Le parquet de Versailles ouvre une information judiciaire après la mort de Mahamadou Fofana, cousin d’Adama Traoré, lors d’une course-poursuite avec la police

Surpris avec cinq hommes en train de charger une moto dans un fourgon, l’homme avait pris la fuite à la vue de la police. Il est mort noyé dans la Seine alors qu’il était poursuivi par la police.

Le parquet de Versailles a annoncé vendredi 18 septembre l’ouverture d’une information judiciaire pour « recherche des causes de la mort » après la noyade controversée dans la Seine de Mahamadou Fofana, cousin d’Adama Traoré de poursuivi par la police dimanche soir à Marly-le-Roi (Yvelines). L’homme avait été surpris en train de charger une moto dans un fourgon avant de prendre la fuite à la vue de la police. Sa famille réclame depuis que la lumière soit faite sur les circonstances du drame et dénonce de possibles violences policières

Selon la police, Mahamadou Fofana, que la famille d’Adama Traoré présente comme un cousin, avait été pris en chasse dimanche soir à Marly-le-Roi (Yvelines) alors qu’il essayait de charger une moto dans un fourgon avec quatre complices. L’homme de 35 ans aurait stoppé le véhicule aux abords de la Seine avant de se jeter dans le fleuve et de se noyer, malgré l’intervention de deux policiers qui ont tenté de le secourir.

Mahamadou Fofana faisait l’objet d’un mandat d’arrêt depuis 2017 et une condamnation à 18 mois de prison pour trafic de stupéfiant.

D’après le pré-rapport d’autopsie, « tous les signes concluent à une noyade », a indiqué la procureure de Versailles Maryvonne Caillibotte, précisant que le légiste était en attente de deux expertises, notamment toxicologique, afin de confirmer avec certitude cette hypothèse.

Cette piste est toutefois combattue par la famille Traoré. « L’autopsie ne permet pas d’affirmer qu’il est mort par noyade », a affirmé mercredi Assa Traoré, cousine de la victime et figure de proue du comité Adama, fondé après la mort de son frère en 2016 après son interpellation par les gendarmes dans le Val-d’Oise. 

L’avocat de la famille Traoré, Me Yassine Bouzrou, a affirmé que le corps de la victime portrait des traces « de lésions au niveau de la tête qui correspondent à un choc contre un plan dur ». Il s’en est d’ailleurs pris à Maryvonne Caillibotte, accusée d’avoir « volontairement omis d’indiquer » cette information. 



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