plusieurs élus réclament l’ouverture de plus de commerces de proximité

La fronde contre la fermeture des petits commerces non-alimentaires s’organise. Plusieurs élus et associations d’élus comme l’Association des maires de France (AMF) ont réclamé vendredi 30 octobre l’ouverture lors du confinement de davantage de commerces de proximité, « placés dans une situation de grave déséquilibre de concurrence » par rapport à la grande distribution.

« Le commerce de centre-ville déjà fragilisé par le premier confinement est animé par des entreprises de petite dimension qui n’ont pas la capacité de résister à une chute brutale et persistante de leur activité sans que soit mise en danger leur existence même », a souligné l’AMF dans un communiqué. Selon elle, « certains commerces comme les librairies ou les salons de coiffure pourraient relever des services de première nécessité »

Des maires de villes moyennes, comme Perpignan (Pyrénées-Orientales), ou plus petites comme Brive (Corrèze) ou Aubusson (Creuse), ont pris des arrêtés, autorisant l’ouverture de commerces non-alimentaires. Ils ont argué, comme le maire de Brive, Frédéric Soulier, d’une « rupture d’égalité entre petits commerces et grandes et moyennes surfaces ». Le maire socialiste d’Aubusson, Michel Moine, conteste, lui, « que la charge de la responsabilité de l’épidémie soit à ce point supportée par le commerce de proximité ».

Plusieurs préfectures ont demandé aux maires en question de retirer leurs arrêtés. A Chalon-sur-Saône, le maire Gilles Platret (LR) a autorisé « la réouverture de tous les commerces de vente au détail non alimentaires pour lutter plus efficacement contre la propagation du virus ». Un arrêté qualifié « d’illégal » par la préfecture.

Par ailleurs, le gouvernement a annoncé vendredi que les rayons livres et culture des grandes surfaces alimentaires et spécialisées seraient « momentanément fermés dès ce soir », par « souci d’équité entre grandes surfaces et les librairies indépendantes », qui ne sont pas autorisées à ouvrir.





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