« Ne laissons pas démanteler Nokia » : Montebourg, Le Fur et Lahellec interpellent Macron – Plan social à Nokia Lannion





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Une tribune publiée par Le JDD et signée, entre autres, par Arnaud Montebourg et plusieurs élus bretons appelle l’État à « agir pour obtenir de Nokia la suspension du plan de licenciements ».

« Il est encore temps d’empêcher cette catastrophe sociale, environnementale et industrielle ». Dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche, plusieurs personnalités, notamment politiques, lancent un appel aux pouvoirs publics pour faire infléchir la décision de la direction de Nokia, qui prévoit de supprimer 986 emplois, dont 240 à Lannion, les 746 autres concernant le site de Nozay (Essonne).

Parmi les 13 premiers signataires de la tribune figurent trois élus bretons : Gérard Lahellec, sénateur (PCF) des Côtes-d’Armor, Marc Le Fur, député (LR) des Côtes-d’Armor et vice-président de l’Assemblée nationale, et Jean-Paul Vermot, maire (PS) de Morlaix. On y trouve aussi les noms d’Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’Économie (2012-2014) ou encore des députés Fabien Roussel (PCF), François Rufin et Adrien Quatennens (LFI).

« L’État dispose de leviers d’intervention »

Les signataires voient dans le plan social de Nokia, qui doit se terminer le 26 novembre, un nouvel exemple « des conséquences de la financiarisation de l’économie et du dépeçage des fleurons industriels en France ». Estimant que « le démantèlement d’un acteur majeur des télécoms pose une question de souveraineté et de sécurité nationale », ils interpellent « le président de la République » et soulignent que « l’État dispose de leviers d’intervention ». « Pour cela, il faut immédiatement agir pour obtenir de Nokia la suspension du plan de licenciements », mais aussi « organiser une table ronde avec les pouvoirs publics, les salariés et tous les acteurs intéressés pour ancrer une filière industrielle de réseaux en France et en Europe ».





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