine dernière à l’Élysée. La presse a largement raconté le coup de colère d’Emmanuel Macron, lors du dernier Conseil de défense.

Personne n’avait anticipé ces difficultés

Aujourd’hui, donc une semaine encore plus tard, le ministre de la Santé Olivier Véran va y répondre. Comment expliquez ce décalage ? C’est comme si les remontées de terrain étaient très lentes ou alors qu’ils manquaient dans la chaîne des relais des gens de bon sens qui vivent les choses.

En somme, il y a une forme d’hypercentralisation, tout se décide à l’Élysée et de déconnexion. Il ne s’agit pas de dire après quand on sait qu’il fallait faire comme ça ou comme ça. Je vous parle de la situation présente, du quotidien, sur les tests comme sur le suivi des cas positifs.

Ça ne va pas. Personne n’avait anticipé ces difficultés. Et malheureusement, contrairement au début de l’épidémie. Personne n’a été pris au dépourvu. Voilà pourquoi Olivier Véran aura bien besoin ce soir d’être « clair et pédagogique » pour reprendre les mots du porte-parole du gouvernement.

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