VIDEO. Face aux mutilations de chevaux, des éleveurs s’organisent

Plus de 150 enquêtes, mais aucune piste privilégiée. Les investigations sur la vague d’agressions contre des chevaux à travers la France piétinent, et l’inquiétude grandit parmi les éleveurs. C’est le cas d’Eric Abrassart, responsable d’une école d’attelage dans le centre de la Bretagne, qui a retrouvé l’une de ses juments morte le 2 septembre dernier. L’animal présentait des mutilations à l’oreille et au niveau des parties génitales.

« On s’est dit qu’on n’était pas à l’abri, même dans un coin paumé de Bretagne », déplore-t-il, encore choqué par sa découverte. Comme bien d’autres éleveurs, Eric Abrassart a tout de suite appelé la gendarmerie, qui a procédé à une analyse des blessures pour déterminer si oui ou non, ces dernières avaient été causées par une main humaine. L’enquête sur cette affaire suit toujours son cours.

En Basse-Normandie, un éleveur organise depuis les réseaux sociaux des rondes avec les propriétaires de chevaux. « La riposte, c’est de s’organiser en petits groupes », explique à franceinfo celui qui se fait appeler « Luc le résilient ». Ce passionné préfère rester anonyme, pour éviter les représailles contre ses chevaux. Son initiative pourrait bientôt permettre de « couvrir tout le territoire de Basse-Normandie« , se félicite-t-il.

Dans le groupe Facebook qu’il administre, Luc doit gérer virtuellement des angoisses d’éleveurs qui sont, elles, bien réelles. « Au début, il y avait beaucoup de défiance envers les autorités, certains voulaient se faire justice eux-mêmes, sortir les fusils, se souvient-il. Moi, je bloque ça systématiquement ». Pour espérer mettre un terme à ces atrocités, l’éleveur appelle à la coopération avec les gendarmes. « Individuellement, on n’ira pas loin, c’est juste impossible », prévient-il.



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