Preview DiRT 5 – Gamekult


Officialisé durant l’Inside Xbox consacré aux éditeurs tiers en ce début de mois de mai, DiRT 5 reprend clairement à son compte les grandes orientations des Forza Horizon et autres The Crew en termes d’atmosphère et d’ambiance, pour l’adapter à la sauce rally : pas de monde ouvert certes, mais nous voilà à nouveau plongés dans une grande célébration fluo du sport mécanique, à base d’épreuves extrêmes et d’environnements paradisiaques. A l’heure où vous lisez ces lignes, le studio a énormément insisté sur le nouveau mode Carrière de son jeu, dont il a revu la structure et l’emballage, justement pour coller au ton très festif adopté par la série, mais aussi pour lui donner un peu plus de cohérence et de tenue. Au programme donc, 130 évènements répartis en neuf catégories d’épreuves off-road et cinq chapitres qu’on débloquera via différentes routes, pour peu qu’on obtienne le nombre de stamps requis à chaque fois. Le but étant évidemment de pouvoir contourner certains événements qui ne vous correspondent pas si nécessaire et de continuer à tracer votre route. Dans cet esprit, Codemasters a d’ores et déjà annoncé que le mode Carrière serait jouable jusqu’à quatre en local et en écran partagé (tout comme le mode Arcade bien sûr) : les joueurs supplémentaires aideront alors le joueur hôte dans sa quête de stamps, les objectifs secondaires ainsi que le meilleur classement lui étant attribués. Ceux qui possèdent le jeu récupéreront quant à eux de l’XP et des crédits une fois de retour dans leur propre partie.

La customisation visuelle des véhicules du jeu étant l’une des nouveautés majeures de DiRT 5, Codemasters a décidé de l’intégrer dans le mode Carrière, notamment par la présence de sponsors. Au nombre d’une vingtaine, ils vous proposeront de porter leurs couleurs, avec une livrée spécifique et des autocollants à leur effigie, mais vous fixeront surtout des objectifs sur le court ou le long terme, avec à la clé des récompenses uniques pour chacun d’eux (qu’il s’agisse de possibilités de personnalisation ou de bonus de crédits conséquents). Le tout avec une emphase sur la loyauté pour tirer le maximum de ces partenariats et vous offrir de meilleurs bolides. Côté narration, ce mode solo devrait être notamment rythmé par le DiRT Podcast, animé par des membres de la chaîne YouTube Donut Media, mais aussi par la présence des inénarrables Nolan North et Troy Baker. Les deux acteurs stars incarneront respectivement Bruno Durand, “vétéran ultra-compétiteur, froid et calculateur”, et Alex Janicek, pilote ultra-populaire du monde de DiRT qui choisira de vous prendre sous son aile.

Voir et conduire

DiRT 5 s’articule donc autour de différents types d’épreuves, pour dix catégories de véhicules, la plupart pouvant concourir dans plusieurs disciplines où les concurrents sont à chaque fois sur la même ligne de départ. Même façon de procéder du côté des circuits, chacun des dix sites répartis de par le monde pouvant héberger jusqu’à six variables de tracés. Nous avons pu en essayer une poignée via une démo fournie par Codemasters, qui nous a emmenés en Norvège, au Brésil, en Chine et en Arizona. Au programme, de l’Ultra Cross (version boostée aux hormones du Rally Cross), du Land Rush (avec sa piste de boue), du Stamped (qui se différencie du Land Rush notamment par son relief et le côté très accidenté du circuit) et du Sprint sur un ovale de terre dans l’Arizona. Même type d’échantillon pour les véhicules proposés, avec notamment quelques voitures de rallye des années 90 (Subaru Impreza, Ford Escort, Mitsubishi Lancer), deux 4×4 équipés pour le rallycross (Touareg Race 3, Laffite Gtech X-Road), plusieurs buggies et un véhicule de sprint asymétrique conçu pour les boucles.

Une variété qui s’est ressentie manette en main avec des comportements vraiment différenciés d’un type de véhicule à l’autre, même si au sein d’une même catégorie, ce feeling avait tendance à s’estomper pour laisser surtout parler les écarts de puissance plutôt que, par exemple, le type de transmission. Il est important de souligner que DiRT 5 jouera de toute façon dans une autre cour que celle où s’illustre DiRT Rally. Ici, pas de freinage au millimètre ni d’accélération mesurée. Le mot d’ordre est clairement la détente, même en désactivant les aides au pilotage. On joue des coudes, on roule pour l’essentiel pied au plancher, en plaçant un petit coup de frein à l’efficacité surréaliste de temps à autre, et on s’appuie sur les glissières qui nous renvoient gentiment sur notre trajectoire au moindre écart. Est-ce désagréable pour autant ? Absolument pas, mais c’est une autre école. De ce qu’on a pu en voir, la subtilité de ce DiRT 5 se trouve davantage dans la gestion des surfaces (dont l‘impact est capital) et des survirages, et donc dans le moment de la reprise de l’accélération. Sans surprise, il s’agit davantage de comprendre comment ne pas avoir à freiner que de savoir quand le faire.

En résulte pour le moment un sentiment assez grisant et un gameplay sans prise de tête, qui permet de profiter de certaines des composantes du rallye – les dérapages, les terrains accidentés – sans pour autant avoir à s’en imposer l’exigence. Idéal pour profiter de la vue, Codemasters ayant mis davantage de moyens dans la réalisation et dans le design de ses environnements, plus colorés, plus détaillés, plus variés aussi avec un accent notable sur les particules (de neige, de terre, de boue) et les éclairages. Avec DiRT 5, le studio britannique inaugure en effet un système de météo dynamique qui fait que les différents tracés seront proposés en différentes versions atmosphériques. Coucher de soleil puis aurore boréale au-dessus d’un petit village de pêche en Norvège, après-midi ensoleillée qui vire à la mousson dans les terres chinoises, orage violent au-dessus des hauteurs brésiliennes : les développeurs ont voulu décliner leurs circuits en plusieurs saveurs, tout en offrant des conditions de course évolutives. Reste toutefois à les rendre toutes praticables pour le joueur, conduire de nuit sous la neige et dans le noir se révélant pour le moment particulièrement compliqué. Même réserve du côté des intelligences artificielles, beaucoup trop permissives ou carrément timbrées selon le circuit, et qui confirment les propos de Codemasters concernant un futur et nécessaire équilibrage.

Pour finir, sachez que l’équipe de développement prévoit déjà d’étoffer le contenu de son jeu via des mises à jour gratuites – on parle ici de tracés supplémentaires et de features, mais pas forcément de nouveaux environnements, la question étant encore en suspens. Une Amplified Edition de DiRT 5 sera ainsi proposée après le lancement pour prendre en compte ces différentes améliorations. Autre précision de taille : le jeu pourra être pratiqué au volant dès son premier jour de commercialisation et une fonctionnalité VR est à l’étude (DiRT Rally en avait notamment bénéficié). Codemasters a également tenu à ajouter qu’en termes de contenu pur, les éditions PS4/Xbox One et PS5/Xbox Series X seraient identiques. De plus amples informations devraient arriver d’ici la sortie bien entendu, avec de nouvelles révélations chaque mois (notamment concernant le multi en ligne en septembre).



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