L’UDB inquiète pour la filière aéronautique au lycée Tristan-Corbière – Morlaix





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Pour l’UDB, la fermeture de Hop ! à Morlaix aura davantage de conséquences que la perte de 275 emplois. C’est toute l’économie d’une ville qui va vaciller. Et la filière aéronautique du lycée qui est menacée.

Ce dimanche 18 octobre, c’est Morlaix que l’UDB (Union démocratique bretonne) a choisi de réunir son bureau politique. Tout un symbole, après l’annonce, au printemps, de la fermeture du site Hop !, avec la perte de 275 emplois.

« Il y a les emplois directs mais il y a aussi ceux qui profitent de l’activité de Hop !, explique Michel Beaupré, responsable UDB dans le Pays de Morlaix. On estime entre 350 et 400 le nombre d’emplois qui pourraient, à terme, être détruits. C’est un ouragan pour la ville ». Pour exemple, l’hôtel Albatros, où l’UDB s’est réunie, et qui fonctionne beaucoup avec Hop ! et Hop ! Training by Icare.

De l’aéronautique aux médiateurs du numérique ?

Autre sujet d’inquiétude pour l’UDB : l’avenir de la filière aéronautique au lycée Tristan-Corbière. Dans un document de travail de l’Agence nationale de la cohésion des territoires qu’ils se sont procurés, les membres du bureau politique ont découvert que « les filières sans débouchés, tels que les BTS aéronautique » pourraient disparaître au profit de formation de « médiateurs du numérique ». « On nous dit que la formation à Morlaix n’est pas menacée mais dans le document, elle est clairement donnée en exemple de filière sans avenir. Il n’y a rien d’officiel mais c’est une piste… », déplore Christian Guyonvarc’h, ancien vice-président du conseil régional. « Il y a l’aéroport de Brest, qui montre plus que jamais son utilité. Des débouchés existent pour cette formation ! »

« Ce sont toujours les villes moyennes qui trinquent »

Pour le parti, l’exemple de Hop ! est la preuve que « ce sont toujours les villes moyennes qui trinquent. De quelle Bretagne veut-on ? Un territoire où tout est concentré dans les métropoles ou un équilibre ? », interroge Lydie Massard, porte-parole. « C’est pour cela que l’UDB milite pour l’autonomie de décision en Bretagne. Politique, bien sûr, mais aussi économique. Malheureusement, le pouvoir en Bretagne comme dans les autres régions est très faible. Le budget de la région, ce n’est que 4 % des dépenses publiques réalisées sur le territoire. C’est trop peu ! », rappelle Christian Guyonvarc’h, alors que les élections régionales doivent se tenir dans quelques mois.

« Avec la crise sanitaire, on voit un retour vers les villes moyennes. Il faut le prendre en compte. On est en train de détricoter, de détruire des choses qui nous manqueront dans dix ans… », interpelle Michel Beaupré. « D’autant plus que l’outil Hop ! à Morlaix est à la pointe. C’est une véritable casse ! »





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