Trois questions sur le don de moelle osseuse


  • A quoi sert un don de moelle osseuse ?

Le don de moelle osseuse permet de traiter 80% des maladies graves du sang, comme les leucémies et les lymphomes, les aplasies. La greffe est souvent le dernier espoir de guérison pour ceux qui souffrent de ces maladies. 

Chaque année, environ 2.000 greffes sont réalisées en France, dont la moitié sont intrafamiliales. Mais la probabilité de trouver un donneur  compatible en dehors de sa famille est estimée à une sur un million, d’où l’intérêt d’un registre de donneurs. 

  • Qui peut donner sa moelle osseuse ?

Toutes les personnes en bonne santé, et âgées d’au moins 18 ans et de moins de 51 ans au moment de l’inscription, peuvent donner. Le don est possible jusqu’à 60 ans. Il faut accepter de répondre à un questionnaire médical. Pour s’inscrire, il suffit de se rendre sur ce site. Une fois votre inscription validée, il suffira d’attendre qu’un malade compatible avec votre profil génétique ait besoin de vous.  

Bon à savoir : il y a un fort besoin de dons en provenance des hommes (seulement 35% des donneurs sont de sexe masculin), et des personnes d’origine africaine, arabe, asiatique,.. car de nombreux dons viennent de gens d’origine caucasienne. Les jeunes sont également recherchés car plus on est jeune, plus les cellules de la moelle osseuse sont nombreuses et actives.

Il existe deux techniques pour prélever la moelle osseuse et le choix est effectué par le médecin greffeur, en fonction du donneur. Dans 3 cas sur 4, on utilise une technique peu invasive, appelée cytaphérèse. Il s’agit de la même méthode que pour le don de plaquettes : le sang est pompé dans une veine dans le bras du donneur (la piqûre provoque une légère douleur). Le sang est ensuite filtré dans un appareil, appelé un séparateur de cellules.

L’appareil récupère les cellules souches, puis le reste du sang est restitué au donneur par une autre veine. Le procédé dure trois à quatre heures. Au préalable, le donneur reçoit durant quelques jours un médicament identique à la substance produite par le corps, pour stimuler la production des cellules souches. Des symptômes de type syndrome grippal peuvent survenir chez certains donneurs.

La seconde technique consiste en une ponction dans les os du bassin. Cette intervention se fait sous anesthésie générale, dure en moyenne une heure et nécessite 48 heures d’hospitalisation. Elle peut provoquer des douleurs, similaires à celles d’un gros bleu ; elles  seront soulagées par des antalgiques. 

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