sur le front de l’épidémie de coronavirus en Guyane


Dans le Centre délocalisé de prévention et de soins du Grand Santi (Guyane), plus de 80 cas de Covid-19 ont été confirmés depuis le début de l’épidémie. La tendance a connu une accélération à partir de juin. « Voilà mon nouveau chez moi pendant 15 jours. En métropole, beaucoup de personnes se sont déplacées pour aider alors je ne vois pas pourquoi on irait pas aider un peu plus loin », argue l’une des 3 infirmières arrivées en renfort ce jour-là. La commune, où plusieurs clusters ont été repérés, s’étale sur 80 kilomètres avec plus de 200 villages disséminés le long du fleuve Maroni.

La Guyane est le plus vaste département français, avec presque la superficie du Portugal. « Nous n’attaquons pas l’épidémie ici comme on l’attaque dans l’Hexagone. La Guyane, c’est presque plusieurs pays. On a un littoral urbanisé et une immense partie qui n’est pas accessible par la route », explique Clara de Bort, la directrice de l’Agence régionale de santé de Guyane. Certains quartiers pauvres souffrent plus du coronavirus que d’autres. Rester confiné n’a par exemple rien de naturel dans les bidonvilles de Cayenne, où la promiscuité est la règle. Respecter les gestes barrière y est un défi quotidien.

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