Second tour des municipales : tour d’horizon des grandes villes bretonnes – Bretagne






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Maintien ou alliance ? En vue du second tour des municipales, les tractations vont bon train en cette veille du dépôt des candidatures, fixé à ce mardi 2 juin. Tour d’horizon des grandes villes et de points chauds parmi les 158 communes bretonnes où un second tour aura lieu, le 28 juin.

1 Rennes : alliance Appéré-Theurier

Dans la capitale bretonne, ils sont quatre à pouvoir rester en lice le 28 juin : la maire socialiste sortante Nathalie Appéré (32,78 % des voix au premier tour), l’écologiste Matthieu Theurier (25,73 %), la Marcheuse Carole Gandon (14,29 %) et le Divers droite Charles Compagnon (12,21 %). Au soir du premier tour, des discussions avaient été entamées entre la liste de Nathalie Appéré et celle de Mathieu Theurier. Et ce samedi, ils ont décidé de faire cause commune et de se rallier au sein d’une seule et unique liste. Une liste Appéré-Theurier qui part donc largement favorite pour ce second tour.

2 Brest : trois ou quatre listes ?

Ayant obtenu plus de 10 % des voix au premier tour, quatre des dix candidats ont le droit de se maintenir. Le 15 mars, le maire sortant, François Cuillandre et sa liste d’union de la gauche avaient viré en tête (26,54 %), devant la candidate de droite Bernadette Malgorn (18,87 %), l’écologiste Ronan Pichon (15,74 %) et le marcheur Marc Coatanéa (12,60 %). Seul Ronan Pichon hésite encore à redéposer une liste pour ce second tour. « Je reste ouvert à la discussion avec la liste de Ronan Pichon, sur des bases raisonnables », glisse François Cuillandre, qui demeure favori pour cette élection.

3 Quimper : une alliance pour sauver Jolivet ?

À Quimper, le maire sortant Ludovic Jolivet n’était pas en ballotage favorable, au soir du premier tour. Avec 30,23 % des voix, l’ex-LR ayant rejoint Agir, l’association des Macron compatibles, n’était arrivé qu’en deuxième position, derrière Isabelle Assih (32,06 %), candidate de la gauche plurielle, et devant la députée LREM, Annaïg Le Meur (13,75 %). Depuis vendredi, des tractations sont en cours entre Ludovic Jolivet et Annaïg Le Meur. Une alliance entre les deux candidats pourrait alors empêcher Isabelle Assih de succéder à Ludovic Jolivet.

(Photo François Destoc)

4 Saint-Brieuc : Un accord Rouxel-Poilbout

Au soir du premier tour, la gauche briochine affichait à nouveau un large sourire avec la première place obtenue par Hervé Guihard (31,80 % des voix). Il devançait nettement Richard Rouxel (21,27 %), candidat soutenu par le MoDem et adoubé par Bruno Joncour, l’ancien maire. Le centriste Corentin Poilbout, tête de liste aux côtés de Marie-Claire Diouron, actuelle maire et ex-première adjointe de Joncour, s’était retrouvé en troisième position, avec 19,76 % des suffrages. Malgré les tensions apparues à l’automne, une liste commune, menée par Richard Rouxel, devrait être dévoilée mardi 2 juin.

5 Lorient : une quadrangulaire très ouverte…

Sauf rebondissement de dernière minute, l’élection municipale lorientaise se jouera à quatre. Le projet de fusion des listes menées par Damien Girard et Bruno Blanchard, l’une des clés de ce scrutin, ne se fera pas. Les quatre candidats qualifiés au soir du premier tour des élections municipales – dans un mouchoir de poche (Damien Girard/EELV, PS, UDB, PCF, Lorient en transition, 22,99 %; Fabrice Loher/Droite, 20,83 %; Bruno Blanchard (DVG/18,45 %); Laurent Tonnerre (LREM/17,80 %) et avec un taux d’abstention record (66,15 %) – se préparent donc à une quadrangulaire au deuxième tour. Cela fait surtout les affaires de Fabrice Loher (20,83 %), arrivé juste derrière Damien Girard, qui redoutait le jeu des alliances à gauche. Laurent Tonnerre (17,80 %) déclarait lui, la semaine dernière, qu’il n’excluait rien. Mais si alliance il y a, elle devra se faire dans un temps record, avant mardi 2 juin, date limite de dépôt des listes..

PHOTO FRANCOIS DESTOC / LE TELEGRAMME QUIMPERLE (29) : élections municipales écharpe tricolore urne bulletin de vote maire
(Photo François Destoc)

6 Morlaix : bascule à gauche ?

La Cité du viaduc pourrait basculer à gauche après deux mandats à droite. Qualifiées au premier tour, trois listes peuvent se maintenir au second. Arrivé en tête avec sa liste d’union de la gauche, Jean-Paul Vermot avait obtenu 36,9 % des suffrages contre 35,96 % pour la maire sortante Agnès Le Brun, chef de file divers droite. Avec 19,64 % des voix, Didier Allain (divers gauche) décrochait la troisième place, devant Jean-Philippe Bapcères (LREM), qui avait obtenu 7,5 % des suffrages. Une alliance Vermot – Allain n’est visiblement pas d’actualité, le protocole d’accord proposé par le second ayant été rejeté. Deux options sont possibles pour Didier Allain : le maintien de sa liste ou le retrait pur et simple. Dans le cas d’une triangulaire, le scrutin s’annonce des plus serrés. Mais si l’union Vermot-Allain est scellée, Agnès Le Brun a du souci à se faire.

7 Auray : plus que quatre listes en course

Sur les six listes en lice au premier tour, cinq pouvaient se maintenir mais il n’en restera que quatre. Retour en arrière : le 15 mars, c’est la liste citoyenne de gauche de Claire Masson, qui a réalisé le meilleur score avec 33,06 % des suffrages. Elle se hissait en tête devant Jean Dumoulin (20,20 %), l’ancien maire éjecté par ses colistiers il y a deux ans ; Benoît Guyot (15,56 %), tête de la liste de rassemblement d’anciens élus de droite et de gauche ; le maire sortant Joseph Rochelle (12,11 %) ; le marcheur Jean-Michel Lassalle (10,28 %). Finalement, les listes de Joseph Rochelle et de Jean-Michel Lassalle ont fusionné et intégré celle de Ronan Allain (8,79 %). Malgré cette alliance à trois, Claire Masson demeure favorite, d’autant qu’elle bénéficie du soutien de l’ancien maire, Michel Le Scouarnec, figure emblématique de la gauche alréenne.





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