« On ne divorce pas avec une passion » : Elkabbach prépare son retour à la télévision

Quatre-vingt-deux ans, et un amour de la télévision toujours vivace. Éloigné du petit écran depuis un an en raison d’un problème de santé qu’il ne souhaite pas évoquer, Jean-Pierre Elkabbach s’apprête à faire son grand retour, dimanche 27 septembre, avec une nouvelle émission hébergée par CNews et baptisée Repères. Habitué des formules-chocs et des discours sans concession, l’ancien patron de France Télévisions et d’Europe 1 s’est confié au Parisien. Pour lui, pas question de quitter ce milieu qu’il chérit tant : « On ne divorce pas avec une passion. »

Mais l’homme de radio et de télévision revient de loin. « Hospitalisé un mois et demi », il n’a « eu aucun autre intérêt que la survie » ces dernières semaines. Hors antenne depuis le 24 octobre 2019, comme le rappelle Le Parisien, Jean-Pierre Elkabbach explique que, « face à de tels événements, on relativise, on devient plus calme, peut-être un peu plus sage ».

Je hais les conformismes

Mais le journaliste n’a pas perdu de son mordant pour autant. « Je reste qui je suis. Je poserai les questions de bon sens que les gens auraient envie de poser, avec un engagement d’impartialité. Je hais les conformismes », confie-t-il au quotidien francilien. Pour sa nouvelle émission Repères, « il y aura un invité central, politique, historien, philosophe, artiste… pour nous aider à comprendre la société ». « Face aux mutations de la société et de la planète, on a besoin de repères », insiste-t-il, en expliquant que « l’esprit de [son] émission » consistera à se demander ce « que nous devons savoir du monde qui vient ». Pour ce faire, le journaliste aimerait inviter « des ministres Gérald Darmanin ou Éric Dupond-Moretti aux acteurs internationaux ». « Notre époque n’a pas besoin de perroquets, mais de prophètes et de bâtisseurs », estime-t-il.

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Quand Le Parisien l’interroge sur CNews, la chaîne sur laquelle il officiera, et les polémiques qu’elle a engendrées ces derniers mois, Jean-Pierre Elkabbach balaye : « Halte à la caricature ! » « La rédaction aborde tous les sujets avec toutes les tendances. CNews est désormais un leader potentiel des chaînes d’information en continu parce qu’elle est un miroir de la France actuelle, elle propose des débats avec des interlocuteurs qui se confrontent sans tabou », défend-il en adressant un message aux détracteurs de la chaîne : « Que les sceptiques aient le courage de venir, ils ont leur place ! »

L’ancien patron de média en profite pour critiquer ceux qui reprochent à la chaîne d’avoir engagé Éric Zemmour. « Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais un Éric Zemmour ne fait pas le fascisme en France », fait-il valoir, avant d’ajouter : « Si on déplore ses idées, si on le craint, la solution est de l’affronter. […] Éric Zemmour existe en affichant ses jugements et ses angoisses. Il faut dialoguer avec lui, et quand on n’est pas d’accord, lui expliquer qu’il se trompe. »



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