les bilans s’affolent en Europe et aux États-Unis


Dans un scénario « optimiste », l’Union européenne pourrait débuter au premier trimestre 2021 les vaccinations contre le Covid-19 qui continue de se propager partout dans le monde, des États-Unis à Gibraltar. 

La situation sur le Vieux Continent est « très, très inquiétante » et « tous nos indicateurs vont dans le mauvais sens », a déclaré mercredi la directrice du Centre européen de contrôle des maladies (ECDC), Andrea Ammon. Interrogée sur la date des premières vaccinations en Europe, elle a répondu: « en étant optimiste, premier trimestre de l’an prochain ».

Alors que les 27 Etats membres de l’UE font face à la pandémie en rangs dispersés, Bruxelles a dévoilé son projet d’ »Union de la santé » pour se donner les moyens d’affronter les futures crises sanitaires, notamment en créant une nouvelle agence aux pouvoirs étendus, la Health Emergency Response Authority (HERA). Elle ne devrait toutefois pas voir le jour avant 2023. En attendant, les pays européens multiplient les restrictions pour enrayer la deuxième vague de l’épidémie. 

Les bilans grimpent

Aux États-Unis, il y a eu 202 000 cas positifs testés dans les dernières 24 heures.
Aux États-Unis, il y a eu 202 000 cas positifs testés dans les dernières 24 heures.  © Crédit photo : KENA BETANCUR AFP

La Grèce, déjà confinée depuis samedi, a décrété un couvre-feu (21 heures-5 heures) à partir de vendredi, après une hausse importante des contaminations quotidiennes entraînant « une pression » sur le système de santé. En République tchèque, très durement touchée, le gouvernement a en revanche décrété la réouverture des écoles primaires pour les plus petits, premier allègement des restrictions dans ce pays depuis le début de la deuxième vague.

Et les bilans grimpent inexorablement: le Royaume-Uni, pays le plus durement touché en Europe, a dépassé mercredi le cap des 50 000 morts, l’Espagne celui des 40 000 morts, et l’Italie a dépassé le million de cas de Covid-19.

Record de cas aux États-Unis

La pandémie a fait plus de 1 275 113 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP mercredi. Sur la journée de mardi, 10 601 nouveaux décès et 662 214 nouveaux cas ont été recensés dans le monde – des chiffres en hausse quasi constante.

De loin le pays le plus endeuillé par la pandémie avec près de 240 000 morts, les Etats-Unis vont de record en record. Près de 202 000 nouveaux cas y ont été dénombrés en 24 heures, selon le comptage mardi de Johns Hopkins, un chiffre en partie gonflé par des remontées de données du week-end.

Le président élu, le démocrate Joe Biden, a dressé en début de semaine les contours de son plan de lutte contre l’épidémie, dont il a fait la priorité numéro un de son futur mandat. Un vaccin pourrait commencer à être administré aux personnes vulnérables aux États-Unis avant la fin de l’année.

Sous l’impulsion du président sortant Donald Trump, les autorités ont signé un contrat de 1,95 milliard de dollars avec Pfizer pour la livraison de 100 millions de doses, pour peu que le vaccin soit approuvé.

Ailleurs, la Russie a revendiqué mercredi un taux d’efficacité de 92% pour son propre vaccin, le Spoutnik-V, et le Brésil a autorisé la reprise des essais cliniques du vaccin chinois CoronaVasc, suspendus lundi après la mort d’un volontaire. D’autres pays – Japon, Canada, Royaume-Uni… – ayant également passé commande auprès de Pfizer, des ONG s’inquiètent d’une monopolisation des doses par les pays riches.



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