L’Occitanie, terre de feuilletons télévisés


Saint-Laurent-d’Aigouze, dans le Gard, un jour de l’été 2020. Un vieil homme s’arrête devant le portail de l’institut Auguste-Armand, sort un bout de papier, note le nom de « l’école de gastronomie française » dont la très chic plaque dorée laisse entrevoir un apprentissage de qualité. « C’est pour mon petit-fils », se justifie-t-il auprès du gardien du domaine planté là, avant de tourner les talons.

Pour l’équipe du feuilleton quotidien Ici tout commence, dont l’action se déroule presque exclusivement au sein de ce faux établissement scolaire, mais véritable château, l’histoire est belle. Mais « je ne sais pas si elle est vraie », admet Vincent Meslet, son producteur (avec Sarah Farahmand) au sein de Telsète, filiale de la société de production Telfrance. Qu’importe, puisqu’elle est de bon augure.

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Après Demain nous appartient, lancé avec succès dans le courant de l’été 2017, Ici tout commence est le deuxième feuilleton quotidien que TF1 installe en access prime time. A partir du lundi 2 novembre, la diffusion du second précédera celle du premier, séparée de quelques minutes de publicité, épiçant les 90 minutes menant jusqu’au JT de 20 heures avec du romanesque, du rocambolesque, de la passion et du frisson.

Le pari est inédit et audacieux pour la chaîne, qui espère rassembler les familles devant ces deux intrigues indépendantes, mais cousines. Une chance inouïe pour la région Occitanie, désormais terre d’accueil de trois des quatre feuilletons quotidiens de la télévision française – le pionnier, Plus belle la vie, occupant, depuis 2004, les studios de La Belle de mai, à Marseille (région Provence-Alpes-Côte d’Azur).

Un vent hollywoodien s’est levé sur les terres d’oc

Une petite heure de route seulement sépare Sète (Hérault), cadre enchanteur des péripéties de Demain nous appartient, de Saint-Laurent-d’Aigouze, décor somptueux de celles d’Ici tout commence. Entre les deux, à Vendargues (Hérault), près de Montpellier, l’amateur de « soaps » sait que France 2 tourne Un si grand soleil, sa propre fiction journalière, lancée en 2018.

« Il y a quinze ans, nous avions dix personnes dans nos fichiers, se souviennent Karim Ghiyati et Marin Rosenstiehl, respectivement directeur et chargé de la commission du film au sein d’Occitanie Films, l’agence de valorisation de la filière cinéma partenaire de la région (qui rassemble Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon depuis la réforme territoriale de 2016). Aujourd’hui, on en compte 2 000, dont la moitié de comédiens. »

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