les tensions s’accroissent entre la France et la Turquie

Paris a renforcé sa présence militaire en Méditerranée orientale, face à la Turquie, qu’Athènes accuse d’effectuer des recherches énergétiques illégales dans ses eaux.

Les tensions s’accroissent entre la France et la Turquie en Méditerannée orientale. Pour soutenir la Grèce, Paris a renforcé sa présence militaire dans la région, jeudi 12 août, face à la Turquie, qu’Athènes accuse d’effectuer des recherches énergétiques illégales dans ses eaux. 

La France a déployé « temporairement » deux chasseurs Rafale en Crète, arrivés de Chypre où ils étaient depuis lundi, et deux navires de guerre en Méditerranée orientale, pour marquer « sa volonté de faire respecter le droit international ». Et Emmanuel Macron a déploré mercredi « les tensions provoquées par les décisions unilatérales de la Turquie en matière d’exploration pétrolière ». Il a aussi appelé à une « plus grande concertation » entre Ankara et Athènes sous médiation allemande.

Et les tensions se sont encore accentuées jeudi. Recep Tayyip Erdogan a prévenu dans la soirée qu’une attaque contre un navire d’exploration turc se payerait au « prix fort », en laissant entendre qu’un incident s’était déjà produit. Interrogé, le ministère grec de la Défense a nié tout incident.

Ajoutant aux tensions récurrentes entre les deux pays, Paris a par ailleurs condamné une frappe aérienne turque en Irak, tandis que le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé son homologue de visées « coloniales » au Liban. « Ce que Macron et compagnie veulent, c’est rétablir l’ordre colonial » au Liban, a-t-il affirmé, reprochant au président français de « faire le spectacle devant les caméras ».

Emmanuel Macron n’a de cesse de son côté de dénoncer les ambitions régionales de la Turquie, l’accusant de « violer » la souveraineté de la Grèce et Chypre et d’avoir « une responsabilité criminelle » dans le conflit libyen.

Le Pentagone s’est dit de son côté « bien évidemment préoccupé par les incidents qui se produisent en Méditerranée orientale ». La France et la Turquie sont « toutes deux des alliés extrêmement importants (au sein) de l’Otan et nous voudrions voir les tensions diminuer » et Paris et Ankara « continuer de coopérer », a affirmé jeudi un porte-parole du ministère américain de la Défense, Jonathan Hoffman.



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