non, porter un masque n’est pas mauvais pour les dents

Depuis le 19 septembre, plusieurs articles affirmant la dangerosité du port du masque circulent sur les réseaux sociaux, relève l’AFP factuel. Selon ces publications, « les dentistes préviennent que les maladies des gencives et les caries dentaires ont augmenté de 50% depuis le début du port obligatoire du masque« . 

Contacté par l’agence de presse, le porte-parole de l’Union française pour la Santé Bucco-Dentaire (UFSBD) dément fermement ces allégations : « C’est faux. Nous n’avons rien remarqué de tel en France. » Christophe Lequart fustige un texte complotiste, parti de vérités scientifiques, mais ensuite mélangées et arrangées.

En réalité, ces sites reprennent le billet d’un blog américain publié le 2 septembre dernier. Deux dentistes new-yorkais sont cités, Robert Raimondi et Marc Sclafani. L’un aurait constaté des problèmes bucco-dentaires chez des personnes qui n’en avaient jamais eu auparavant, l’autre s’inquiète de la respiration par la bouche. Cette dernière provoquerait une diminution de la salive qui combat les bactéries et nettoie les dents.

Des problèmes dentaires, mais pas à cause du masque

Si la salive a un rôle protecteur vis-à-vis des dents, Christophe Lequart l’affirme, « le masque ne va en aucun cas diminuer la quantité de salive fabriquée par l’organisme. » Il ajoute : « la seule incidence réelle, c’est une moins bonne hydratation de la bouche (…) qui peut effectivement entraîner cette sensation de mauvaise haleine qui est la même que l’on peut avoir le matin au réveil » et conseille donc de boire de l’eau régulièrement.

Selon l’UFSBD, notre hygiène bucco-dentaire aurait bien été affectée. Non pas par le port du masque, mais par le stress engendré par la crise sanitaire actuelle et le grignotage. Dans un communiqué publié le 20 mars 2020, l’organisation alertait sur les petites fringales, en augmentation pendant le confinement, synonyme de risques de caries. Le stress, quant à lui, « fait qu’on a eu un peu plus de douleurs au niveau des articulations de la mâchoire et de fractures sur certaines dents », selon Christophe Lequart.

La désinformation autour du coronavirus est régulière. Vendredi 2 octobre, Jean-Mathieu Pernin expliquait sur l’antenne de RTL que l’Inserm ne cherchait pas à infecter les volontaires aux essais cliniques pour un vaccin contre la Covid-19.


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