Offre de rapprochement Carrefour/Couche-Tard, chloroquine, Trump exclu des réseaux sociaux… Le « 8h30 franceinfo » de Bruno Retailleau


Bruno Retrailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat était l’invité du « 8h30 franceinfo », jeudi 14 janvier 2021. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat et sénateur de la Vendée, était l’invité du « 8h30 franceinfo », jeudi 14 janvier 2021. Offre de rapprochement Carrefour/Couche-Tard, chloroquine, Trump exclu des réseaux sociaux, réfugiés climatiques… Il répond aux questions de Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia.

Carrefour/Couche-Tard : « Si l’acquisition aboutit à une casse sociale, il faut refuser »

Le géant français de la distribution Carrefour a été sollicité par le groupe d’alimentation canadien Couche-Tard pour un « rapprochement ». « Si l’acquisition proposée par le [groupe] canadien aboutit à une casse sociale, il faut refuser« , réagit Bruno Retailleau, qui ne s’y oppose pas sur le principe.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire s’est dit opposé au rachat du groupe français, au nom de la « souveraineté alimentaire ». Le président des sénateurs Les Républicains appelle le ministre à être « cohérent » et à renoncer au traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada (Ceta), toujours sur le principe de la « souveraineté alimentaire », sinon il y a « deux poids, deux mesures », dénonce l’élu de Vendée.

Chloroquine : « Je ne le redirai pas aujourd’hui »

« La chloroquine, c’est une bouée qu’on jette à la mer. En mars, nous n’avions ni vaccin, ni traitement. Quand on a une molécule que l’on connaît, on doit tenter », se justifie Bruno Retailleau qui avait appelé à « élargir tout de suite la prescription« . Depuis, aucune étude n’a démontré l’efficacité de la chloroquine contre les formes graves du Covid-19. « Je ne le redirai pas aujourd’hui mais je pense qu’on avait raison d’essayer. Au pire, ça ne marche pas mais au moins, vous avez tenté », assume-t-il.

« Le pouvoir de censure » des GAFAM, « des puissances quasi étatiques »

Bruno Retailleau critique la décision de Twitter d’exclure le président des États-Unis Donald Trump du réseau social : « Attention parce que là, c’est un pouvoir de censure, (…) on est sur une question de démocratie. En démocratie, c’est l’État, c’est l’intérêt général. Là, on a des GAFAM, [les groupes américains Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft], de grandes entreprises privées qui sont des puissances quasi étatiques », explique-t-il.

Pour le président du groupe Les Républicains au Sénat, « c’est aux États de reprendre la main. C’est une question de souveraineté. Je pense qu’il y a un premier principe qu’il faut abandonner, c’est l’autorégulation » des GAFAM.

« La maîtrise de nos frontières » n’appartient pas « à des juges »

Le 18 décembre, la cour administrative d’appel de Bordeaux a pris en compte le critère climatique pour annuler l’obligation de quitter le territoire d’un réfugié bangladais qui souffrait d’une maladie respiratoire. Avec cette décision, « on ouvre la porte à des centaines de millions de personnes », critique Bruno Retailleau, « la maîtrise de nos frontières appartient au peuple et non pas à des juges« , argue-t-il.

“Si on admet ça dans nos normes internes en France, que tous ceux qui sont asthmatiques ou qui peuvent souffrir de la pollution dans le monde [ne sont pas expulsables], on ouvre la porte à des centaines de millions de personnes. », craint le sénateur LR.

Retrouvez l’intégralité du « 8h30 franceinfo » du jeudi 14 janvier 2021 :



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